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MOULURES.

MOUTON.

ties de sa surface, dont l’une excède l’autre de 4/5 e »cette action du vent est transmise h l’aile du moulinselon la loi voulue par son degré d’obliquité.

Quand le vent acquiert de l’impétuosité, la rotationdes ailes s’accélère ; mais un poids placé au bout del'aile, participant au mouvement, agit par sa forcecentrifuge, et contraint Tuile à s'obliquer sur sa vergue,de manière à ne présenter au vent que très peu de sur-face, et même sa tranche dans les bourrasques : ainsi cemoulin modère de lui-même sa course. Un frein qu’onmanœuvre du sol sert à l’arrêter tout à fait quand onle juge nécessaire.

Enfin, il y a un compteur qui, tous les cent tours, verseune goutte d’huile sur les points de friction. Aiusi, cetingénieux appareil semble un être organisé pour accom-plir ses fonctions et se sufhre à lui-même, soit pour sediriger au vent, soit pour modérer son mouvement,soit pour entretenir les pièces en état. H. mangon.

MOULINAGE DE LA SOIE ; Voyez soie.

MOULURES en feuilles métalliques. Une ma-chine due à M. Roberts de Manchester sert à façonneren moulures rectilignes ou curvilignes de longues etétroites bandes de feuilles métalliques. Elle nous paraitoffrir assez d’intérêt pour qu’on nous sache gré d’endonner ici la figure et la description. Elle se composeessentiellement ( fig. ^ ) de doux arbres B, B* sur lesquels

tails. Ce sont ces molettes qui donnent aux feuillesmétalliques les formes voulues par une action de la-\minage.

L’un des arbres est supporté directement par lebâti de la machine et repose sur des coussinets fixes.L’autre est porté par un châssis muni de contre-poids qui tournent autour de Taxe de la roue dentéequi conduit cet arbre. De sorte que l’on peut faire va-rier à volonté l’écartement des arbres sans que lesdents des roues d’engrenage cessent d’engrener àfond les unes avec les autres. Pour éyiter la flexion etl’écartement des arbres pendant le travail, ils sontréunis à leur extrémité libre par une bride garniede coussinets et à vis que Ton écarte ou que Ton rap-proche selon le besoin.

La mollette inférieure E est d’une seule pièce, maisla mollette supérieure est formée par la réuniond’un plus ou moins grand nombre de disques métal-liques dont l’ensemble, lorsque leurs faces planes sontamenées an contact, présente le profil voulu.

Le rapprochement des disques qui composent lamolette s’obtient au moyen d’une vis logée dans l’in-térieur même de l’arbre B* et qui presse sur les dis-ques. On tourne cette vis successivement, à chaquepassage de la feuille entre les molettes, de manière àobtenir leur rapprochement complet au moment dudernier passage.

L’emploi des molettes formées deplusieurs disques offre l’avantage depouvoir modifier lentement et suc-cessivement les formes du métal ,pour l’amener enfin a son profil dé-finitif, et d’éviter ainsi complète-ment les déchirures qui se produi-raient inévitablement sans cette pré-caution.

Un troisième rouleau H (fig. 2),que Ton peut éloigner ou rappro-cher à volonté, sert à donner auxmoulures sortant des molettes le degréde courbure qu’elles doivent avoir.

Les fig. 3, 4 et o représentent àune plus grande échelle des molet-tes destinées à la fabrication de mou-lures de différentes formes. Les deuxpremières donnent les anneaux encuivre jaune qui ornent ordinaire-ment les dômes et les cheminées desmachines locomotives.

MOUTARDE. Plante dont la graine, broyée avec du vinaigre, le plussouvent aromatisé, forme un condi-ment semi fluide très employé sur nostables et dans nos cuisines, commeassaisonnement.

La graine de moutarde ordinaire,et surtout celle de moutarde blanche,sont très employées en médecine.

MOUTON, races françaises;choix ; amelioration. La luineest par excellence la matière pre-mière de l’industrie des tissus. EUese prête admirablement à tous lescaprices de notre imagination : ellese carde ou se peigne, se file, setisse, se feutre, peut prendre toutesles formes et devient, selon notre gré,une étoffe lisse et brillante ou undrap souple et moelleux. Peu decorps se combinent aussi facilementavec les matières colorantes, et con-servent aussi longtemps les nuances brillantes qu’acréées l’art du teinturier.

sont montées les espèces de molettes qui doivent for-mer la moulure, et dont on parlera plus loin avec dé-

31 = 5