Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

PAPIER.

PAPIER.

Régulateurs. La difficulté de fabriquer une partiede papier dont toutes les feuilles aient le même poids,réside dans le maniement du robinet de pâte, principale-ment toutes les fuis qu’on veut suivre les causes pertur-batrices du poids voulu, pour en neutraliser l'effet. Le ré-gulateur, substitué au robinet, a pour objet do faire pro-duire à la machine, sur une largeur donnée et avec unepâte de composition constante, un papier dont chaquefeuille reste d’égal poids ou épaisseur, quelles que soientles variations de vitesse delà machine et de îmeau dansle réservoir d’alimentation. Cet appareil, une fois réglépour un poids donné d’une rame ou d’une feuille, fonc-tionne de lui-même en délivrant des volumes de pâteproportionnels aux vitesses dont la machine est animée.Les régulateurs de pâte imaginés jusqu’à ce jour n’at-teignent pas rigoureusement leur but, soit qu’ils exigentdes soins trop minutieux de la part des ouvriers, soitqu’ils affectent nne disposition mal appropriée au liquideempâté qui les traverse, et qui se dérobe aux lois ordi-naires de Lhydrostatique. Il faut se garder de ceux quipeuvent rouler la pâte en petites pelottes, et de ceux dontle mouvement excite la production de mousse. Quoi qu’ilen soit, nous croyons qu'il y a encore plus à comptersur la régularité quelque peu imparfaite de ces ma-chines, que sur l’habileté et l’attention peu soutenue, etparfois impuissante, de l’ouvrier conducteur.

Eturateuks. On a vu, dans la description des ma-chines, quél’épurateur de M. Chapelle est divisé par pa-niers de bronze à fond refendu enchâssés dans un seulcadre, distribution qui permet le nettoyage completpen-dant le travail même ; lorsqu’aux changements de pâteelle s’offre plus longue ou plus courte, le jeu de paniersost remplacé par un autre jeu dont les fentes sont plusouvertes ou plus serrées. L’épurateur Donkin ne peut senettoyer pendant la marche, mais il ne nécessite pasRemploi de différents jeu de paniers lors des change-ments de pâte ; c’est une caisse de bronze formée d’uncadre et dont le fond est occupé uniquement par desbarreaux mobiles également distancés entre eux par lesépaisseurs de petites équerres bien calibrées, qui sonttoutes remplacées par de plus épaisses ou de plus min-ces, suivant l’ouverture voulue des rainures. Les épu-rateurs disposés en cascade, c’est-à-dire déversant lesuns dans les autres, du plus ouvert dans le plus serré,nous semblent, à tous égards, préférables à l’établisse-ment sur un seul niveau ; ils sont moins sujets à débor-der par suite d’engorgement, et, dans ce cas même, lemal est moins grave et plus réparable ; de plus, la pâteest tamisée à un degré plus grand de finesse, et, à larigueur, le nettoyage peut se faire en marchant.

Sablières. Les sablières de la machine à papiersont des bassins d’une grande surface et peu profondsplacés sur le vat, soit avant, soit après l’épurateur; ilssont occupés dans toute leur étendue par des lames debronze soutenues à une certaine distance du fond, dis-posées à la manière des lames d'une persienne dans unplan horizontal et transversalement à la machine. Lapâte emplit ces bassins et parcourt ave^lenteur toutesles lames en les submergeant de quelques millimètres ;la présence de ces lames, en brisant le courant direct,oblige la pâte à se mouvoir sur toute rétendue du bas-sin, dans les couches voisines de la surface seulement.Il résulte de là que les corps plus lourds que la pâte, etqui ne sont maintenus en suspension que par l’agitation,se déposeut au fond de la sablière toutes les fois qu’ilsentrent dans une couche à l’abri des courants et contre-courants. Par cette sorte de décantation, on réussit àretenir la presque totalité du sable inévitablement contenudans la pâte, et même une quantité notable de bou-tons de pâte. Cet appareil est donc d’un excellent office;:1 devient indispensable dans une fabrication soignée ;les grains de sable, tant fins soient-ils, criblent le papierlors du lissage, dépolissent et piquent les feuilles d’ap-

prêtage, comme aussi les cylindres de la machine; ilssont très nuisibles à la gravure en taille-douce, à lagravure sur bois, aux caractères typographiques, etc.

Rouleaux égoutteurs. On fait maintenant desrouleaux égoutteurs à vergeurs, comme nous avons ditqu’on le pratiquait pour certaines toiles métalliquessans fin, et cela uniquement pour simuler le papier decuve non vélin. Nous verrions avec plaisir qu’on appli-quât de préférence la propriété de déplacement de latoile et celle d’impression du rouleau, à l’indicationautrement significative, de la marque ou du nom ditfabricant ; nous ne ferions en cela que suivre l’exempleque nous offre cette partie de la fabrication anglaise quia tout intérêt à avouer ses produits.

Calandres. Nous établirons une distinction de cettemachine avec la lisse proprement dite, en ce que nousconsidérons la calandre fonctionnant à la suite et decontinuité avec la machine, exerçant sur le papier unepression à sec ou à nu, c’est-à-dire sans l’intermédiairede feutres, de cartons ou de feuilles métalliques, travailqui sc réduit à un laminage entre deux cylindres ouplus. Une des calandres que nous trouvons d’une ma-nœuvre facile et d’un bon travail c- nsiste en trois cy-lindres dont les axes sont dans le même plan vertical ;celui du milieu est chauffé comme les cylindres séchemspar une introduction de vapeur; une communication demouvement très simple permet de mettre ces trois cy-lindres au rodage toutes les fois qu’ils cessent de fonc-tionner pour l’apprêt du papier ; de la sorte, la grave-lure occasionnée par le sable est effacée avant qu’elle nesoit assez prononcée pour nuire au lissage du papier ;ce dispositif pare à l’inconvénient le plus grave queprésente l’usage de cette machine. Le calandrage s’estprêté à l’emploi d’une quantité considérable de machinesde configurations diverses, fondées toutes sur le mêmeprincipe , la pression ou le frottement, mais sans modi-fications essentielles dans les résultats.

Machines a couper le tapier en long et entravers. Nous avons reconnu, en parlant de la coupedu papier enroulé sur les dévidoirs, qu’il y avait tou-jours quelque chose à perdre par le biseau et la rognuretransversale; la machine à couper, substituée aux dé-vidoirs, annule cette cause de perte ; elle coupe le papierau fur et à mesure que la machine le produit; la dé-pendance qui résulte de s* posi ion, apportant d’unautre côté quelques inconvénients, une autre disposition a été généralement adoptée ; nous eu offrons unexemple dans la machine suivante :

La fig. \ 972 est le profil de l’un des côtés de la ma-chine; la fig. 4973 en est la section ou coupe # par lemilieu dans le même sens, a, a, a, a, sont quatre dévi-doirs couverts chacun d’une feuille continue de papier,lesquels sont portés sur des crans de crémaillères pra-tiqués sur le développement du bâti b b b; ccc, estun drap épais en laine ou feutre sans fin, passant; surles rouleaux d, d, d, d, qui est tendu et s’applique surla surface inférieure du tambour e «, que l’on distinguemieux dans la fig. 1973.

L’épaisseur de papier formée par les feuilles destinéesà être coupées étant engagées entre le tambour e, et lefeutre sans fin c, se dévideront par le tirage en dégar-nissant à la fin tous les rouleaux a, saisies qu’elles sont,par la machine toutes les fois que la courroie de com-mande passera de la poulie folle sur la poulie fixe adap-tée à l’extrémité de l’arbre /. Mais à mesure que lacollection de feuilles chemine, elles se présentent al’endroit où elles doivent être coupées, et là, devantrester un moment stationnaire, un mécanisme particu-lier devient nécessaire. Une plate-forme circulaire g ,porte une cheville en i, sur laquelle s’adapte la bielle y,et lui communique le mouvement; cette cheville estfixée sur une pièce soigneusement ajustée, glissant dansune gerge en queue d’arondc, en regard d’une règ e