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MOUTON.

MUSIQUE.

à sol pauvre et produirait une race de boucherie, pré-coce et sobre, de facile entretien et graisseuse.

Les Anglais ont formé la race southdown sur descollines calcaires, c’est vrai, mais avec le secours desriches plaines environnantes et en portant l'alimenta-tion de» animaux au delà de ce qui leur est nécessaire.

Mais en voyant les formes du bélier soutlidown, ensachant qu’il parvient assez jeune au poids de 70, 80kilogrammes, nous n'avons pas besoin que les Anglais nous disent que la race s’est formée sous l’influenced’une riche alimentation et qu’elle ne peut être con-servée qu’avec cette condition.

Nous ne connaissons que deux types de moutons ca-pables d’améliorer les races indigènes : le type de bou-cherie, le bélier dishley pour les formes et la préco-cité ; et le type à belle laine, le mérinos pour améliorerles toisons.

Et quand, nous demandera-t-on, l’on veut amélio-rer pour la boucherie une race qui, en raison de sataille peu élevée, de la pauvreté des pâturages où ellevit, ne comporte pas le bélier dishley? Dans ce cas ilfaut prendre le produit d’un de ses croisements avecune race française; prendre le métis dishley-mérinoset on aura l’avantage d’améliorer la laine en mêmetemps que les formes. Autant que cela est possible, onpeut arriver ainsi à réunir la précocité des races deboucherie à la sobriété des races françaises, car onpeut produire tous les degrés de métissage et avoirtoutes les nuances de précocité désirables. En rédui-sant ainsi à la mesure nécessaire les qualités du typedishley, on peut lui communiquer les qualités de lai-nage qui lui manquent et le rendre supérieur à unautre point de vue au bélier southdown.

Le cultivateur qui possède un troupeau indigènepeut avoir avantage à créer lui-même le métis dont ila besoin. A cet effet, il donne le bélier dishley à quel-ques brebis de choix ayant du sang mérinos; il ob-tiendra d’abord des demi-sang, mais qui seront tropexigeants pour le pays et auront d’ailleurs la lainetrop grosse; il corrigera les métisses par un mâle dela race maternelle.

On obtiendra ainsi, autant que cela est possible,mieux qu’avec un bélier anglais , fût-ce le southdown,des produits sobres, avec plus de précocité et la lainemeilleure.

Il y a eu déjà dans le Berry et le Nivernais de nom-breux essais de croisements anglais . Ceux qui ont lemieux réussi à notre connaissance dans les circonstan-ces ordinaires, sans soins minutieux donnés aux pro-duits, ont été obtenus à peu près de cette manièrepar M. Saulnier, dans les environs de Buzançais . Si cetéleveur parvient à adoucir la laine de son troupeau,tout en conservant le corps épais, le dos soutenu, lacôte ronde et le poitrail ouvert, il aura créé un beautype et rendu un véritable service à la contrée.

Dans les meilleures localités du Centre, sur les bordsde l’Indre, de la Creuse , on n’aime pas les animauxlaineux; on veut des jambes nues, des têtes chauves.Les éleveurs qui vendent les moutons jeunes doiventtenir compte de ces répugnances, mais nous croyons,et c’est l’opinion de l’habile éleveur que nous venonsde citer, que l'aptitude plus grande des bêtes chauvesa l’engraissement ne compense pas la perte qui ré>ulted’une laine plus grosse et moins abondante. Le cultiva-teur qui peut engraisser ses élèves n’a pas à tenircompte de ce préjugé.

Dans ces toutes petites races, l’amélioration de lalaine offre moins de difficultés que celle des formes. Laplupart appartiennent aux mauvaises laines communes,et cependant les contrées où elles se prouvent, la Loire ,la Nièvre, le Cher, le Loiret , l’Ille-et-Yilaine, ne sontcontraires ni par leur humidité, ni par leur latitude,ni par leur fertilité, à la production des laines fines.

L’appareillement pourrait suffire pour douner à cesraces une grande perfection, mais il serait simple docroiser les plus mauvaises par les meilleures ou par desmétis-mérinos de petite taille, et assez nombreux danstous ces départements. h. magne.

MOUTON ( mécanique ). Voyez choc.

MOUTON A VAPEUR. Voyez marteau a vapeur.

MOUTURE. Voyez moulin a blé.

MOUVEMENT {transformation» de). Voyez méca-nique GÉOMÉTRIQUE .

MUSCADE ( angl . mutmeg, ail. muskatnuss). Lamuscade ou noix de muscade est le fruit d’un arbre dela famille des laurinées, le Tnyrisltca moschata , qui croitdans les lies Moluques , et donne trois récoltes par an.On l’emploie surtout comme assaisonnement. On donnele nom de maci* à la pellicule charnue qui environne lamuscade. Le macis est encore plus aromatique que lamuscade. On retire de l’un et de l’autre une huilegrasse ayant la consistance du beurre, l’huile de macis tet une huile volatille.

MUSIQUE (fabrication des instruments de).Principes acoustiques servant de base à leur construction.I. L’exposition des principes et des lois de vibrationde tous les corps sonores , qui devrait précéder l’étudedes méthodes de construction, ne peut être faite quedans les limites assez restreintes de certitude qu’il estpossible d’atteindre dans l’état actuel de la science;c’est pour celle-ci une obligation de ne pas faire pourl’industrie, dont il est ici question, moins que n’a faitl’empirisme lui-même. Si nous recherchons, en effet,de combien de substances les siècles précédents onttenté l’emploi, pour obtenir des sons, nous verronsque les trois règnes ont fourni une part égale dans ce3recherches. On a recouru aux gaz, liquides, pierres,cristaux, métaux, bois, roseaux, écailles, boyaux,peaux, plumes, poils, et bien d’autres matières quimériteraient une égale attention

Il serait plus facile de classer les procédés servant àdéterminer des vibrations, et il n’en est aucun, si défec-tueux, si dédaigné qu’il soit, qui ne puisse être considérécomme l’origine d’une grande découverte. Mais pourne pas nous étendre au-delà des limites exigées par lanature de cet ouvrage; nous devons nous borner à desindications essentielles dont le lecteur trouvera le dé-veloppement dans les ouvrages spéciaux déjà publiés,et dans ceux qui bientôt, sans doute, viendront apporter de nouvelles notions sur l’ensemble des phénomè-nes acoustiques.

Pour débuter et sans avoir la prétention d’apporternotre opinion au sein d’une dispute qui dure depuislongtemps, qui n’est point près de se terminer et quia pour objet de fixer la prééminence d’un sens sur lesautres dans l’organisme humain, nous dirons que, quelque soit le rang qu’il convient d’accorder au sens del’ouïe sous différents rapports, c’est a lui certainementque nous devons les sensations les plus délicieuses.La nature s’est chargée de donner à l’homme les pre-miers concerts qui l’aient ravi, et bientôt il a tournéses efforts vers leur reproduction, la musique a été sonpremier, son plus cher art, et dans son enthousiasmeil n’a voulu le concevoir que divin. Qu’on remonte auberceau de toutes les civilisations, et l’on verra tou-jours l’invention des instruments de musique attribuéeaux dieux. L’Egypte prétendait tenir le sistre d’Isis etOsiris, les Grecs rendaient grâce à Apollon du donde ia lyre, l’Inde regardait la vinâ comme un présentde Chrichna, l’une des incarnations de Brahma. LesChinois seuls donnent à leur musique une origine hu-maine, mais c’est pour la compter parmi les bienfaitsdont ils sont redevables à Fou-hi, fondateur de leurempire et de leur religion (4).

(i) 11 peut être intéressant de noter ici <{ue l’au 2,GU0