OUTILS.
OUTILS.
68 beauté. Robiquct p’est beaucoup occupé de cetteqncstion t mais il n’u pu arriver à un résultat satisfai-sant.
Nous avons déjà indiqué l’action des acides et alcalissur cette matière colorante, ajoutons que le sel ordi-naire rend plus claire sa couleur cramoisie, le sel am-moniac la rend rouge de rubis. L’alun forme un pré-cipité rouge-brun, et la liqueur devient d’un rougejaunâtre. Le sel d’étain produit un précipité rougeâtrequi tombe lentement, la liqueur surnageante resterougeâtre. Le sulfate de fer forme un précipité brunfoncé, le sulfate de cuivre un précipité brut» de ce-rise.
L’orseillc en pâte est spécialement employée par lesteinturiers j les imprimeurs en étoffes ne font usage quede l’extrait qu’ils préparent eux-mêmes ou qu’ils achè-tent tout fabriqué.
L’orseillc en pâte, bonne qualité, se vend aujour-d’hui environ 55 fr. les -100 kilogr.; elle se vendaitencore 75 fr. il y a sept ans. Ainsi le prix d’aujour-d’hui n’est pas tout à fait le bénéfice fait, il y a trentean9 à peu près, par les fabricants de cette matière co-lorante dont les produits jouissaient dans le commerced’une bonne réputation. Le bas prix de l’alcali a con-tribué pour sa part à la décroissance progressive duprix de l’orseille. L’Auvergne et Lyon étaient jadisen possession presque exclusive de la fabrication dece produit ; c’est aujourd’hui Paris qui a centralisécette industrie à côté de beaucoup d’autres. C’est àParis , en effet, ou dans son rayon industriel, que setient et s'imprime la majeure partie des étoffes delaine destinées soit au marché intérieur, soit à l’ex-portation ; la teinture et l’impression de ces étoffesétant sous l'influence immédiate delà mode qui depuislongtemps a établi le siège de son empire sur les rivesde la Seine.
L'importance de toute la fabrication de l’orseille, enFrance , peut être évaluée à 4,400,000 fr. à peu prèspar an.
Le cud-beard ou persio n’est autre chose que l’or-seille, avec cette différence qu’on le livre au commerce,sous la forme d’une poudre rouge-violet, d’une odeurparticulière peu désagréable. Il ste dissout eu partiedans l’eau bouillante.
La préparation est la meme que celle de l’orseille,seulement a la fin on fait sécher la matière à l’air, etonia fait moudre très fin. a. mai.lkt.
OS {anyl. boues, ali, knochen). Les os des animauxsont formés de deux substances entièrement distinctes,l’une de nature organique, l’autre saline et composéed’un mélange de phosphate de carbonate de chaux.La matière organique sert à la confection de la colle-forte et de la gélatine alimentaire; les résidus salinsà la préparation du phosphore. Lorsqu’on caleine lesos au rouge, en vase clos, on obtient le noir animal,agent décolorant par excellence. Les os de choix rem-placent 1 ivoire pour les ouvrages communs de tablet-terie. Enfin, les os, préalablement broyés, formentun engrais très durable et excellent, surtout pour lescéréales.
OSMIUM. Métal découvert par Tonnant, en 1803,dans les minerais de platine. Il n’a, ainsi que les com-posés. aucun emploi dans les arts.
OUTILS. Nous avons passé en revue les divers outilsd’une manière générale àl’article mécanique géomé-trique et avons parlé de leur importance, de l’uti-lité de l’acier et de sa propriété d'acquérir une grandedureté par la trempe. Nous sommes revenus sur l’é-tude des formes nécessaires dans chaque cas, en les trai-tant plus en détail aux articles spéciaux. Nous vou-lons seulement revenir ici sur les qualités qui font lemeritede tout outil tranchant. Il dépend de f excellencede l’acier dont il est fait, du soin qu'on met à forger,
durcir et tremper, mais surtout, et c'est là le point surlequel nous voulons insister, de l’angle de son tran-chant, eu égard à la position qu'il occupe pendant letravail, et à la nature de ce travail. L’épaisseur de lalame au tranchant et par suite la petitesse de l’anglequ’on peut donner à celui-ci dépend de la dureté de lasubstance sur laquelle on opère. Ain >i nous voyonsque les ciseaux pour tailler le bois tendre sont plusminces que ceux qu’on emploie pour les espèces plusdures, et ceux-ci encore plus aigus que les ciseaux em-ployés pour couper les métaux; en résumé, plus larésistance offerte par la matière qu'on coupe est grande,plus l’angle de l’outil doit être obtus. Quant à l’angleen lui-même qu’il s’agit d’obtenir, le principe a étéformulé d’une manière générale par M. Nasmyth, etest également applicable à un mouvement rectiligneou circulaire. 11 se déduit de la considération de la, di-rection dans laquelle on doit couper ou pénétrer dansle métal. Pour le premier cas, comme dans la machineà planer, il est évident que si la face antérieure del’outil est à angle droit avec la surface plane do lumatière que l’on coupe, et couséquemment sf son angletranchant est obtus, il ne possédera peu ou point dequalités tranchantes ; un tel outil ne ferait qu’écorcherou probablement écraser les parcelles de métal. Si nouspassons à l’extrémité opposée, si nous donnons autranchant la forme d’un angle extrêmement aigu, noustrouverons que la pointe étant faible $e casserait, se-rait incapable de résister à la moindre pression.
En recherchant ces faits, et d’autres aussi évidents,M. Nasmyth conclut qu’un outil de la forme représen-tée dans lafig. 3423 remplit toutes les conditions von-
mm
3423.
lues, réunissant à un haut degré les qualités d’un tran-chant coupant et solide; la première, par l’acuité pourla pénétration, et la dernière par l’épais?eur derrièrele tranchant, donnant de la résistance où elle est né-cessaire. La qualité de ces outils, bien reconnue parexpérience, permet d’établir le principe suivant : sa-voir, qu'en formant ou dressant un outil pour coupertoute surface, il est nécessaire de le disposer de tellefaçon à ce que son extrémité forme l’angle le plus petitpossible avec la surface qu’on attaque , en lui laissant unerésistance suffisante eu égard à la cohésion de la ma-tière à travailler; ou, en d’autres termes, que la facevoisine à la matière a travailler doit être presque pa-rallèle à la surface de celle-ci, et que le degré d’acuitéconvenable doit être obtenu en creusant la face anté-rieure, sur laquelle glissent les copeaux. On peuttrou\er un exemple familier et frappant de ce principedans le rabot ordinaire du menuisier. En montant lefer du rabot, qui est ici l'instrument tranchunt, dansle bois, la semelle du rabot en limite nécessairementl’enfoncement, et le limite à la pénétration nécessairepour enlever un copeau d’épaisseur convenable. Kitoutre, il est remarquable que les faces du fer du ra-bot et la face plate près du bois satisfont aux condi-tions ci-dessus indiquées, et notamment quo la faceaffûtée du ciseau et la surface du bois lui-même for-ment le plus petit angle possible.
Le même principe s applique à tous les outils, aussibien aux mèches des outils à percer qu’aux burins qu.servent à tourner, etc.