OR.
tion dans les scories, dans le traitement ordinaire pour |mat tes ; aussi le traitement par imbibition doit généra- ;lement être préféré pour des minerais d’argent très auri-fères. Enfin, dans beaucoup d’usines à argent, on obtientde l’argent qui renferme 0,03 à 0,00b d’or et mêmemoins; on l’en sépare au moyen de l’acide sulfurique.
Comme un 4/2000® seulement d’antimoine, de plombou d’étuin, altère très notablement la ductilité de l’or,on le purifie presque toujours en le fondant et l’a-gitant, lorsqu’il est fondu, avec une petite quantité deborax et de nitre; les métaux étrangers qu’il peut en-core renfermer s’oxydent et viennent former une scorieà la surface du bain.
Statistique.
La production annuelle de l’or
est de 125.500 1 , savoir :
Hongrie, Transylvanie etTyrol. .
1,590 k
Piémont.
40
Hartz.
3
100
1,733 —
1,733 k
8,867
7,000
A sie .
15,867 —
15,867
6,000
85,000
7,200
6,000
3,600
Nouvelle-Grenade.
4,000
1,500
1,000
Férou.
1,000
Vénézuela.
500
Divers.
2,000
Total. 125,50ü k
qui, à raison de 3,500 fr. le kilog., représentent unevaleur de 440 millions environ.
A cette production, devenue si considérable depuisla découverte de l’or en Californie , d’où l’on a retiré,dans ces dernières années, près de 300 millions d’orchaque année, il faut ajouter celle qui parait devoir ladépasser encore, de l’Australie .
Dans une publication réconte, M. Delesse , ingénieurdes mines, établit que c’est à Londres que de savantsgéologues anglais déduisirent de la similitude de forma-tion et de direction des montagnes de l’Australie aveccelles de l’Oural , la probabilité que l’or devait se trouverdansce pays ; admirable résultat de la science, qui doitredoubler le courage des hommes dévoués aux progrèsdes sciences. Quant à l’étendue de la région aurifère enAustralie , M. Delesse constate que l’or a été trouvépartout, entre Bingara au nord et les montagnes ducap Ottway au sud. C’est un espace de 9 degrés delatitude. Vers le nord on vient de trouver l’or jus-qu’au mont Abondance, à Fitz-Roy Downs; par con-séquent, l’or parait exister du sud au uord, sur unelongueur de 12 degrés de latitude; c’est un espacede 1,390 kilomètres. De plus, l’or a été recounu à l’estjusqu’à llanging-Rock, c'est-à-dire un peu au delà du*50* degré de longitude, et à l’ouest jusqu’à Echunga,qui est située près du 139* degre, à 40 kilomètres d’A-délaïde. Par conséquent, l’or paraît exister sur plusde 11 degrés de longitude; c’est environ 1,000 kilom.Il ne faut pas perdre de vue qu’on n'est encore qu’auxpremiers pas, car la découverte du premier gisement futopérée par M. Hargraves, le 3 avril 1851, et que, à me-sure qu’on marche devant soi, la région aurifère s’étendsous les pas du mineur, comme par enchantemcut.
Dans cette immense surface de 1,300 kilomètres de
I long sur environ 1,000 de large, chaque jour de nou-! veaux gîtes sont découverts. Ce ne sont pas seulementdes bancs de gravier ou de sable, c’est souvent aus&il’or au milieu de la roche désagrégée sur place, cequ’on appelle en Californie les dry diggings. C'est en *fin la musse même des filons primitifs dans toute leursolidité native qui se présentent avec des quantitésd’or telles qu’il est permis de les exploiter avec profit.L’extractiou de l’or du sein même des filons de quartzest presque une nouveauté. Jusqu’à la Californie , ellen’avait été tentée que sur des proportions mesquines etavec peu de résultats. En Californie , les entreprenantsmineurs des Etats-Unis s’y livrent déjà sur une certuiueéchelle. D’après les faits recueillis par M. Delesse, il yaurait lieu d’en attendre en Australie de grands effets.
L’or existe en Australie non-seulement à l’état depoudre très ténue, mais aussi fréquemment à l’état degrains ou de petites masses appelées pépites. La plusgrosse pépite qui ait jamais été découverte depuis queles hommes exploitent les mines d’or sur tous les pointsdu globe est celle qui a été trouvée par un naturel auservice de M. \V. Kerr, à la jonction du Meroo et de laMerioda. Elle pèse 48 kilogr.
L’iudustrie du mineur est très productive, et parconséquent ne court pas le risque d’être abandonnée.
Vers la fin de décembre 1832, le nombre total desmineurs était, dans la province Victoria seulement, àpeu près de 100,000. Or de toutes parts on se rue surl’Australie . Une flotte entière est occupée à y trans-porter des émigrants d’Angleterre. 11 en arrive memequelques-uns de la Californie , attirés par la richessesupérieure des gisements.
Dans des circonstances semblables, il serait surpre-nant que daus le courant de 1853 l’Australie n’expor-tât pas 200,000 kilogr. d’or, c’est-à-dire 600 millionsdo francs au moins, et à moins d’une perturbation gé-nérale et profonde dans la politique du monde, en1854, à ce compte, elle devrait atteindre 1 milliard.
11 n’est pas possible qu’un phénomène pareil ne soitpas suivi d’une baisse marquée de l’or. Depuis la dé-couverte par Christophe Colomb , jusqu’eu 1848, lenouveau continent n'a pas fourni eu tout plus de10 milliards de francs en or, c’est-à-dire en moyenne30 millions environ par an. Ainsi à elles seules la Ca-lifornie et l’Australie ensemble ont rendu en 1852 laquatorzième partie de cette masse totale, et en 1853tout porte à prévoir qu’elles en donneront à peu prèsle dixième, c’est-à-dire trente fois l’extraction moyenne.
ORCANETTE. On désigne sons ce nom les racinesde quelques espèces de borraginées, et particulièrementcelles des lithospermum tinclorium. La matière colorautede l’orcanette est insoluble dans l’eau, soluble dansl’alcool, l’éther, l’huile et tous les corps gras, aux-quels elle communique une belle couleur rouge. Oul’emploie pour colorer des pommades et des onguents,pour donner une couleur rose à des liqueurs de table,et dans quelques opérations de teinture ; mais commecette couleur est peu solide, l’usage en est restreint.
ORFEVRERIE . Selon un usage trop fréquent dansla langue française, on entend par le mot orfèvreriedeux choses distiuctes : un art tout entier, celui de lafabrication de tous les objets en or, et en même tempsles produits de cette fabrication. Les Anglais et lesAllemands ont eu soin d’introduire cette distinctiondans le langage. On dit, pour désigner l’art, en alle-mand, Goldarbeiterkunst : en anglais , goldsmith’s trade;et pour désigner les objets fabriqués, eu allemand ,Goldschmidsarbeit : en anglais , goldsmiih’s t oare. Uneautre confusion a également été faite relativement àl’emploi du mot orfèvre que l’on applique indistincte-ment au fabricant et au débitant. Enfin le mot orfèvre,dont l’étymologie latine, ouri /uèer, signifie seulementfabricant d’objets en or, est le nom générique que l’on