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ORFEVRERIE .

ORFEVRERIE .

ment, en s'arrangeant de façon qu’elle né puisse diver-ger dans aucune autre direction. On peut employer, dureste, plusieurs procédés pour la faire descendre avec laforce nécessaire : 4° frapper dessus avec un mar-teau : 2° se servir d’un balancier analogue à lapresse monétaire; 3® se servir d’un mouton ou mar-teau à déclic. Les fig. 2072 et 2073 représentent

j uaqu’à dix ou douze. Comme le métal devient aigre, duret cassant, il faut le faire recuire de temps à autre pourlui rendre sa malléabilité. Pour arriver à produire desobjets d’une forme profondément creuse, on est obligéd’employer successivement plusieurs matrices gravéesde plus en plus profondément. Dans ce cas, on est mêmesouvent forcé d’opérer d’une autre manière ; on fait(fig. 2079 et 2080) les étampes en acier, et elles sontgravées en creux ; les matrices sont alors en plomb.

11 va sans dire qu’on réunit, par des soudures ou bienpar des assemblages à vis ou d’autre sorte, les diversespièces qu’il est impossible d’obtenir par un seul estam-page. Un chandelier, par exemple, est composé d’àumoins quatre ou cinq pièces principales auxquelles desbordures ornées sont ordinairement ajoutées. Des bor-dures ou bâtes sont également placées autour de l'ouver-ture ou en d’autres endroits des vases ou autres usten-siles pour les renforcer et concourir en même temps à ladécoration. Ces bordures sont surtout soumises aufrottement dans rasage qu’on fait des objets, et, parconséquent, elles se détériorent avec une grande facilité,et l’argent s’usant rapidement, elles finissent par laisservoir la couleur rouge du cuivre.

Un des plus grands perfectionnements qu’on ait in-troduits dans la fabrication du plaqué a été de faire cesbordures en argent pur. Malheureusement, toujoursdans un but d’économie, ces bordures sont faites enargent d’une minceur extrême. Pour leur rendre de laforce, on remplit l’intérieur des moulures de soudurefaible qui sert à les appliquer sur les pièces.

Les moulures s’exécutent avec facilité et précisionan üaoyen des estampes représentées fig. 2075 et 2076.

deux coupes rectangulaires du dernier appareil pluscommunément employé ; la fig. 2074 en donne le plan.Le mouton d porte à sa partie inférieure l’estampille;la matrice e est fixée sur la pierredans un soubassement en fer boù elle est serrée par quatre vis.

On soulève le mouton d à unehauteur plus ou moins grandeselon la force du choc qu’on veutproduire, au moyen de la corde fs’enroulant sur la poulie c. Lemouton se meut entre les deux 2074.

montants en fer a; les deux faces,

en regard de ces montants, présentent chacune un fileten relief pénétrant dans une raiuure correspondante dumouton.

Les matrices sont en acier fondu ; il peut y en avoirplusieurs pour la fabrication d’un même objet, parexemple pour obtenir uu vase dont le fond et les bordssupérieurs ont des dimensions moiudres que celles dela panse. «

La matrice étant fixée par les vis, on l’entonre d’uncercle haut de 4 à 5 centimètres, formé d’un lut d’argilepétrie avec de l’huile ; on coule du plomb dans la cavitéobtenue. On adapte à la partie inférieure du moutonune plaque en fer dont la face, de même dimension quela matrice, est rude comme une râpe, et qu’on appellesuçeur. Aussitôt que le plomb e3t solidifié, on soulèvele mouton, on le laisse retomber, et on le soulève de nou-veau ; il emporte avec lui le disque de plomb qui s’estbien moulé sur la matrice.

On peut alors procéder à l’estampage, qui s’exécuteen plaçant sur la matrice la feuille de plaqué découpéesuivant la forme et les dimensions voulues, et en lais-sant tomber dessus le mouton autant de fois que celaest nécessaire pour que la feuille de plaqué entre danstoutes les excavations de la matrice. Le nombre decoups de mouton est naturellement en rapport avec laprofondeur de ces creux, ainsi qu’avec l’épaisseur et ledegré de malléabilité de la feuille plaquée, et peut aller

2075.

2076.

La partie A est mobile autour d’une charnière ; on lasoulève pour introduire le métal à moulure entre lesdeux matrices. On ajuste sur un étau b; la partie a,

estmise en mouvement parmoulures gravées, l’un en

qu on peut avancer plus oumoins, guide l’opérateuret fait que la moulure esttoujours àla même distancedu bord de la feuille; onfrappe sur la tête A aumoyen d’un marteau.

Le laminoir peut êtreemployé avec succès pourla fabrication des moulu-res; il produit plus rapi-dement et plus économi-quement que le procédéprécédent. Les deux rou-leaux o, a (fig. 2077), sontrendus solidaires par deuxroues dentées, dont l’uneae manivelle ; ils portent leselief, l'autre en creux, et