NITRATES.
insolubles qui contiennent de l'eau de cristallisationsont de la même couleur, mais les sels anhydres sontjaunes on fauves. Les alcalis les précipitent en vert-pomme; leurs carbonates, en blanc verdâtre. L'ammo-niaque caustique et carbonatéc, en excès, redissolventles précipités de nickel, en se colorant en bleu-verdâtre.Les phosphates et arséniates alcalins, les précipitent envert pâle; le prussiate jaune, en blanc laiteux verdâtre,le prussiate rouge, en jaune-verdâtre; et les hydro-sulfates, en noir. Lorsque ces dissolutions sont suffisam-ment acides, elles ue sont point troublées par l'hydro-gène sulfuré.
Les sels de nickel ont une grande tendance à se com-biner avec les sels alcalins, et particulièrement avec lestels ammoniacaux. Les sels doubles ainsi formés sonttous verts.
Les principaux sels de nickel sont les suivants :
Le sulfure correspondant au protoxyde, que l’on ob-tient par voie sèche en traitant du nickel ou son oxydepar un persuifure alcalin, est d'un jaune bronzé métal-lique, cassant, non magnétique. Sa densité = 5,76; ilfond au blanc, et s’attaque par l'acide nitrique. Il secompose de :
Soufre. 0,354 j 1 S *
L 'arséniure Ni* As, qui se prépare en réduisant l’arsé-niate au creuset brasqué et qui renferme 0,644 denickel : il est différent des arséniures que l'on trouvedans la nature.
Et Yarsêniate d’un vert clair, qui renferme 0,39 denickel.
Minerais.
Les minerais de nickel accompagnent presque tou-jours les minerais de cobalt, ce sont :
L'oxyde et le sulfure. Très rares.
Le kupfernicktl qui est un arséniure de la formuleNi As, et dans lequel le nickel est presque toujours enpartie remplacé par du cobalt et du fer : sans cela il enrenfermerait 44 p. 100; c’est le minerai de nickel leplus abondant. 11 est d’un gris-rougeâtre métalliqueapprochant du rouge de cuivre, amorphe, à cassureconciioïdule ou unie, très fragile; les cassures fraîchesse ternissent promptement à l’air. Il répand l’odeurd’ail par le choc du briquet. Sa densité = 7,3 à 7,6. Ilest inattaquable par l’acide hydrochlorique et se dLsoutaisément dans l'acide nitrique.
Le nickel arsenical ou arséniure Ni As*, renferme0.29 de nickel, lorsque ce métal n’est pas en partieremplacé par du cobalt ou du fer. Il est d’un gris-blanc.
Le nickel gris se compose de 4 équivalent de bisulfureet de 1 équivalent d’arséniure ou d’antimoniure de nickel.11 est d’un gris-blanc métallique très éclatant.
L'arséniate est presque toujours adhérent au kupfer-nickel, et parait provenir de sa décomposition spon-tanée.
Jusqu’ici le nickel ne s’extrait de ses minerais quepar des procédés de laboratoire, ce qui explique sonprix élevé. Comme les minerais sont presque toujoursmélangés avec du minerai de cobalt, on les traite ordi-nairement d’abord pour cobalt ; le nickel se concentredans le speiss (voyez cobalt), et c’est ce dernier pro-duit d’où l’on extrait le nickel. On traite aussi quelque-fois directement le kupfernickel.
Un des procédés de traitement les plus simples con-siste à fondre le speiss avec la moitié de son poids decarbonate de soude anhydre et autant de soufre. Onconcasse le culot obtenu, on le lave bien à l'eau chaudepour séparer les arsénio et antimonio-sulfures alcalins,puis on le traite à froid par l’acide sulfurique ou hydro-chlorique un peu étendu, et on obtient un résidu desulfure de nickel pur ou tout au plus mélangé de sulfurede cobalt, si le speiss renfermait encore do ce dernier
métal. On grille ce sulfure complètement et on le réduitau creuset brasqué.
Nous ne doutons pas que l’on ne poisse préparer lenickel en grand par des procédés moins coûteux et ana-logues à ceux employés pour les autres métaux.
P. DKBETTE.
NITRATES (angl. nitrates, qII. salpetersaüre salze).Les nitrates sont les seis formés par l’acide nitrique.Ils sont tous solubles dans l’eau, et fusent lorsqu’on lesprojette sur des charbons incandescents. Mêlés avec lalimaille de cuivre et chauffés avec de l'acide sulfurique,ils donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantesd’acide liypo-nitrique. La chaleur les décompose tousen laissant pour résidu tantôt de l’oxyde pur, tantôt lemétal à l’état de liberté.
Les principaux nitrates sont les suivants :
nitrate d’argent. Ce sel qui se prépare en dissol-vant de l’argent fin dans de l’acide nitrique, trouvedans le commerce tantôt à l’état cristallisé et hydraté,sous la forme de larges plaques rhoinboldules ouhexaèdres, qui sont plutôt translucides que transpa-rentes, et incolores, tantôt à l’état anhydre fondn etcoulé dans des lingotières sous la forme de cylindresd’un gris de perle : dans ce dernier cas, il porte le nomde piérre infernale. C’est le réactif le plus sûr que l’onpuisse employer pour reconnaître dans un liquide laprésence de l’acide hydrochlorique ou d’un chlorure; ilsert à marquer le linge, et est très employé en médecinecomme cautérisant.
nitrates de chaux et de magnésie. Ce sont cessels qui se forment en majeure partie dans les nitrièresartificielles, et que l’on convertit ensuite en nitrate depotasse en les traitant par des lessives de carbonate oude sulfate de potasse.
nitrates de mercure. Voyez mercure.
nitrate de plomb. Voyez plomb.
nitrate de potasse, nitre, salpêtre. Ce sel esttrès employé pour la fabrication de la poudre à tirer,celle des acides sulfurique et nitrique, etc... Sa prépa-ration et sa purification se trouvent indiquées à l’ar-ticle poudre. A l’état de pureté, le nitrate de potassecristallise en longs prismes à six faces, terminés parun pointement à six faces, mais qui sont rarement ré-guliers, transparents et le plus souvent agglomérés demanière à paraître cannelés ou striés. Sa saveur estfraîche, salée et piquante, et il excite fortement la sé-crétion de la salive; il est très soluble dans l’eau, maisbeaucoup plus à chaud qu’à froid. C’est un oxydanttrès énergique.
nitrate de soude, nitre cubique. Le nitrate desoude a été découvert, il y a quelques années, au Pérou ,sous de l’argile, en couches d’une épaisseur variable,mais d’une étendue de plus de 500 kilomètres. On lesubstitue avec avantage au nitrate de potasse, par rap-port à son prix moins élevé, dans plusieurs emplois,principalement dans la fabrication des acides sulfuriqueet nitrique. Il a une saveur fraîche, piquante et amère,et est très soluble dans l’eau. Il affecte la forme de pris-mes rhomboïdaux qui attirent l’humidité beaucoup plusrapidement que le nitrate de potasse, et qui sont parcela même beaucoup moins propres à la fabrication dela poudre
acide NITRIQUE , acide AZOTIQUE {angl. nitrieacid, ail. salpetersaüre). La découverte de Y acide m-trique est due à Raymond de Lulle, l’un des plus célè-bres alchimistes du moyen-âge : c’est en distillant unmélange de nitre et d’argile qu’il obtint ce nouveauCorps qu’on désigna dans le principe sous les noms *d’aeufe du nitre et d’eau forte ; mais c’est Cavcndish quidécouvrit le premier la véritable nature de cet acide. Cechimiste célèbre détermina même assez exactement lesproportions de ses principes constituants.
L’acide nitrique est le plus oxygéné des oxyde* de