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OPIUM .

OPIUM .

40° Oltvtei à fruit doux , donne des fruits mangea-bles sans être confits.

L’olivier se multiplie par semis, pour boutures etsurtout par greffes. Il faut attendre vingt-cinq ans lesarbres provenant de noyau, pour obtenir une récoltesatisfaisante; Les oliviers doivent être plantés à 8 mè-tres de distance environ les uns des autres. Ils doivent(en France au moins, car dans l’Orient et certainesparties de l’Italie ces soins ne sout pas nécessaire) êtreélagués avec soin, de manière que toutes les partiesde la tête de l’arbre conservent udo égale vigueur. Onles laboure au printemps et à l’automne.

Quant aux engrais, les plus chauds doivent êtrepréférés ; la fiente de pigeons et les crottins de brebispeuvent être employés dans tous les terrains; les ex-créments humains conviennent mieux que toute autreespèce d’engrais dans les terrains sablonneux et cail-louteux. Des engrais abondants augmentent sans doutela fertilité de l’arbre, mais la qualité de l’huile n’ygagne pas.

Les olives ont terminé leur maturité vers la fin denovembre. C’est le moment de les récolter lorsqu’onles destine à l’extraction de l’huile. Celles qu’on veutconfire doivent être récoltées avant leur maturité com-plète, c’est-à-dire au commencement d’octobre. La ré-colte sc fait soit en détachant les fruits à la main,soit en frappant sur les branches avec des gaules lé-gères, procédé qui mutile les arbres.

Pour extraire l’huile des olives on les broie d’abord ;par une première pressée à froid, on obtient les huilesdites huiles vierges, servant pour la table ; la secondepressée se fait à chaud, les huiles qui en résultent sontemployées à la fabrication du savon, au travail deslaiues, etc.

Nous donnons dans le tableau suivant, non-seule-ment pour les olives mais encore pour les diversesgraines oléagineuses, le rendement en huiles et entourteaux.

velles incisions jusqu’à ce qu’on ait épuisé tonte la pé-riphérie des capsules ; on obtient ainsi la première qua-lité d’opium. Aussitôt que l’exploitation des capsulesest terminée, on récolte les tiges, ou les pile avec lescapsules, et l’on en extrait le snc, qu’on met à part,puis on délaie le marc dans une certaine quantité d’eauet on en fait une décoction, qu’on passe au travers d’untissu serré et qu’on évapore ensuite avec ménagement.Lorsque la décoction est réduite au tiers environ, on yajoute le suc obtenu par expression, et l’on fait évaporerde nouveau jusqu’à ce qu’on ait atteiot la consistanced’extrait, et c’est alors seulement qu’on y incorpore unecertaine quantité de l’extrait naturel qui provient desincisions des capsules, afin de lui donner cette odeur vi-rense qui forme un des caractères essentiels du bonopium. On forme avec l'extrait ainsi préparé de petitesmasses arrondies, qu’on saupoudre avec des feuilles depavot grossièrement pilées, on avec des débris de quel-ques autres végétaux, et principalement des semences derumex, dont on incorpore même quelquefois une assezgrande quantité dans la masse ; enfin, on achève la des-siccation de cet extrait au soleil.

On doit choisir l’opinm en petites masses biensèches, d’une cassure nette et homogène, d’une cou-leur brune rougeâtre et d’une odeur vireuse sans mé-lange d'empyreume. Lorsqu’il est de bonne qualité, ilse ramollit facilement en le pressant entre les doigts ; ilest susceptible de s’enflammer par l’approche d’une lu-mière. Pour s’assurer de sa qualité, il convient toujoursde déterminer, par expérience, la proportion de matièressolubles qu’il renferme.

On trouve principalement dans le commerce troissortes d’opium : l’opium de Smyrne, l’opium d’Egypte et l’opium de Constantinople. L'Inde fournit une trèsgrande quantité d’opium qui est consommée dans lepays, en Chine, etc. L’opium de Smyrne , qui est leplus estimé, se trouve en masses presque toujours dé-formées et aplaties, et recouvertes de semences de ru-

NOMS

DES GRAINES OLÉAGINEUSES.

Poids

do l'hectolitredo graine.

Produiten litres d'onhectol.de graine.

Produiten tourteauxd’un hect.do graine.

Nombred'bectol. degraine pouron b. d'haile.

Pesanteur spécifique

de l'huile à i5 4 e.

Températureà laquellel'huile■e congèle.

Colza d’hiver (broutas campestris).

kilogr.

56 à 70

litres.

25 à 38

kilogr.

37

3,50

0,9136

6“

Ii. d’été Id .

54 à 65

2I à 25

37

4 à 4,50

0,9436

6“

Navette (brosaica rapa et napis}. . .

55 à 68

23 à 26

40 à 42

4 à 4,75

0,9128

3“75

Caméline ( miagrum sativum). . . .

53 à 60

20 à 24

42,4

4,50

0,9252

18»

Madia sativa.

40 à 50

12 à 45

35,9

8,20

»

»

OEillette (papaver somniferum). . .

54 à 62

22 à 25

62

4,55

0.9249

18»

Faîne ( fagus sativa) ..

42 à 50

12 à 15

»

10

0,9225

4 7-50

Chènevis (canabts «afit’a).

38 à 47

44 à 43

40

9,20

0,9276

27”50

Lin.

67

40 à 42

48

40

0,9395

27»50

Noix Quglas regia) .

par 100 k.

46 h 50

»

D

0.9283

27-50

Amandes amygdalus communie. .

par 100 k.

44 à 48

V

»

0,917 à 0,920

10»

Olives.

par 100 k.

10 à 12

»

»

0,9192(à12“c.)

4» ou 5°

OLIVES. Voyez hüile.

OOLITE. Voyez calcaire et géologie.

OPIUM . L’opium est un suc épaissi que l’on retiredu pavot blanc, papaver somniferum album t plante prin-cipalement cultivée dans tout l’Orient, l’Inde , etc. Lemode d’extraction de l’opinm n'est pas bien connu.D’après des voyageurs dignes de foi, l’opium dont onfait le plus de cas chez les Orientaux, est celui qu’on ob-tient par incision des capsules mêmes du pavot. On lesexploite alors un peu avant qu’elles jaunissent, en ypratiquant des incisions peu profondes, d’où l’on voitdécouler un suc laiteux et épais, d’une odeur vireuse etd une saveur amère, qui se colore et acquiert de plus enplus de consistance par son contact avec l’air, et qui,après dix à douze heures, est entièrement solidifié. Onenlève cette première récolte, et l’on procède à de nou-

mex ; il est mou et d'un brun clair, mais il noircit et sedurcit à l’air. Il a une odeur forte, vireuse ; sa saveurest âcre et suivie d’amertume. L’opium d’Egypte est enpains orbiculaires aplatis, larges de 7 à 8 centimètres ;ces pains sont réguliers, très nets à l’extérieur. Us ontnne couleur rousse permanente, une odeur moins forteque l’opium de Smyrne , et se ramollissent à l’air aulieu de sécher, ce qui leur donne un extérieur luisant etun peu poisseux sous les doigts. L’opium de Constanti-nople forme deux sortes : l’une, en pains volumineuxanalogues à l’opium de Smyrne ; l’autre, analogue à l’o-pium d’Egypte , en petits pains aplatis assez réguliers,de 5 à 6 centimètres de diamètre, toujours recouvertsd’une feuille de pavot dont la nervure médiane partagele pain en deux parties.

L’opium est très employé en médecine comme cal-