PAPIER.
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mencement du raffinage, ou bien dans l’élaveusc ; sonaction sur le défilé serait très lente, n’ayant pour agentprovocateur que le contact de l’air, aussi a-t-on recoursà l'intervention d’un acide pour en brusquer l’effet :l’acide sulfurique par exemple. Soit, pour les propor-tions relatives déjà indiquées, de 4 à 40 kilogr. ; on leverse sur la pâte, convenablement étendue d’eau, soitaprès, soit avant le chlorure, avec le soin de le répandreuniformément dans tout le circuit de la pile; au boutde 40 minutes la pile peut être vidée, ou miso surnlace en élavage.
Un autre mode est celui qui consiste à blanchir parbains ; il exige, comme par le gaz, des appareils parti-culiers; ceux-ci sont des cuves ou bassins, dont partiesert de réservoir aux dissolutions, partie aux bains deblanchiment. Le niveau du fond du réservoir supérieurdoit être au-dessus du bord des caisses ou cuves de blan-chiment; la contenance du réservoir supérieur est plusgrande que celle de la somme des caisses qu’il doit ali-menter, surtout si l’on fait usage du chlorure sec, lasurface de liquide qu’il présente à l’air est la moindrepossible, eu égard à ses autres dimensions. Les caissesde blanchiment, au contraire, étant peu profondes etmultipliées, développent une grande surface ; cette dis-position a pour but de rendre plus prononcée l’action del’air et de la lumière sur le bain ; leur capacité ne doitpas excéder 5 mètres cubes, correspondant à une con-tenance de 250 kilogr. au plus de chiffons défilés ; pluspetites, elles ne travaillent que mieux, la pâte se tassemoins, et il est plus aisé de la spatuler, si cela est jugénécessaire. Elles ont un double fond de châssis garnisde toiles métalliques ; au-dessous est une bonde de vi<dange qui verse dans un canal commun se rendant auréservoir inférieur, ce dernier n’a qu’un tiers de la con-tenance des caisses qu’il dessert. A moins d’être descuves de bois, les caisses de blanchiment sont de formequadrangulaire ; elles sont construites en pierre ou enbriques, bien cimentées, complètement revêtues à l’in-térieur, de ciment résineux, de bitume, ou mieux, deplomb laminé ; toutes les soudures de plomb devront sefaire pour ce blanchiment, comme pour celui au gaz,par le chalumeau à gaz hydrogène, et éviter dans lespoints d’appui le contact des autres métaux.
La liqueur décolorante est faite, pour la premièrefois, par 25 kilogr. de chlorure de chaux pour 4.000 litresd’eau, ou la dissolution, ramenée entre 2 et 3° ; un degrétrop élevé donne lieu à une plus grande perte par l’airet par l’égouttage ; il faut se défier de l’indication dupèse-sel qui n’accuse que la densité de la liqueur, den-sité qui peut-être aussi bien augmentée par la présencedu chlorure de calcium que par celle du chlorure dechaux.
Pour donner un bain on remplit les cuves ou caisses,à ce destinées, d’abord de défilé bien égoutté que l’onécharpe par morceaux plus petits qu’on ne le fait pourle gaz, puis de chlorure qu’on reçoit du réservoir parun syphon, un chéneau, une conduite quelconque enfin ;mais rien qui multiplie les robinets et les joints. Le dé-filé demeure immergé 6 heures, terme moyen ; on nesaurait assigner, qu’entre de grandes limites, la duréequi convient à l'action complète du bain ; car, nous lerépétons, l’état et la nature des pâtes retarde ou accé-lère la décoloration, qui est aussi plus ou moins com-plète. 11 faut savoir faire varier à propos les propor-tions de défilé à blanchir et l’énergie du bain.
Le blanchiment effectué, on ouvre les bondes deschâssis, et les eaux de chlorure abandonnant le défilé,vont se réunir dans le réservoir d’égout, d’où elles sontreprises par une pompe et reversées dans le réservoirsupérieur. Là, elles sont ramenées au degré voulu parl’addition d’une quantité convenable de chlorure sec ouliquide concentré. Ces eaux qui avaient perdu de leurpouvoir décolorant, sont quelquefois colorées elles-
mêmes en jaune sale par les substances détrnites et ren-dues solubles; ce qui fait que les pâtes blanchies par ceprocédé présentent plutôt un ton blanc grisâtre qu’uneteinte jaune prononcée. Le défilé suffisamment égouttéest enlevé des caisses, il est encore imbibé d’une quan-tité notable de chlorure, de sorte que, si on le laisse eudépôt, la décoloration peut se continuer jusqu’à satura-tion du chlore ; si celui-ci est en excès, leligueux finirapar en être attaqué. D’autres fois, le même effet des-tructif se produit par l’acide hydrochlorique développédans la réaction du chlore sur la matière coloraute etinsuffisamment saturée par la chaux.
Le chlorure de soude étant moins stable que celui dechaux, décolore plus promptement et dissout mieux lamatière colorante détruite ; sa présence dans les pâtesmal lavées nuit moins au collage que ne le ferait unsel calcaire. En Angleterre, le chlorure de soude estsouvent substitué avec avantage au chlorure de chaux.En France , la grande différence qui existe entre lesprix de ces deux produits fait qu’on est réduit à n’em-ployer que du chlorure de chaux.
L’effet du gaz chlore sur le défilé est plus énergiqueque celui des chlorures ; cependant ces derniers agissentplus intimement sur les filaments élémentaires, et d’unemanière qui en compromet moins la solidité. Ainsile gaz attaque fortement tout ce qui est chenevotteux,ce que ne font pas aussi bien les chlorures, tandis qu’iln’attaque que superficiellement les défilés de chiffonsbis, parce que ceux-ci sont à fibres plus complexes, etque celles de l’intérieur restant imperméables au gaz,demeurent colorées. Ce fait devient sensible, lorsqu’onopère le lavage du défilé blanchi, opération indispensa-ble, puisqu’elle consiste, comme nous l’avons dit, àdissoudre la matière colorante détruite qui s’opposeraitau succès de tout traitement ultérieur. Ce travail sefait dans une pile ordinaire, ou mieux dans la pilelaveuse ad hoc. La durée du lavage tient à la quantitéd’eau qui y est affectée, soit par exemple, pour untemps moyen d'une heure, une alimentation de troislitres par seconde; on estime le lavage complet, lors-que l’eau qui en résulte sort limpide, incolore et nonécumeuse. Ainsi dégorgé, le défilé, dont la couleurétait une des nuances du jaune, est devenu grisâtrecomme un mélange de pâte blanche et de pâte nonblanchie; il est presque toujours indispensable, en cecas, d’avoir recours de nouveau au blanchiment par legaz ou par les chlorures.
Règle générale : le premier blanchiment se fait augaz ; un second au gaz ne se fait que sur les chiffonstrès colorés ou chenevotteux ; un troisième, ce qui estrare, ne se fait qu’au chlorure. Les chlorures décolo-rants s’emploient en toute circonstance, sans que l’abusqu’on peut en faire entraîne, comme le gaz, à desdéchets et des détériorations notables de pâtes. Le défileblanchi au gaz dpit être lavé immédiatement ; le défiléblanchi au chlorure estgardé avec avantage huit à quinzejours, et, contrairement à ce qui se passe pour le gaz,le défilé prend de l’éclat et de la blancheur en s’élavant.Quant à la couleur rouille de certains chiffons teints outachés par le fer, elle sera dissoute, après le premierblanchiment au chlore, par un bain d’acide hydrochlo-rique dans la proportion de 3 d’acide pour 4 000 d’eau.
On a donné le nom d’antichlore à des réactifs quiont la propriété de neutraliser, dans la pâte, le chloreen excès, et l’acide hydrochlorique produit par le faitde la décoloration ; l’emploi de ces réactifs a pour bntd’annuler le lavage , qui est une cause de perte detemps, de matière et de force motrice, dans l'opiniondu reste fondée, que l’introduction du chlore à l’étatlibre, ou d’uu acide dans le papier, nuit à sa coloration,à son collage et à sa durée. Ce ne sont pas là les seulescauses qui produisent ces mauvais effets; il faut enattribuer une forte part à la prcexistance de la matière