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ORFEVRERIE .

ORFÈVRERIE.

il» sont agencés de façon que les deux moulures s’a-justent exactement, ainsi que l’indique la fig. 2078,sur une échelle agrandie.

Les courbures cylindriques ou coniques sont souventobtenues en frappant avec un maillet sur la feuilleposée sur des mandrins en bois diversement cour-bés. On obtient le même résultat avec plus de préci-sion et plus de rapidité au moyen d’une machine com-posée de trois cylindres en fonte A, B, C, (fig. 2081 )entre lesquels passe la feuille abed. Selon qu'on rap-proche plus ou moins des deux autres le cylindre du

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milieu À, on change de degré de courbure delà feuille;on peut obtenir la forme conique en éloignant ou enrapprochant ce cylindre A un peu plus d’un côté quede l’autre.

Les différentes pièces se soudent au moyen d’alliageplus ou moins fusible d’argent et de cuivre. On doitéviter la soudure à l’étain qui donne trop de solidité etqui, trop souvent, est employée pôur monter les pièces;il arrive, par exemple, que les réchauds de table as-semblés avec cette dernière soudure sont de suitehors de service. Quand on soude avec de la sou-dure forte, on recouvre le métal d’une mixture sa-line composée de borax et de fiel de verre, écume rejetéepar les verriers, et on place dessus la soudure coupéeen paillons. On expose ensuite à la flamme d’une lamped’émailleur ou bien à la chaleur du charbon de boisexcité par le soufflet d’une petite forge, jusqu’à ce quola soudure coule également le long des bords de lajonction.

On donne enfin le poli en frottant avec de l’hématiteou sanguine, ou bien avec du tripoli ou de la poudred’os calcinés.

Les procédés d’estampage que nous venons d’exposer,en partie d’après M. Üre, sont surtout employés enAngleterre. En France et en Allemagne , on se sert plussouvent du tour pour les pièces principales ; l’estampageest réservé pour les ornements. Nous dirons quelquesmots du tour au § 3 de ce chapitre.

§ 2. Du plaqué «ur fer. — La fabrication du plaquésur fer n’a jamais pu prendre une grande importance,et aujourd’hui elle tombe de plus en plus. On le conçoitfacilement, caron n’est pas arrivé à obtenir du doubléde fer par des procédés simples et économiques,comme ceux qui donnent le doublé de cuivre, et il estimpossible, du moins quant à présent, de travailler ledoublé de fer par les procédés mécaniques dont l’écono-mie a fait tout le succès du plaqué. On ne plaque doncsur fer que de petits objets, tels que couverts, inou-chettes et articles de harnais et voitures, etc. Encore cesderniers ouvrages ne se font-ils plus guère qu'en mail-lochort, argenté ou non, ou bien quand on veut allierle luxe à l’économie, en argent estampé très minceet fourré d’étain.

Le procédé pour plaquer le fer se réduit à étamerd’abord légèrement le fer, et, en chauffant les matrices,à appliquer la feuille d’argent à l’aide d’une fortepression.

§ 3. De l'orfèvrerie de cuivre. — Depuis longtempsdéjà, en Allemagne , on se sert avec un certain avan-tage de l’orfèvrerie en maillechort au lieu de l’orfèvrerieen plaqué dont la fabrication y est assez restreinte. Lors

de l’invention de l’argenture électro-chimique parMM. Elkington et de Ruolz, on s’est occupé d’importerla fabrication du maillechort en France ; on se propo-sait d’argenter cet alliage, contre lequel certaines pré-ventions s’étaient élevées à cause du cuivre qu’il con-tient, et de le rendre aussi usuel chez nous qu’il l’estau-delà du Rhin . Comme le maillechort est blanc, onn’avait pas à craindre de voir apparaître, par suite del’usure, la couleur rouge que montre si vite le plaqué etqui trahit si désagréablement un luxe mensonger. Maisle nickel qui avec le zinc et le cuivre constitue le mail-lechort, ayant acquis tout à coup une valeur considé-rable, on a bientôt renoncé à employer ce métal. C’està un accaparement que font les Anglais de tous les mi-nerais de nickel qui se trouvent principalement en Hon-grie , que l'on doit le renchérissement de ce métal. LesAnglais payent à raison de 280 fr. les 100 kilogr., desminerais qui ne contiennent pas au-delà de 15 p. 100dé nickel. « On assure, ajoute M. Péligot, à qui nousempruntons ces détails, dont il est bon que les orfèvressoient prévenus, qu’ils emploient le nickel à faire del’argenterie non seulement à bas titre, mais surtout àfaux titre, en tirant profit de cette observation, qu'unalliage à parties égales d’argent et de nickel ressort anmême titre, par les essais faits par les bijoutiers, qu’unalliage d’argent et de cuivre contenant 13 parties d’ar-gent sur 16 parties. On comprend qu’ils puissent payerà un prix élevé le nickel qu’ils destinent à un pareil emploi. »

Telles sont les raisons pour lesquelles on n’emploieplus le maillechort argenté que pour les couverts. Toutel’orfèvrerie argentée est maintenant en cuivre jaune,alliage de cuivre et de zinc. Le cuivre jaune est plusrésistant que le cui\re rouge, et c’est là une qualité quidonne déjà une supériorité marquée, sur le plaqué, àl’orfèvrerie de cuivre, industrie récemment importée deHollande. Il est vrai qu’il no faut pas espérer d’arriverau prix si bas du plaqué ; le métal n’a pas assez de mal-léabilité pour qu’on lui donne tant de minceur et si peude poids. Les pièces auront donc toujours une certainevaleur intrinsèque au-dessous de laquelle il sera impos-sible de descendre. Ce n’est vraiment pas un malheur,car cette circonstance engagera le fabricant à chercherune certaine élégancp, uue certaine richesse, en mêmetemps qu’il ne sera pas conduit à sacrifier à la fois lasolidité et la forme au désir de produire à bas prix.L’orfèvrerie de cuivre jaune, argentée ensuite à uneépaisseur suffisante, au moyen des procédés électro-chimiques (voir notre article dorure) conservera uncaractère propre, celui de l’imitation de l’orfèvrerie fine.Il y aura, cependant, un écueil à éviter, en prenant leparti de ne point diminuer indéfiniment l’épaisseur dumétal, ce sera de faire trop massif, c’est-à-dire de fabri-quer du bronze au lieu de l’orfèvrerie. Parce que l’or etl’argent sont des métaux précieux, on a dû économise*leur emploi, et par suite chercher à donner à tous lesobjets fabriqués avec ces deux matières premières une cer-taine légèreté, une élégance de bon goût mais sans mai-greur. Le fabricant d’orfèvrerie de cuivre devra s’at-tacher à reproduire ce caractère, à obtenir des détailsd’une grande finesse, un mat ou un poli d’une grandedouceur. Les ornements devront être fondus par un fon-deur soigneux,'habitué au moulage eta la fonte de l’or-fèvrerie fine. Autant que possible, pour ne pas rentrerdans la fabrication du plaqué, on devra éviter de faireles anses, les pieds, tous les ornements avec de l’es-tampé seulement. La ciselure délicate, la gravure ar-tistique seront nécessaires. La charpente des pièces, aucontraire, sera faite par les procédés mécaniques lesplus parfaits, c’est-à dire au tour et au marteau àplaner.

Nous ne nous étendrons point-sur les procédés méca-nique*, déjà indiqués plusieurs fois dans ce Dictionnaire

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