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ORFEVRERIE .

ORFÈVRERIE.

Das mis à l’avance à la disposition de l’ouvrier. Les trousse font avec le drilt ou porte-foret (fig. 2036) ; le foretD, en acier trempé, est aplati vers le bas et aiguisé en

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biseau losange ; vers le haut il est forgé en carré, et vaen diminuant un peu pour entrer dans la boite dudrile. A l’archet E est attachée une courroie ou cordetrès flexible F, qui fait deux ou trois tours sur la tigeA. En appuyant sur l’archet on fait enrouler la corde,et par suite tourner le foret qui s’enfonce dans le métal.Les trous ou jours étant pratiqués dans les parties faitesen plané, on les donne à la polisseuse, qui les polit en ypassant du fil imbibé d’huile à la ponce, puis d’huile autripoli , et enfin d’huile au ronge. Les pièces sont en-suite savonnées, brossées et séchées.

Avant de nous occuper delà monture et delà sertissuredes brillants, voyons maintenant la préparation de lacharnière pour les chatons de grappes et pendants. Lejoaillier prend une bande d’argent laminée à une épais-seur telle, que roulée cylindriquement pour former lesgrains de grappe, elle laisse un creux convenable pourrecevoir la pierre qui lui est destinée. Cette bande estd’abord courbée au moyen d’un coup de marteau donnéen la posant sur une pièce de bois portant plusieursmoulures ; une de ses extrémités est alors tail-lée en pointe avec les cisoirs, et faisant passerla pointe dans le trou d’une filière ou la tire ^avec une pince ; les deux lèvres de la bande serapprochent et l’on obtient un tube creux danslequel on coupe tous les chatons à épaisseur con-venable. On soude la fente à la lampe en mêmetemps qu’une doublure en or, et une pointe d'or ou petitecharnière en or pour servir à l’assemblage. Les feuillesfaites en plané reçoivent aussi par une soudure despointes et de petites charnières en or.

Il s’agit maintenant de monter les pierres surl’ouvrage, préparé comme nous venons de l’indiquer.L’ouvrier commence par mettre en ciment , c’est-à-dire par enfoncer les pièces dans du ciment, suffisam-ment chauffé, dont il a garni une poignée de bois tour-née ; il a pour but de fixer le métal de manière à ce qu’ilpuisse le travailler sans qu’il vacille. Il met ensuite encire les pierres, c’est-à-dire qu’il les fixe par leur partiesupérieure dans un petit bâton dont le bout est couvertde cire, afin de pouvoir les prendre facilement et lesporter aux places qu’elles doivent occuper définitive-ment. Lorsque l’ouvrage est bien préparé, le joaillier metla poignée de bois dans un trou de la boute à sertir . Sertirune pierre, c’est rabattre sur les bords une partie dumétal qui l’entoure, après l’avoir relevé sur le contour.Le métal'rabattu ne cache de la surface de la pierre quela quantité absolument nécessaire pour qu’étant serrétout autour, il puisse la retenir solidement san3 qu’onait lieu de craindre de la perdre. La boute à sertir estune boule de cuivre A (fig. 2037), percée de plusieurstrous de différentes grandeurs, ajustée entre deux bas-sins B et C, en cuivre ou en bronze, entre lesquels ellepeut se mouvoir en tous sens. Ces deux bassins sont

ajustés l’un sur l’autre pat trois vis a, b, c. Outre cestrois vis, le bassin inférieur C porte une vis D, qui entredans l’établi et sert à fixer l’instrument.

Avec une échoppe à refendre , instrument d’acier (figure 2038) très poli et évidé sur le dos, le joaillier ra-masse le métal autour de la pierre. Avec une échoppe àarrêter, morceau de fer plat carré A (fig. 2039), montésur une poignée de bois B, ayant deux biseaux formantun tranchant que l’on émousse avec une lime, afinqu’en appuyant sur le métal on soit hors de risque de

le couper, le joaillier rabat ensuite l’argent sur la pierre,lorsque la portée est formée, et qu’il est déterminé àfaire la sertissure. Enfin, au moyen d’un poinçon qu’ilfrappe avec le marteau à sertir, dont A est la tête et B lemanche (fig. 2040), il resserre et applique étroitementles rebords métalliques sur la pierre, qui doit être alorstellement serrée qu’en aucun point il ne se trouve le pluspetit interstice entre elle et l’argent. Le joaillier forme

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2040.

ensuite, au moyen d’une échoppe, huit griffes sur lasertissure, en les espaçant également et les séparantsymétriquement. Il enlève en outre avec une pointe àdécouvrir (fig. 2044) la partie superflue de la sertis-sure qui couvre la pierre au-delà de la partie sur la-quelle elle pose, et qu’on nomme feuillet, parce quesans cette précaution elle perdrait de son étendue. Avec

2041.

la partie tranchante de cette pointe il agit de bac enhaut, et amincit, par conséquent, la sertissure du côtéde la pierre ; la sertissure prend ainsi la formo d’untronc de cône dont la petite base est en haut. Toutesces opérations terminées, le joyau est envoyé à la polis-seuse, qui polit de nouveau à la ponce, au tripoli , et enfin au rouge d’Angleterre. Les différentes pièces revien-nent enfin au joaillier qui les réunit en les sondant àl’étain, avec l'alliage suivant : étain fin, 2 parties ;plomb, 1 p. L’argent dont se sertie joaillier est au titrede 980 millièmes.