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tique, du fer titané, et souvent aussi des minerais deplatine et des diamants. On exploite des dépôts immen-ses de cette nature en Californie, en Australie , auBrésil, au Chili, dans les monts Ourais et l’Altaï , enAfrique , etc. Un grand nombre de rivières roulent despaillettes d’or. L’or natif existe aussi en liions dansles terrains anciens, tantôt pur avec gangue de quartz,tantôt disséminé en très petite quantité, et comme ac-cidentellement, dans d’autres minerais métalliques,qui sont le plus souvent des pyrites de fer ou de cui-vre, du sulfure d’antimoine ou des minerais d’argent.
Les tellurures aurifères ne se trouvent que dans quel-ques mines des environs de Nagy-Ag, en Transylvanie ,dans des filons irréguliers qui traversent la grauwackeet les terrains porphyriques dans toutes sortes de di-rections. Us sont accompagnés d’or natif et de mineraisd’argent et de cuivre.
Ces minerais sont au nombre de quatre :
4° Le tellure natifs qui renferme 0,0025 d’or, setrouve en petites masses irrégulièrement lameileuses ouà structure grenue, ayant un éclat métallique très bril-lant, et une couleur passant du gris de plomb au grisd’acier ; sa densité = 5,7 — 6,4 : il est rayé par lachaux carbonatée. Très fusible au chalumeau, et se vo-latilise sans résidu. Il est soluble dans l’acide nitriquesans résidu ;
2° Le tellurure auro - argentifère renferme 0,30d’or et 0,10 d’argent, est toujours à l’état cristallin, etest composé de prismes déliés qui se groupent en-se.mble de manière à simuler jusqu’à un ceriain pointdes caractères hébraïques, disposition qui lui a faitdonner le nom d’or graphique. Du reste, les autres ca-ractères physiques sont à peu près les mêmes que ceuxdu tellure natif. Au chalumeau, il fond et laisse pourrésidu un bouton métallique d’un jaune clair;
3° Le tellurure auro-plombifère ou tellure gris , est la-melleux et d’un gris prononcé avec un reflet jaunâtreclair; il renferme environ 0,26 d’or et 0,14 d'argent;
4° Le tellurure plombo-aurilêre ou tellure feuilleté , esttrès lamelleux, d’un gris du plomb assez foncé et d’unéclat métallique très clair ; il est rayé par la chaux sul-fatée ; il ronferme 0,08 à 0,09 d’or.
Essai des matières aurifères.
Voyez essais.
Traitement des minerais d'or.
Les minerais d’or les plus exploités sont les alluvionsaurifères, qui sont les plus répandus, et consistent enpaillettes d’or natif que l’on sépare mécaniquement parle lavage des sables et minéraux qui s’y trouvent mélan -gés. Les appareils de lavage varient suivant chaquepays : en Russie , où l’on traite de cette manière dessables d’alluvion ayant une teneur moyenne en or de0,0000026, tantôt on emploie des tables à toiles, tantôtdes tables dormantes ordinaires, tantôt on débourbed’abord et on classe les sables au moyen de patouilletset de cribles, puis on les lave dans des auges inclinéesdemi-cylindriques au moyen d’un grand nombre de ba-lais fixés à un axe parallèle à celui de l’auge, et qui estanimé d'un mouvement oscillatoire de 30 à 40“. Onsèche le schlich riche obtenu, et on en sépare les fers ti-tané et oxydulé magnétiques au moyen du barreau ai-manté-
Lorsque l’or natif est disséminé en particules pourainsi dire indiscernables à l’œil nu, comme c’est le caspour les pyrites aurifères, on peut griller celles-ci et lessoumettre ensuite au lavage comme ci-dessus, ou bienles pulvériser très finement et les amalgamer à l’état jcru. C’est ce dernier procédé que l’on emploie dans plu- jsieurs endroits du Piémont pour le traitement des py- !rites aurifères.
Dans le Tyrol, où les minerais pyriteux renferment I
de 0,000006 à 0,000015 d’or et dej minerais d’argent,on fait tonmer dans des moulins, avec du mercure, leminerai bocardé très fin, immédiatement après sa sortiedu bocard et avant son dépôt dans les labyrinthes. Lemoulin d’amalgamation est formé d’nne partie fixe enfonte et d’nne partie mobile en bois. La caisse en fonteprésente deux cylindres concentriques de rayon égalréunis par un plan incliné. Au centre est un tube creuxdans lequel passe l’axe moteur qui est vertical. Lameule de bois a extérieurement la forme de la caisse enfonte ; elle est évidée intérieurement à peu près encône ; elle est reliée par des cercles de fer et présentesur sa base de petites lames de fer saillantes disposéessymétriquement : partout, entre la cuisse en foute et lameule en bois, il existe un vide de 0**,02. Trois tiges defer fixées à la meule en bois se rattachent à un trianglepercé à son centre, et s’appliquent sur le rebord d’unepièce qui s’enfile sur l’axe moteur lequel est carré à sonextrémité ; cette pièce repose sur d’autres pièces qui per-mettent, par leur nombre et leur épaisseur, de faire va-rier la position de la meule. La meule en bois fait de45 à2ü tours par minute. On met dans chaque moulin25 k de mercure, et les lames de fer saillantes de la meulepénètrent de 0“,005 dans ce mercure. Le minerai ré-duit en particules très fines sous les pilons du bocard,est entraîné par l’eau, tombe dans le cône central de lameule, traverse le mercure, remonte dans l’espace entreles deux meules, et sort par une ouverture pratiquéedansja caisse de fonte, à l’opposition de son entrée.Comme, en général, la matière n’est pas encore dépouil-lée de tout l’or qu’elle contient, elle passe dans un se-cond moulin semblable, placé à un étage inférieur, etquelquefois même dans un troisième moulin. L’eautrouble se rend ensuite dans les labyrinthes ; les dépôtssont lavés et donnent des schlichs qui sont traités parfusion comme mineraisd’argent. Après quatre semainesde travail, le mercure est retiré des moulins, lavé etpressé à travers une peau de chamois. Le mercure quipasse est employé de nouveau. L’amalgame solide quireste sur la peau renferme un tiers d’or et est distillécomme celui d’argent (voyez argent — amalgamationsaxonne ). L’or obtenu est refondu. La perte en or est J .e25 pour 400, et on perd 4 de mercure pour 4 d’or ob-tenu.
La méthode du Tyrol est aussi employée dans la Basse-Hongrie pour le traitement des minerais analogues. Ce-pendant quelques usines suivent encore l’ancienne mé-thode du pays, qui consiste à faire passer l’eau troublequi sort du bocard sur des planches recouvertes detoiles, avant qu’elle n’entre dans les labyrinthes. Toutesles trois heures on enlève les toiles et on les lave dansune caisse ; le dépôt que l’on obtient est enrichi par lelavage d’abord sur une table donnante, puis dans unesébille à main. Le schlich riche obtenu est amalgamécomme ci-dessus.
Dans la Haute-Hongrie, ou l’or natif et les tellururessont mélangés de minerais de cuivre et d’argent, ontraite ces minerais par imbibition (voir argent, p u 220) ;on fond pour matte les minerais pauvres grillés, et ondésargente la matte par imbibition. On grille la premièrematte désargentée et on la fond avec des minerais richesen partie grillés ; on désargente également la deuxièmematte par imbibition et, après l’avoir ensuite grillée àun grand nombre de feux, on la fond pour enivre noir.Ce cuivre noir est argentifère ; on le traite par liquationou par amalgamation, puis on affine les résidus commeil est dit à l’article argent. Le plomb d’œuvre est sou-mis à la coupellation, et on ajoute pendant l’opérationles tellurures très riches. On obtient un alliage d’or etd’argent qui est soumis à l’aifinage, comme il est décrità l’article affinage des matières d’or et d’ar-gent. L’or ayant moins d'affinité que l’argent pour lesoufre, il s’en perd relativement une plus forte propor-
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