NIVELLEMENT.
tilantes et par conséquent diminuerait la perte d’acidenitrique. Il est nécessaire d’employer deux équivalentsd’acide sulfurique concentré au lieu d’un, parce quedans la réaction il se forme toujours un bi-sulfate, etjamais de sulfate neutre.
L’acide nitrique obtenu de cette manière n’est paspur, il contient toujours de l’acide hypo-nitrique qui lecolore en jaune, un peu d'acide sulfurique entraînépendant la distillation, et du chlore provenant du selmarin contenu dans les nitrates employés.
Pour décolorer cet acide, on le fait bouillir dans desbonbonnes plongées dans un bain d’eau chauffé à 100",et les vapeurs rutilantes, qui lui donnaient une teinteambrée, se dégagent. Si cette opération se fait dans unefabrique d’acide sulfurique, on dirige les vapeursnitreuses dans les chambres de plomb. Quand on veutavoir l’acide nitrique exempt de chlore et d’acide sulfu-rique, on y ajoute un peu de nitrate de plomb qui donnenaissance à du chlorure et à du sulfate de plomb, puison distille. C’est surtout dans la fabrication de l’acidesulfurique concentré que l’acide nitrique renfermantdu chlore, est d’un emploi dangereux, car le vase deplatine qui sert à la concentration est rapidement dé-truit par ce chlore ; aussi, les fabricants d’acide sulfu-rique doivent-ils épurer le nitrate de soude ou de potassequ’ils emploient pour faire leur acide nitrique, afind’en séparer le chlorure de sodium qui s’y trouve tou-jours. Cette épuration doit se faire en soumettant lenitrate à des lavages méthodiques; en évaporant leseaux de lavage, le chlorure de sodium se précipite, ou lesépare des eaux concentrées qui, par cristallisation,donnent ensuite du nitrate pur.
L’appareil producteur est, comme nous l’avons dit,complètement semblable à celui qui sert à fabriquerl’acide hydrocblorique ; seulement, les allonges qui con-duisent les gaz des cylindres dans les tonnes de lavagesont en verre, ce qui permet de suivre les différentesphases des opérations.
La disposition des bonbonnes de condensation estégalement changée, la fig. 1949 présente en plan cettedisposition ; on a supposé enlevée la voûte du fourneauqui recouvre les cylindres indiqqés par les lettres Aet A’. Comme on le voit, chaque four à son appareil decondensation et chaque cylindre son laveur. Les lettres
yÿ/ÿ'/zy/w//-
1949,
f et f, indiquent les allonges en verre, celles B et B’les laveurs ; les bonbonnes où sc condensent les gazlavés sont représentées par les lettres C, C’, C”, etc. ;elles communiquent entre elles par des tubes de verreou de grès Cette disposition exige, comme celle adoptée,généralement pour la condensation de l’acide bydrochlo-rique, un dérangement continuel quand l’eau de chaquebonbonne est saturée d’acide nitrique, aussi fait-onusage quelquefois de touries portant une tubulure in-férieure à laquelle on fixe un robinet en verre on engrès qui sert à prendre l'acide concentré pour en rem-plir les dames-jeannes d’emballage. Une tubulure supé-rieure additionnelle sert à remplacer l’acide soutiré parde l’eau pure.
L’emploi des condenseurs cylindriques dont on fait
usage en Angleterre pourrait être avantageux si leursprix n’était pas si élevé chez nous.
Nous terminerons en disant un mot des modificationsapportées, par quelques industriels, dans l’appareil oùse fuit la décomposition du nitrate par l’acide sulfu-rique.
On a donné un foyer spécial à chaque cylindre ; cescylindres, dont les dimensions ont été augmentées, sontmaintenant formés de deux demi-cyiindres s’emboî-tant l’un dans l’autre. La partie supérieure a étégarnie d’une voûte intérieure en briques, pour em-pêcher les vapeurs d’acide nitrique de corroder la fonte,car c’est toujours par le haut que les cylindres ordi-naires se trouvent attaqués; cette partie du cylindreainsi protégée dure indéfiniment, et quand la partieinférieure est détruite on la remplace par un autredemi-cylindre.
La réuuion des deux parties du cylindre se fait àemboîtement, et les joints sont garnis de plomb oud’une poudre formée de verre et de borax, qui se fondpendant l’opération, sans que les gaz puissent s’é-chapper.
L’emploi de cyliudres en fonte émaillés à l’intérieur,a été tenté, mais les essais n’ont pas réussi.
L’acide nitrique a des usages nombreux ; on l’em-ploie pour la fabrication des acides sulfurique et oxali-que, etc., on en fait usage pour la préparation desnitrates, pour l’essai des monnaies, le départ de l’or.La gravure sur cuivre, la formation du deutoxyde demercure, celle de l’eau régale et la teinture en utilisentdes quantités notables. F. ch. knab.
NIVELLEMENT, levé des plans, akpentage.L’établissement de la plupart des constructions agrico-les ou industrielles, entraîne nécessairement l’exécutionde modifications plus ou moins profondes des formes na-turelles du terrain. Pour se rendre compte de la possi-bilité des travaux à exécuter, de leur importance, duvolume des terres à déplacer, et, par suite, de la dé-pense probable de l’ouvrage, il est indispensable d’a-voir, avant tout, un moyeu précis de représentation dola surface du sol qui permette de comparer les formesactuelles à celles que l’on veut y substituer ; et, en-suite, de calculer les volumes de terres à déplacer pourobtenir la transformation désirée.
Les méthodes à employer, pour atteindre le but quenous venons d’indiquer, étant à peu près les mêmes,soit qu’il s’agisse de l’établissement des canaux d’uneusine hydraulique, delà construction d’un chemin defer, d’une route ordinaire, de l’étude d’un marais àdessécher, d’une prairie h arroser, ou de tout autretravail, nous décrirons d’une manière générale, maisexclusivement pratique, les procédés de nivellementet de levé qui permettent de résoudre les questions decette nature.
Dans un certain nombre de cas, et pour la plupartdes transactions journalières, il est nécessaire deconuaître la position en plan d un certain nombrede poiuts de la surface du sol ; dans certaines circon-stances, on peut même se dispenser de représenter gra-phiquement le terrain donné et se borner à tracer surplace les lignes géométriques nécessaires à l’évalua-tion de la surface d’un polygone donné. Le levé desplans, réduit à l’arpentage dans ce dernier cas, fournitalors tous les renseignements nécessaires.
Mais il arrive souvent qu’il ne suffit pas de connaî-tre la position en plan de certains points de la surfaceterrestre, et qu’il est nécessaire de connaître, en outre,j leurs hauteurs relatives. L’opération du nivellement de-] vient alors indispensable.
j Les opérations du levé des plans et du nivellement,| dans les limites des besoins de la pratique industrielle,
] sont extrêmement simples et n’e>igent d’autres con-! naissances que les principes les plus élémentaires de