OXYDES.
OXYGENE.
OXYDATION. Voyez étamage.
OXYDES. Nom générique des combinaisons binairesde l’oxygène avec les autres corps simples. Les oxydesde tous ies métaux, dont nous nous occuperons exclusi-vement dans cet article, sont tous solides; il n*y on aqu’un très petit nombre qui jouissent de l’éclat métalli-que : tels sont les fers oxydulé et oligiste, quelquesoxydes de manganèse, etc. : ils perdent cet éclat par latrituration; leur couieur est, en général, différentede celle du métal qui les produit : cette couleur est sou-vent très belle et très éclatante; aussi cette classe decorps fournit des matériaux précieux à la peinture.Leur densité est toujours moindre que celle du métalqui leur sert de base. Ils sont inodores, excepté ceuxd’antimoine et d’osmium à l’état de vapeurs. Ils sonttons fixes ou à peu près, à l'exception du protoxyded’antimoine et des acides molybdique et osmique. Ungrand nombre sont fusibles. La chaleur réduit complè-tement les oxydes d’argent, de mercure, d’or, de pla-tine et des nombreux métaux qui accompagnent cedernier. Elle ramène à un moindre degré d'oxydationles peroxydes et deutoxydes de chrome, de manganèse,de plomb, etc. ; beaucoup de protoxydes se peroxydentpar le grillage. Le carbone, mélangé intimement avecles oxydes, les réduit presque tous ; il en rédu«t mêmeun grand nombre par cémentation. L’hydrogène et le«outre sont dans le même cas. Par voie sèche, le chloreattaque tous les oxydes, lorsqu'ils sont mélangés decharbon. Le fer et Pétain réduisent, à l’aide de la cha-leur, les oxydes de presque tous les métaux. Les oxydessont presque tous insolubles dans l’eau; mais ils sonttous susceptibles de se combiner avec elle pour formerdes hydrates.
Les acides ont une grande tendauce à se combineravec les oxydes, surtout lorsqu’ils sont à l’état d’hy-drates, pour former des sels. Cependant il y a certainsoxydes, comme les peroxydes de manganèse et dechrome, qui ne se dissolvent dans les acides qu’enabandonnant une certaine portion de leur oxygène.L’acide nitrique dissout la plupart des oxydes, à l’ex-ception des peroxydes d’étain, d’antimoine, de plomb,de manganèse, etc. ; il suroxyde, à l’aide de la chaleur,les protoxydes de fer, de cuivre, de mercure, d’étain,d’antimoine, etc. L’acide sulfurique se combine aisé-ment avec la plupart des oxydes; cependant il paraîtgénéralement moins énergique sous ce rapport quel’acide hydroelilorique, qui les dissout presque tous,en donnant lieu à un dégagement de chlore avec beau-coup de peroxydes, celui de manganèse, par exemple.
Quelques oxydes métalliques, jouant pour la plupartle rôle d’acides, sont susceptibles de se combiner avecla potasse et la soude, soit par voie humide, soit parvoie sèche, tels sont les oxydes de zinc et de plomb, lesucides chrômique, stannique, antimonique, tungstique,untiiiquc, etc. L’ammoniaque dissout, surtout lors-qu'ils sont à l’état d’hydrate, les oxydes de zinc, decuivre, d’argent, les acides chrômique, tungstique,les oxydes de nickel, de cobalt, de fer, etc. Le nltre etle chlorate de potasse suroxydent par voie sèche tousles oxydes susceptibles de produire des peroxydes oudes acides permanents à la chaleur blanche.
Les oxydes qui jouent le rôle des bases les plusfortes sont l’oxyde d’argent, les protoxydes de plomb,de fer, de manganèse, do nickel, de cobalt, de zinc,ci les deutoxydes de mercure et de cuivre.
Les hydrates des oxydes blancs sont eux-mêmesblancs; ceux des oxydes colorés sont aussi colorés;mais leurs couleurs sont différentes de celles des oxydes.Les couleurs sont souvent très belles et très brillantes.Les hydrates sont, en général,très facilement décompo-sables par la chaleur ; quelques-uns, celui de deutoxydede cuivre par exemple, se décomposent même dans l’eaubouillante. Ils sont tous beaucoup plus facilement atta-
quables par les acides et par les alcftiis que leur*oxydes. Us ne se forment pus directement : on ne lesobtient qu’en précipitant les dissolutions métalliquespar les alcalis caustiques en excès.
• Les oxydes étant en très grand nombre, on ne peutles obtenir tous par les mêmes procédés. On en trouveun grand nombre, dans le règne minéral, à l’état depureté parfaite. Quelques-uns 11 'exiatent qu’en combi-naison, à l’état de sols, et ne peuvent être isolés sansse décomposer, les protoxydes de fer et de mercure, parexemple. On les prépare par l’un ou l’autre des procé-dés suivants.
4° On expose au contact de l’air un métal en fusionet l’on enlève l’oxyde à mesure qu’il se forme à la surface du bain (litharge, etc.).
2° On grille, à une chaleur convenable, un oxydesusceptible d'absorber encore de l’oxygcne ( mi-nium, etc.).
3° On calcine, à une température plus ou moinsélevée, les peroxydes susceptibles de perdre une cer-taine dose d’oxygène par l’action de la chaleur (oxyderouge de manganèse, etc.).
4° On chauffe le mélange d’un oxyde et du métalcorrespondant dans des proportions convenables(protoxydes d’antimoine, de cuivre, etc.).
5° On fait passer un courant de vapeur d’eau sur unmétal réduit en limaille et chauffé au blanc daus untube de porcelaine (oxyde de fer magnétique).
6° Ou fuit bouillir un métal avec de l’acide nitriqueconcentré, on évapore à sec et on calcine au rouge(peroxyde de fer, acide antimonieux, acide stanni-que, etc.).
7° On traite un oxyde intermédiaire par l’acide ni-trique, lorsque cet acide peut le partager en protoxydesoluble et en peroxyde insoluble (peroxydes de plomb,de manganèse, etc.).
8° On précipite une dissolution métallique, soit parun alcali caustique, soit par un carbonate alcalin, etl’on calcine le précipité, qui est un hydrate ou un car-bonate. On prépare par ce moyen un très grand nom-bre d’oxydes.
9° On précipite une dissolution métallique par unhypo-chlorite alcalin, on obtient un chlorure soluble etun peroxyde hydraté, que l’on peut souvent amener al’état anhydre sans le décomposer, en le chauffant avec-ménagement (peroxydes de manganèse, cobalt, etc.).
40° Ou prépare, le plus souvent, les oxydes métal-liques qui jouent le rôle d’acide, en traitant par le nitre,à la chaleur rouge, les oxydes ou les minéraux qui ren-ferment le même radical et en décomposant ensuite lesel de potasse nui se produit par un acide plus fort(acides chrômique , etc.).
OXYGENE ( angl. oxygen, ail. sauerstoff). Corpssimple gazeux, permanent, incolore, insipide, inodore,dont la densité = 4,4026. L’eau en dissout 0,035 deson volume, quantité insignifiante en poids. Compriméavec force et rapidité dans un corps de pompe, il déve-loppe de la lumière et une chaleur suffisante pour allu-mer de l’amadou. C'est de tous les corps celui qui activele plus la combustion. Le protoxyde d’azote seul par-tage avec lui, mais à un moindre degré, celte propriétéqu’il doit à l’oxygène qu'il remerme. C'est le seul gazpropre à la respiration et susceptible de transformer lesang veineux en sang artériel : sou action est tempéréedans l’air que nom lespirons par le mélange d’im g.izinerte, l’azote. A la température ordinaire, l’oxygènen’agit que sur un très petit nombre de corps; mais,quand on les chiuiffe au rouge, un certain nombre, lefer par exemple, brûlent dans ce gaz avec un Mat quela vue ne peut supporter. L’oxygène est de tous leséléments celui qui est le plus répandu dans la nature ;il fait partie de l’immense majorité des substances mi-nérales qui composent l’écorce terrestre; il constitue
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