Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

PAPIER.

PAPIER.

droite et maintenue fixe par uue vis de pression j l’é-chelle graduée s’étend du centre à la circonférence dudisque, de manière à faire varier l’excentricité de lacheville et, conséquemment, l’amplitude de son mouve-ment de manivelle. La bielle j , ajustée à la cheville i,se lie au contre-bâti oscillant de forme curviligne k ,dont la partie inférieure dentée engrène avec la roued’engrenage 1, qui tourne librement sur l’arbre du tam-bour d’appel e e; de oette roue s’élèvent des bras m t m,

qui portent un ou plusieurs encliquetages buttant dansles dents de la grande roue de rochet o o, montée surl’arbre du tambour e.

Le disque g , recevant son mouvement rotatoire dansla direction qu'indique la flèche, communiquera à l’arcdenté k un mouvement dont le point h est le centre, etqui, engrenant sur la roue l , la fait tourner, en entraî-nant dans un mouvement oscillatoire inverse au précé-dent les deux bras m, m, ainsi que leur encliquetage n.Dans le balancement du point n de droite à gauche,le cliquet de l’encliquetage glissera sur la partie in-clinée des dents de la roue à roebet c; mais, lors de sonretour de gauche à droite, le cliquet buttera dans unentre dents sans pouvoir le franchir, s’embraiera,pour ainsi dire, sur la roue à rochet, la fera tourner, etmettra le tambour en mouvement tant que durera cetteportion de révolution. Les feuilles de papier enferméesdans la moitié intérieure du tambour seront ainsi ame-

nées en avant des rouleaux-dévidoirs par la pression,qui s’opère entre cette partie du tambour et le feutresans fin, par longueurs correspondantes à l’étendue del’arc décrit dans l’oscillation du système d'enclique-tage.

Le couteau, qui coupe transversalement cts lon-gueurs de papier, est mis en action dans le temps oùl’arc d'oscillation n’embraie pas le rochet, c'est-à-direquand, glissant de droite à gauche, il se porte en o >après avoir franchi les dents du roebet par l’incli-naison qu’elles présentent. L’amplitude de cetteoscillation varie en raison de la distance de la che-ville i au centre f du disque g; cette distance dé-termine la longueur du mouvement de pendule ducontre-bâti k , celui du tambour e et, partant, lalongueur du papier présenté à l’appareil qui lecoupe. Les feuilles entraînées arrivent sur le re-pos r des barres de presstun r, v t dont la partieinférieure est fixe ; la came ou manivelle* soulève,dans sa révolution sur l’arbre f, l’un des bonts dulevier /, fait descendre la barre mobile v ftig. 1974),et la fait porter de tout son poids sur la barre fixe,pince le papier, le fixe, et le prépare ainsi à re-cevoir une tranche nette. Alors le couteau trans-versal u descend, appuie par son tranchant sur lepapier, le coupe entièrement en passant contre letranchant de la lame fixée au repos r. Chaquerévolution de la came s, lui faisant franchir l’ex-trémité du levier coudé f, le poids z , qui est attachéau levier, relève dans le même mouvement, et labarre d’application v, et le couteau u, à l’aided’une corde passant sur une poulie : le passagedégagé admet la nouvelle portion de papier que letambour est chargé de délivrer ainsi par alter-natives. Le couteau mobile n’est pas fixé paral-lèlement à l’arbre du tambour ; on lui donne unelégère inclinaison et un peu de concavité à sontranchant, afin de faire mordre progressivementsa lame sur celle qui est fixe. La barre mobile v,pour plus de précision, peut être mue entre deuxguides.

Cette machine, qui ne présente pas l'appareilde la coupe en long, a été l’objet d’un brevet pris,en juin J 83-1, par M. E.-N. Fourdrinier. Depuislors, elle a été perfectionnée d une manière satis-faisante dans plusieurs établissements d’Angle-terre.

M. Debergue-Spréafico a pris en Fi ance unbrevet, pour une machine à très peu près sem-blable, en janvier 1840. Bien entendu que cetttcoupeuse possède, ainsi que tontes celles actuellement employées, le système de couteaux à couper en long. La coupe longitudinale ne présent*aucune difficulté sérieuse dans la construction desmachine> ni dans leur marche; elle s’opère géné-ralement à l’aide de cisailles circulaires formées dedisques d’acier distribués en nombre égal sur deuxarbres parallèles; chaque disque est ajusté dans unearmature ou manchon, ayant pour centre l’axe del’arbre, pouvant glisser sur toute l’étendue de l’arbre,ou y être fixé par une vis de pression ; l’accouple-ment des disques ayant lieu d’un arbre à l’autre,leurs limbes ou biseaux s’engagent l’un contre l’autrepar leur plat, et présentent ainsi au papier un anglecurviligne tranchant. Les deux arbres tournent en sensinverse, c’est-à-dire comme s iis engrenaient l’un surl’autre, et de façon à faire appel au papier; cet appeldoit être tel, que la circonférence des disques possèdeune vitesse double ou triple de celle de la feuille. Lamachine à couper, uniquement en long, est très em-ployée dans nos fabriques françaises, soit à couperles papiers pour tenture, soit seulement ponr abrégerla courc à la main ou à la rognette; il n’en est pas de

223

1972.