MOUTON.
MOUTON.
de laine que les béliers, les moutons et les brebis infé-comlécs, mais elles la donuent plus iaible; celle qui aété produitê pendant l'allaitement et au moment dupart, surtout si cette opération a été pénible, est tou-jours moins résistante.
On appelle à deux bouts, la laine faible dans sonmilieu. Elie est de qualité inférieure, les outils larompent pendant la préparation.
Toutes les causes qui rendent la laine roide : le dé-faut d’aérage, le manque de litière, le repos sur laterre, diminuent sa force, mais le grand air, la liberté,les bons pâturages l’augmentent.
La force de lu laine sc trouve jusqu'à un certainpoint en rapport avec sa grosseur ; car ces circonstancesque nous venons d’indiquer, et qui augmentent la té-nacité de la laine, la rendent grosse, ferme et mêmedure.
Hatons-nous d’ajouter cependant, qu’il ne faudraitpas juger de la force de la laine par la grosseur dubrin, car on trouve souvent des troupeaux fins, dontla laine est plus forte que celle des animaux communsde la meme contrée.
L'extensibilité et Yélustivité sont les deux propriétésqui contribuent le plus peut-être à caractériser la laineet à faire reconnaître celle qui est de belle qualité. Lalaine lisse, droite, en mèches pointues des mauvaismoutons, peut s’étendre à peine; celle des mérinoss’allonge considérablement quand on l’étire et revientensuite complètement sur elle-même.
Ces deux qualités de la laine dépendent de beaucoupde circonstances, principalement des ondulations, dela direction des angles des zigzags que forment lesbrins. Si ces zigzags sont nombreux et petits, le brins’allonge beaucoup, et revient fortement sur lui-mêmequand la force de tension a cessé.
Une laine extensible et élastique forme des étoffessouples, agréables et de longue durée.
C’est à leur élasticité que les laines doivent de pou-voir se feutrer, de former des draps qui sous l’actiondu foulon deviennent moelleux et épais.
On recherche la longueur dans la laine parce qu’ellerend ce produit susceptible de remplir certains usagesparticuliers et parce qu’elle augmente le poids destoisons. La laine frisée, ondulée paraît courte; il fautl’éteudre pour connaître sa longueur réelle, supérieureà sa longueur apparente.
Pendant longtemps fes laines longues de sept à huitcentimètres au moins pouvaient seules être peignéeset servir à la confection des étoffes rases ; elles avaientà cause de cela plus de valeur.
Mais nous avons vu que de nos jours les procédésde peignage ont été considérablement perfectionnéset qu’on peut peigner presque toutes les laines, mêmeles plus courtes.
J1 est à désirer que tous les brins de laine présententla même longueur. Quand cette condition existe, lesmèche6 au lieu d’être pointues sont comme tronquées :elles sont carrées et les toisons fermées : c’est, avons-nous dit, un grand avantage.
Soumises à l’action du peigne, ces laines donnentbeaucoup de cœur et peu de blouse : celle-ci est pro-duite par les brins naturellement courts et par ceuxqui se brisent sous llaction du peigne.
Demandons pour dernière condition, que la lainesoit autant que possible uniforme sur les diverses par-ties du corps.
Les couuaisseurs distinguent sur chaque animal trois,quatre, cinq, six qualités de laine. Lu plus belle estsur l’épaule, la plus mauvaise sur la queue et les cuisses.Les différences entre ces qualités varient beaucoup;elles sont moins sensibles dans les très bonnes bêtes etdans les très mauvaises.
C’est surtout dans l’intérêt du cultivateur qu’il est
à désirer que les laines soieut uniformes; car les mar-chands, les manufacturiers, achètent en se guidant surla mauvaise ou la médiocre qualité. Ils font ensuiteopérer le triage à leur profit.
Dans les troupeaux d’uuc même race, il y a moinsde différence que dans ceux qui sont formes de bêtesappartenant à divers types.
Ainsi dans les troupeaux des Arabes où nous trou-vons à la fois des moutons qui pourraient presque êtreclassés dans nos cjnq sections, les toisons sont quel-quefois formées de laines fort différentes. Les trou-peaux neufs de l’Australie n’offrent pas le laiuage dis-parate que nous remarquons eu Afrique .
Dans le mouton sauvage, au lieu de laine, noustrouvons un poil gros, lisse, roide, mêlé à une trèspetite quantité de duvet ou tlu laine. Parmi les mou-tons domestiques, nous avons des races qui ressem-blent à leurs congénères sauvages, par la nature deleur pelage et d’autres où le poil grossier a complète-ment disparu. Dans la plus grande partie des racesoepcndant,nous trouvons les deux natures de poil, maisla laine est en grande prédominance.
Même une petite quantité de poil déprécie les toi-sons. Quand il en existe peu, c’est à la queue, sur lescuisses, les fesses, sur les grands plis de la peau, àl’encolure.
Relativement au mélange de la laine et du jarre,nous pouvons faire la même observation que pour la di-versité des laines. Il y a eu Afrique et dans nos mon-tagnes des moutons qui, avec une laine passable, ontune très graude quantité de jarre. Le défaut de soinsdans les appareillemeuts explique ce mélange qui dé-précie complétemeut les toisons.
AVANTAGES DES BETES OVINES A LAINE FINE.
Pour produire de bonnes étoffes, les brins de lainedoivent être tins, doux, souples, extensibles, tenaceset élastiques.
Mais de toutes les qualités, la finesse est la plusprécieuse. D’abord elle suppose presque toutes les au-tres et eusuite elle est une des conditions sans lesquellesles étoffes sont d’un mauvais usage.
Douce et fine, la laine se file bien. Tissée et sou-mise au foulon, elle se feutre et forme des étoffes ser-rées, moelleuses, peu perméables, sans cesser d’êtrosouples. Ces étoffes sont les plus propres à préserverdu froid et de l’humidité.
Notons surtout, c’est moins connu, qu’elles durentplus longtemps que les étoffes fabriquées avec deslaines grossières. Plus les mailles, les fils d’une cordesont tins et nombreux, plus la corde, pour un diamètredonné est résistante. De même les fils de iaiue sontd’autant plus résistauts qu’ils sont formés de brinsplus fins et partant plus nombreux et mieux appliqués.
L’extensibilité, la souplesse, l’élasticité des lainesdonnent encore aux étoffes de très précieuses qua-lités. Un tissu fai» avec une laine souple et élastique,transformé en habit, s’étend pour suivre les mouvementsdu corps, est souple, toujours bien appliqué, mais sanscesser de résister aux efforts qui le tirailient et revientsur lui-même aussitôt que le tiraillement a cessé. Avecune pareille étoffe, un habillement ne se déforme quelorsqu’il est usé.
Nos cultivateurs tiennent peu a avoir des étoffes,belles, lustrées, douces au toucher, ils u’ajoutentmême qu’une importance médiocre à ce qu’elles le*préservent bien du froid et de la pluie. Ils considèrent,mal à propos, la finesse, le moelleux comme des qua-lités de luxe qu'il faut acheter aux dépens d’une qua-lité plus réelle, de la résistance à l’usure.
S’ils étaient convaincus que leurs bas et leurs vête-ments confectionnés en laine fine feraient plus d’usage,qu’en rendant leurs moutons plus tins, ils pourraient