PAPIER.
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fine et le cylindre jusqu’à ce qu’il soit réduit en pâte.C’est pour remplacer l’eau qui se perd continuellementet qui est chargée des 6aletés du chiffon, que l’on intro-duit continuellement par le robinet, dans la pile, unequantité à peu près égale à celle qui sort par les châs-sis K, et qui est rejetée au dehors par les conduits L.Lorsque le chiffon est suffisamment lavé et trituré, ilest envoyé par le conduit M que ferme une soupape,
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dans des caisses où il s’égoutte, ou s’il y a lieu; au ré-servoir d’alimentation delà machine à papier.
Le palier à coulisse E n’a de mobilité que dans lesens vertical ; le mouvement est donné par une mani-velle ; elle porte sur la partie supérieure du palier etsert d’écrou à une vis qui traverse la partie supérieuredu palier, son extrémité inférieure est liée à une four-chette qui, elle-même, fait corps avec le coussinet; ce-lui-ci glissant entre les coulisses du palier, entraînel’extrémité de l’axe du cylindre.
La platine H est composée de lames d’acier réuniespar des boulons ; elle est maintenue solidement par descoins en bois dans une boite en fonte H’ appelée contre-platine, elle est en forme de queue d’aronde, se fixedans l’épaisseur du fond de la pile dans une rainure demême forme; le bout de cette boite traverse la paroieu fonte et fait saillie à l'extérieur, elle est maintenuepar un coin ou bouchon en bois qui sert aussi à fermerl'ouverture donnant passage à la contre-platine ; celle-ciest parallèle à l’axe du cylindre, maiB la platine est in-clinée par rapport à cette ligne de 4 2 à 4 5 millimètres ;l’extrémité tranchante des lames est taillée concentri-quement à la circonférence du cylindre, et l’inclinaisonde leur tranchant affûté en biseau, doit être dirigé ensens inverse de celles des lames du cylindre.
Les lames de cylindre sont fixées dans des rainuresfaites, suivant le rayon, dans un noyau eq bois d’ormeou de chêne à égale distance sur la périphérie et paral-
lèlement à l’axe. Pour la dtfileuse, chaque rainure re-çoit deux lames, elles y sont fixées à l’aide d’un coinqui est enfoncé entre elles, et maintenu fixe par despointes qui vont s’attacher dans le bois da cylindre ; deplus, des entailles sont ménagées à leurs extrémités,ainsi que dans le bois, de manière à former un espaceannulaire vide qu’une forte frette vient remplir ; ainsitoutes les lames se trouvent reliées ensemble et fixéesau hloc cylindrique en bois. Onétablit aussi en fonte le noyaude cylindre avec entre-lames enbois rendues parfaitement soli-daires avec le noyau ; l’avantageprincipal de cette construction,sur l’autre, est de pouvoir enleveraisément les lames du rouleau,soit pour les affûter, soit pour leschanger.
On ajoute à la pile le tambourlaveur, lorsqu’on veutélaverplusabondamment; il faitfairemoinsde déchet que les châssis des cha-piteaux.
Le tambour-laveur O, quecommande la poulie P, tournesur les petits paliers p qui reçoi-vent les tourillons de son axe ; ilreçoit son mouvement du moteurprincipal ou de l’arbre du cylin-dre, il fait 25 à 30 révolutionspar minute, il est composé dedeux cercles en cuivre o, o’, d’nndiamètre à peu près égal à celuidu cylindre, et de quatre feuillescourbées suivant la développantedu cercle, et soudées aux cercleso, o’, ainsi qu’à l’arbre. La cir-conférence est formée de deuxtoiles métalliques de grosseurdifférente et superposées ; la plusgrosse est à l'intérieur. Le cercleo’ est percé à son centre, et àcette ouverture circulaire estsoudé le tuyau o*. Lorsque lecylindre A fonctionne et que letambour-laveur tourne dans le sens indiqué par lesflèches, comme une partie de sa circonférence plongedans l’eau de la pile, les feuilles courbes en prendrontune certaine quantité que les toiles métalliques laissentpasser, et dans leur mouvementde rotation feront coulercette eau vers le centre ; l’eau renfermée dans les com-partiments des feuilles, ne trouvant pas d’autre issueque le tuyau o*, sera versée dans la gouttière Q, qui, àson tour, la verse au dehors par le conduit vertical q.Dans le premier appareil de lavage, celui des châssis K,lorsqu’on veut cesser de laver, on abaisse les panneauxpleins K’, et l’eau est forcée de retomber dans la pilaau lieu de s’écouler au dehors. Avec le tambour-laveuril suffit de lever la gouttière Q, qui est mobile, et l’eauest également reversée dans la pile
Les toiles fines qui couvrent ces deux appareils con-tiennent 25 mailles par centimètre carré pour le traite-ment des chiffons, et 30 pour celui du défilé.
Pour la propreté, tout l’intérieur de la pile, y com-pris les plans inclinés et la cloison, est doublé de feuillesde cuivre rouge, de zinc on de plomb. Tout contact dela pâte avec le fer doit être évité, si on ne veut la voirternie par la rouille, circonstance qui devrait faire écar-ter l’emploi des lames d’acier, notamment dans les pilesraffineutet.
La pile raffinense ne diffère essentiellement de la dé-fileuse que par le nombre de ses lames ; cette dernièreles porte disposées sur son cylindre en dix-neuf paquets