PAPIER.
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même des machines à couper en long et en travers ; leursuccès est resté au moins douteux, tandis qu’elles sontd’un usage universel dans toute la Grande-Bretagne.A quoi tient cette différence de résultats? On l’a vouluexpliquer par l’épaisseur de la feuille, qui chez nousest moindre, proportion gardée, que chez les Anglais ,par la grande vitesse avec laquelle nous fabriquons à lamachine. Ces deux objections, que nous croyons assezfondées, quand il s'agit d’une couneuse fonctionnant deconcert avec la machine sans fin, disparaissent devantl’emploi d’une coupeuse indépendante. Eu effet, leservice de celle-ci se fait à volonté à telle époque,et dans tel emplacement, à une vitesse très modérée, etsur un plus ou moins grand nombre de feuilles formantune épaisseur donnée. Nous sommes persuadés que, si l'ons’appliquait à purger parfaitement les pâtes du sable finqu'elles charrient d’uue part, et si l’on s’entendait à pré-venir le jeu et le temps perdu dans les pièces de la cou-peuse de l’autre, on aurait surmonté les plus grandesdifficultés faisant obstacle à l’emploi général de cetteingénieuse machine.
MM. Varral, Middleton et Elwel ont fait subir à cettemachine des modifications fort heureuses ; on en trouvela description détaillée dans la publication industriellede M. Armengaud, 4 e volume, page 405.
Li$se. Une machine à lisser puissante, fonctionnantdans plusieurs papeteries d’Angleterre, a été, en octo-
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bre f 84 i, l’objet d’une prise de brevet d’importation dela part de M. A. Brewer. La fig. 1975 est une élévationde cette lisse vue de profil ; la fig. 4 976 en est le plan ; lesmêmes lettres indiquent les mêmes pièces. A, A, bâtis
fondus en une seule pièce avec les supports B, B, etc.; ilssont tenus d’écartement entre eux par les jumelles C, C,et par les sommiers D, D, sur lesquels ils portent. E, cy-lindre de 4 mètre environ de diamètre, portant surchaque côté deux embases o, a, parfaitement de mêmediamètre; ce cylindre est récepteur du mouvementtransmis par la roue d’engrenage F, fixée à l’une uesextrémités de l'arbre du cylindre. G, G, cylindresdont les axes sont disposés parallèlement h celui du cy-lindre E, et sur un arc de cercle qui a ce même axepour centre. Les cylindres G, G, portent par leurs ex-trémités sur les embases a, a, et laissent, par consé-quent, entre eux et le cylindre E, un jour égal à lasaillie de ces deux cordons, b, coussinets à coulisseréglés par des coins ou des vis de pression non figuréesici ; c, coussinet également à coulisse portant sur latige d, d’un levier H, chargé de poids, e, supports deguides passant dans i’entre-deux des cylindres G. G,faisant obstacle au passage du papier par cet intervalle,f, tablette qui reçoit Je papier préparé pour l’apprêt.
Le service de cette lisse se fait comme celui de lalisse simple; le paquet de fouilles de papier alternéesde feuilles métalliques s’engage, d’un côté dans l’espaceménagé entre la table du grand cylindre E, et celle descylindres G, G ; il sort du côté opposé après avoir subiquatre pressions ; mais l’inflexion qu’éprouve le paquetde feuilles ou jeu, suivant le cintre du grand cylindre,à mesure qu'il se présente sous chaquecylindre, détermine un déplacement en-tre les points pressés précédemment; desorte que, si la tranche du paquet estengagée à angle droit, elle éprouvera,dès la seconde pression, une légère incli-naison qui, se répétant et s’ajoutantsous chacune des autres pressions, don-nera à la tranche un biseau très pro-noncé à sa sortie; évidemment ce dépla-cement est exactement semblable pourtoutes les parties du jeu mis en travail.Il produit le même résultat que l’échangedes feuilles. La main d’œuvre de cetteopération est non seulement suppriméepar ce système de lisse ; mais encore ellediminue celle du lissage même.
M. Nach, fabricant de papiers, prèsde Londres , à qui est due cette machinea porté à cinq le nombre des rouleauxpresseurs ; les jeux sont chargés de cin-qvante à soixante feuilles; deux passesdonuent un satinage d’un lustre parfaitsans rien ôter au ton mat et éclatant dupapier.
Production. En établissant ce qui suit,pour résumer les facultés productricesdu système de fabrication à la machinecontinue, le résultat est basé sur unedonnée annuelle, considérant une ma-chine qui travaillerait en moyenne 20heures par jour, et produirait des sortesmoyennes et belles : les chiffons em-ployés sont supposés pris dans les beauxbis et blancs. 350.000 kilogrammes dechiffons rendent 250.000 kilogrammesde papiers collés et non collés, soit en-viron 40.000 rames assorties ; le déchet,d’après cela, serait de 28 4 /2 pour 4 00.Rappelons, à cet égard, que le papiersans colle peut porter ce chiffre à 30pour 4 00, tandis que le papier collé leréduirait à 27 pour 400. Il n’est pas douteux que ledéchet réel du chiffon ne puisse être réduit à 25 pour400, et même au-dessous; mais, en échange de cetteépargne, il faudrait consentir h faire un sacrifice de
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