NOIE.
NOIR.
bout de la corde augmente. Les figures 1955, 1956,1957 représentent plusieurs nœuds de ce genre.
4953. 1954. 1955.
NOIR ANIMAL. Toutes les fois qu’on calcine, àl’abri du contact de l'air, une matière animale quelcon-que, on obtient pour résidu un c/iarbon animal.
Parmi tous les charbons qu’on peut obtenir de cettemanière, celui provenant de la èaleination des os est leplus généralement employé.
Le noir d’os a deux applications principales :
1° Il sert h enlever à diverses solutions, particulière-ment aux sirops, leur matière colorante ;
2° On en fait un grand usage en peinture (Voyeznoir d’ivoire).
Le charbon animal qu’on rencontre dans le com-merce ne présente pas toujours une compositiou identi-que, elle varie suivant que les os ont été plus ou moinscalcinés.
M. Bussy a trouvé que le noir animal avait la com-position moyenne suivante :
Charbon contenant 6 à 7 p. 100 d’azote. 10
Carbure et siliciure de fer.2
Phosphate basique de chaux.1 *
Carbonate de chaux.I
Phosphate et carbonate de magnésie. . . > 88
Sulfure de fer.I
Sulfure de calcium.J
Total. 100
Les trois derniers corps n’y entrent qu’en faible pro-portion. Quand le charbon a été trop fortement chaufféil ne renferme presque plus d’azote, alors il est devenubrillant et dense.
Le noir animal provenant des matières molles nonterreuses est plus azoté; il renferme quelquefois 77p. 400 de carbone, le reste étant de l’azote à l’excep-ti«m d’une légère proportion de sels.
La découverte des propriétés antiputrides et décolo-rantes des charbons en général, est due au chimisterusse Lowitz, Kels en 1798 et Scaub en 1800 continuè-rent ses expériences et arrivèrent au même résultat.
La première application utile du charbon à la puri-fication du sucre brut des colonies fut faite par Guillon,qui apporta sur nos marchés des quantités considéra-bles de sirops décolorés par la poudre de charbon debois, sirops qu’il vendit avec avantage, car ils étaientde beaucoup supérieurs aux cassonades de cette époque.
En 1811, M. Figuier de Montpellier reconnut que lecharbon d’os possède un pouvoir décolorant très supé-rieur à celui du charbon végétal. Une année après,M. Charles Derosne proposa l’emploi du charbon ani-mal pour la décoloration des sirops dans le raffinage dusacre où on faisait usage du charbon de bois. Cettesubstitution, dont l’utilité fut démontrée par MM. Payenet IMuvinot, fut généralement adoptée, car on obtio*
1956.
1957.
par son emploi 10 p. 100 de plus en sucre cristallisé, etles seconds sirops donnèrent des sucres d’une qualité su
péricure à celle obtenue auparavant.
La quantité denoir animal em-ployée aujourd’huiest considérable,car en moyenne ilfaut 1 kilogr. denoir pour 1 kilogv.de sucre sortant dela fabrique.
La société depharmacie de Paris mit au concours,en 1821, une sériede questions sur lesqualités décoloran-tes du charbon etsur son genre d’ac-tion. Trois mémoires furent couronnés : ceux deMM. Bussy, Payen et Desfosses. C’est aux travauxremarquables de ces savants qu'on doit la théorie dela décoloration ; ils établirent que :
1° Le charbon agit seul dans l’acte de la décoloration ;
2° L’action de ce corps est d’autant plus grande qu’ilest plus divisé et offre plus de surface :
3° La division mécanique n’a pas d’influence sensiblesur le pouvoir décolorant qui est uniquement relatif àla division chimique, ou à l’écartement des molécules;
4° Quelle que soit leur origine, les c/urbon$ brillaniidécolorent mal, tandis que les charbons ternes ont uneaction décolorante très prononcée ;
5° Les matières salines en s’interposant entre les mo-lécules de carbone, s’opposent à l’influence du caloriquequi tend à les aggréger pendant la carbonisation, maisque du reste elles n’absorbent pas de matière colo-rante;
i 6° La décoloration s’opère mieux avec un liquide! neutre ou un peu acide, qu’avec un liquide alcalin ;
7” Les matières colorantes sont mieux enlevées àchaud qu’à froid ;
8° Le charbon agit en attirant à sa surface, sans lesdécomposer, les matières colorantes ;
9° Le rapport des pouvoirs décolorants change avecles liquides colorés, comme le prouve le tableau sui-i vant, dû à M. Bussy :
ESPÈCES DE CHARBON.
| Poids.
©•*>
25g
■2 5.2—
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Hi
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Décolorationpar l’Indigo.
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&
Sang calciué avec potasse.
1
titres.
1,60
0,18
50
20
Id. avec craie.
1
0,57
0,10
18
1 t
Id. av. phosph. chaux.
1
0,38
0,09
12
10
Gélatine cal. av. potasse.
-i
1,15
0,14
36
15,5
8,8
Empois cal. av. potasse.
j
i
0,34
0,08
10,6
1
1,08
0,14
34
15,5
Charbon d’acétate de pot.
1
0,18
0,04
5,6
4,4
Id. decarbona. desoudepar le phosphore. . .
1
0,38
0,08
1-2,0
8,8
Noir de lampe calciné. .
1
0,128
0,03
4
3,3
Id. avec potasse. . . .
1
0,55
0,09
15,2
10,6
Noir d’os traité par l’acidehydrochloriq. et la pot.
1
0,45
0,18
45,0
20
Id. par l’acide h vdrochl.
1
0,06
0,015
1,87
1,6
Huile calcinée avec phos-phate de chaux. . . .
1
0,064
0,017
2
1,9
Noir d’os cru. ....
i
0,032
0,009
1
1,0