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OR.

OR.

mant, et il forme la base fondamentale de tons les re-mèdes anti spasmodiques. On en importe annuellementen France 4 0.000 kilogr. au prix moyen de 30 à 32 fr.le kilogr.

L’opium a une composition très complexe. Il ren-ferme plusieurs bases alcalines végétales, la morphine,la narcotine, la codéine, etc., qni y sont saturées parl’acide méconiqne. Lorsqu’on fait bouillir avec de lamagnésie son infusion, qui est fortement colorée enbrun, il se forme du méconate de magnésie, et les basesorganiques, la morphine, etc., se précipitent. On lavele précipité à l’eau froide, on reprend par l’alcool àchaud, qui ne dissout que la morphine et la narcotine,et on fait cristalliser à plusieurs reprises, en se servautde noir animal pour activer la décoloration. En dissol-vant dans l’acide acétique la morphine mélangée denarcotine, que l’on obtient ainsi, on a l’acétate de mor-phine habituellement employé en médecine. Si on faitbouillir longtemps cet acétate, celui du narcotine sedécompose, l’acide se volatilise et la base se précipite ;on obtient ainsi de l’acétate de morphine pur. Les selsde morphine sont des narcotiques très énergiques; leurmeilleur contre-poison sont des infusions de café ou detannin. Ou les reconnaît & ce qu’ils donnent une colo-ration rouge très intense avec l’acide nitrique, et unecoloration bleue avec les sels de peroxyde de fer.

OR ( angl . et ail. gold). L’or est un métal connu dèsla plus haute antiquité. Sa beauté, son inaltérabilité, sarareté et sa grande ductilité, l’ont fait adopter comme lepremier et le plus cher des métaux que l’on soumet aumonnayage. Il est d’un beau jaune un peu rougeâtre.Lorsqu’il est réduit en feuilles très minces, il devientvert par transmission et rouge par réflexion. Ç’est àl’or métallique très divisé que les verres dits rubis de Bo-hème doivent leur belle coloration rouge. Il n’a ni odeur,ni saveur ; il est plus mou que l’argent. C’est le plusmalléable et le plus ductile de tous les métaux : ainsi,on peut le réduire en feuilles de un dix millionième demètre d’épaisseur, et couvrir avec un gramme de cemétal un fll d’argent de 200.000 mètres de longueur.Sous le rapport de la ténacité, il exige pour se rompreune charge de 21 k ,64 par centimètre carré. De 0° à400°, il se dilate de 0,0044661 ou 4/682* en longueur.Sa densité = 49,258 lorsqu'il a été simplement fondu,et 49,367 lorsqu’il a été fortement écroui. Il fond à32° du pyromètre de Wedgwood, et est sensiblementfixe à la température de nos fourneaux. Il se volatiliseet brûle avec une flamme verte, quand on l’expose enfeuilles excessivement minces ou en fils très déliés, àl’action d’une forte batterie électrique ou d’une pile vol-taïque très puissante.

L’or ne décompose jamais l’eau, même en présencedes acides. Les acides sulfurique, hydrochlorique, ni-trique, ne l’attaquent pas. L’eau régale le dissout faci-lement. Les alcalis et le nitre ne l’attaquent, ni parvoie humide, ni par voie sèche. Le soufre et l’hydrogènesulfuré ne peuvent l’attaquer, mais les persulfures alca-lins le dissolvent. Le chlore, le phosphore et l’arsenic,se combinent directement avec lui à l’aide de la cha-leur.

L’or est susceptible de former un grand nofhbre d’al-liages, dont deux se trouvent dans la nature, ceuxavec l’argent et le rhodium ; parmi ces alliages nousciterons les suivants : l’alliage avec le cuivre, dontles différentes proportions constituent les alliages mo-nétaires et ceux employés dans la bijouterie ; les al-liages avec l’argent, qui tirent sur le vert, et dont l’un,composé de 7 parties d’or et de 3 p. d’argent, est em-ployé dans la bijouterie sous le nom d’or vert ; l’alliagegris, composé de 5 à 6 parties d’or pour 4 partie de fer,qui e6t connu dans la bijouterie sous le nom d’or gris ;et enfin l’alliage avec le mercure ou amalgame d’or,qui est employé pour la dorure au feu.

Au* O

Oxydes d’or. Les oxydes d’or sont complètement ré-duits par la chaleur rouge. On en connaît deux.

Le protoxyde est d’un vert foncé ; il se décomposespontanément en or métallique et en peroxyde. Il ren-ferme :

Or. 0,96131

Oxygène. . . 0,0387 J

On l’obtient en décomposant à froid le protochlorurepar un alcali fixe en dissolution un peu étendue.

Le peroxyde ou acide anrique est noir; son hydrateest d’un jaune-rougeâtre. Mis en digestion avec l’am-moniaque, il donne naissance à un composé très fulmi-nant qui est probablement un azoture d’or. Il sc composede :

Or. 0,8923)

Oxygène. . . 0,1077 j J

On le prépare en chauffant une dissolution de perchlo-rure d’or avec un excès de magnésie ou d’oxyde de zinc,puis lavant le dépôt avec de l’acide nitrique qui décom-pose l’aurate formé. Quand on emploie l’acide concen-tré, l’on a le peroxyde anhydre ; quand l’acide estétendu, l’on obtient l’hydrate.

Sels d'or.

Au* O»

Tous les sels d’or sont solubles dans l’eau régale. Leprotosulfate de fer et l’acide oxalique précipitent l’or àl’état métallique, de cette dissolution. Le protochlorured’étain, mélangé d’une certaine quantité de deutochlo-rure et en dissolution étendue, y donne naissance à unprécipité d’un beau rouge pourpre ( pourpre de Cassius ),qui parait être un mélange de deutoxyde d’étain et d’ormétallique dans un état de division extrême. Les prin-cipaux sels d’or sont les suivants :

Le persulfure , qui est floconneux, d’un jaune brunfoncé, et qui forme des sulfures doubles solubles avecles sulfures alcalins.

Les tellurures, qui se trouvent dans la nature.

Le protochlorure, qui est d’un jaune pâle, très peustable, et qui s’obtient en chauffant le perchlorure à200* environ, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus dechlore, puis lavant avec un peu d’eau froide pour sépa-rer le perchlorure non décomposé.

Le perchlorure, qui est d’un rouge-brun très foncé,incristallisable, très soluble dans l’eau et l’alcool. Il secombine avec l’acide hydrochlorique en donnant un selacide d’un beau jaune d’or qui cristallise aisément. 11 aégalement une grande tendance à former des sels dou-bles ou chloro-aurates.

Et enfin le cyanure, qui est actuellement très em-ployé dans les nouveaux procédés de dobuhe, à l’étatd’auro-cyanure alcalin.

Minerais.

Les minerais d’or sont peu nombreux ; ils se rédui-sent à l’or natif ou allié de rhodium, et aux tellurures.

L’or natif se présente tantôt en cristaux appartenantau système régulier, tantôt en dendrites et paillettes, onen grains irréguliers ; lorsque les morceaux atteignentune certaine grosseur, on leur donne le nom de pépites.Sa couleur varie du jaune d’or au jaune de laiton. Ilest presque toujours allié à une quantité variable d'ar-gent ; lorsque l’alliage naturel est tel qu’il renferme en-viron 2 parties d’or pour 4 partie d’argent, il prend lenom à'électrum. On trouve quelquefois, au Mexique ,des alliages d’or et de rhodium ayant la couleur de l'or,et contenant des proportions très variables de rhodium,dont la moyenne est de 0,34.

L’or natif se trouve le plus souvent dans des terrainsde transports anciens, dits alluvions aurifères , formésen général de fragments et de cailloux roulés quarzeux,liés entre eux par un ciment argilo-ferrugineux trèssableux, et dans lesquels on rencontre accidentellementdes débris de roches primitives, du fer oxydulé magné-