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MOULIN.

MOULIN.

moins, de manière que celui qui est à l'extrémité nefait plus qu’un angle de 42° à 6°, selon que l’arbre estplus ou moins incliné à l’horizon. Les bouts de lattes,de part et d’autre des bras, sont maintenus par deuxautres pièces do bois ; tout cet ensemble constitue uneaile A du moulin. Par dessus, on étend la toile ou voiledestinée à recevoir l’action du vent. Les voiles de cesmoulins, par suite de la disposition des lattes, et quel-quefois d’une légère courbure dans les bras, présententune certaine ooncavité au vent qui augmente leur effetutile. Dans tous les cas, on doit toujours, lors du tra-vail, mettre le moulin au vent, c’est-à-dire de telle sorteque le plan des ailes A, A, soit à peu près perpendiculaireà la direction du vent, ou que l’arbre B soit orientésuivant cette direction.

La charpente de la plupart des moulins à vent est enbois, et est établie au sommet d’un cône F (fig. 4947)en maçonnerie, qui porte une colonne centrale E, surlaquelle on fait pivoter le moulin pour le mettre auvent. A cet effet, des piquets sont plantés circulaire-ment en terre, à quelque distance de la maçonnerie co-nique; on attache à l’un de ces piquets un cabestanportatif à bras, dont on fixe la cordc à l’extrémité dulong levier G, et en agissant sur le cabestan on amènele moulin dans la position voulue. H est l’échelle demeunier qui sert pour monter dans le moulin.

Dans les moulins à vent d’une construction soignée,le corps du moulin est fixe et forme une tour en maçon-nerie, surmontée de rails en fer graissés, ou même gar-nis de galets, sur lesquels tourne la toiture en entraî-nant avec elle l'arbre et les ailes.

La fig. 4948 donne une vue du mécanisme intérieurd’un moulin à vent. R, est la meule gisante ; O, lameule courante fixée au gros fer K, qui repose sur unecrapandine placée au centre de la meule gisante ; le grosfer forme l’axe d’une lanterne H, qui engrène avec laroue à dents de côté D, montée sur l’arbre des ailes B.Lorsqu’on fait tourner la toiture seule pourmettre le mou-lin au vent, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de la figure,cette rouo D, entraînée par le mouvement général, necesse pas d’engréner avec lu lanterne H. Au lieu d’unepaire de grandes meules «le 2" à 2 m ,80 de diamètre, onpréfère ordinairement employer deux à trois paires depetites meules de 4“,20 de diamètre, parce que, quandle vent est faible, on ne fait tourner qu'une de cesmeules; dans ce cas, l’axe de la lanterne H communi-que le mouvement aux gros fers des meules par lemoyen d’un engrenage facile à imaginer.

X Y, est un plancher qui sépare le moulin en deuxchambres, lesquelles communiquent entre elles par l’é-chelle qr.

' Le blé est versé dans une trémie S, d’où il s’écouledans une anche pivotante S c, portant à son extrémitéune cheville sur laquelle est passée une corde cd, quisert à la secouer et à faire tomber le blé plus ou moinsvite, selon la force du vent. De l’anche, le blé tombe dansun entonnoir placé au-dessus de l'œillard de la meule cou-rante, passe entre les meules et descend à l’étage infé-rieur, par le conduit a b, dans le coffre c, où est le blutoir.

On fait varier l’écartement des meules au moyend’un mécanisme assez simple. L’extrémité du gros ferporte sur une barre cylindrique qui traverse la meulegisante, et vient poser sur un levier qui repose par sonextrémité sur le levier oP, lié à deux autres leviers fg,ht, dont les points de rotation sont en fet m, et dont lodernier est attaché, en t, à une corde i Inp , qui passeBur deux poulies de renvoi / et n et supporte un contre-poids p. En limitant le levier hi, dans la course ascen-dante de son extrémité », on règle l’écartement minimumdes meules.

Quand on veut arrêter le moulin, il suffit de serrer,au moyen du levier t f un frein qui commande la rouede champ D.

Avec un vent dont la vitesse est de 5*,8 par se-conde, et un moulin des dimensions que nous avonsdonnées, les ailes font de onze à douze tours par mi-nute, et l’on moud 400 à 450 kilogrammes de blé parheure.

On emploie souvent les moulins à vent pour éleverleau, surtout pour les besoins de l’agriculture, pour lesirrigations. Dans ce cas ce n’est pas le moulin hollan

dais, qui ne peut fonctionner que trois à quatre moisau plus par an qu’il convient d’employer, mais bien l’in-génieux moulin inventé par M. Amédée Durand, et quipeut marcher les trois quarts de l'aunée avec une. vitesseà peu près constante, quelle que soit la force du vent.Ce moulin, qui se trouve décrit avec détails et figuresdans le Bulletin de la Société d'Encouragement pour 4 830,page 453, est à ailes verticales; son arbre horizontalporte une manivelle, qui donne le va-et-vient au pistond’uue pompe ; la tige de ce piston descend dans l'axed’uu tuyau de fonte, qui peut tourner sur «les colletsquand le vent vient a changer ; car alors les ailes ser-vent de girouette pour faire pirouetter le moulin, quide lui-même vient se mettre au vent ; les ailes prennentle vent par derrière. Il ne faut pas de bâtiment pourporter cet appareil ; un simple mât dressé près du puits,et soutenu par des haubans, porte au sommet tout cetéquipage, et pourtant tout est construit avec une soli-dité à l’épreuve des bourrasques.

Au lieu de voilures, les quatre ailes sont en tôlepleine; mais chacune peut tourner sur la vergue enfonte qui la traverse et partage sa surface aux z/5* desa largeur. Un ressort à boudin la retient contre l'ac •tion du vent, qui tend à la faire tourner sur sa vergueen vertu des forces inégales exercées sur les deux par-