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PARATONNERRE.

PARFUMERIE.

très grand nombre, employant plus de fro*< mille pu*vriers, imprimeur*, graveurs, tireurs , etc.

Un grand nombre de fabriques se sont aussi élevées àl’étranger; il en existe plusieurs en Belgique, en Alle-magne, en Hollande, en Angleterre et on Russie . Maisjusqu’ici nos produits sont de beaucoup supérieurs àtous les autres, sous le rapport du goût et de la puretédes dessins, de la vivacité du coloris et de labonue fa-brication ; nous ne redouterions donc pas leur concur-rence, si elles ne copiaient pas servilement la majeurepartie de nos dessins.

PARAFFINE. Substance solide dont la densité —0,870, fusible vers 44°, et dont les caractères physiquesont une certaine analogie avec ceux du blanc de baleine.On la retire des huiles pesantes, derniers produits de ladistillation à sec du goudron obtenu en distillant dubois, des schistes bitumineux ou des débris d’animaux.La paraffine a exactement la composition élémentairede l’hydrogène bi-carboné; elle serait susceptible deremplacer la cire et le blanc de baleine dans la fabri-cation des bougies, si l’on arrivait à l’obtenir en grandà un prix assez bas. On trouve dans la nature, en Mol-davie , une substance, nommée ozokérite ou cire fossile,qui est de la paraffine à peu près pure, et qui est em-ployée sur les lieux à la fabrication de la cire.

I’ARALLÉLOüRAMMK ARTICULÉ. Voyez mou-

VEMENT DIFFERENTIEL.

PARATONNERRE (angl. thunder-conductor, ail.blitzableiter). Tout 18 monde connaît les effets terriblesde la foudre ; ils sont de même nature que ceux quenous pouvons produire dans nos laboratoires au moyende la décharge d’une puissante batterie électrique. Cettedécouverte, due à Fraucklin, le conduisit à la décou-verte des paratonnerres. Ceux-ci se composent d’unetige métallique pointue qui s’élève dans l’air, et d’un con-ducteur qui descend de l’extrémité inférieure de la tigejusqu’au sol. Les conditions nécessaires pour qu’ilspuissent produire leur effet sont : 1° que la pointe de latige soit bien aiguë ; 2° que le conducteur communiqueparfaitement avec le sol; 3° que depuis la pointe jus-qu’à l’extrémité inférieure du conducteur il n’y aitaucune solution de continuité ; 4° que toutes les partiesde l’appareil aient des dimensions convenables.

La tige d’un paratonnerre a environ de lon-

gueur ; elle se compose habituellement de trois piècesajustées bout à bout, savoir : une barre de fer de 8“,60;une baguette de laiton de 0“,60 et une aiguille deplatine de 0“*,05; leur ensemble forme un cône quis’amincit régulièrement jusqu’au sommet, et dont labase a O^OS de diamètre. L’aiguille de platine estsoudée à la baguette de laiton avec de la soudure d’ar-gent, et on enveloppe encore cette jonction avec unpetit mauchon de cuivre. La baguette de laiton seréunit à la barre de fer au moyen d’un goujon qui entreà vis dans toutes deux ; ce goujon est ensuite fixé danschacune d’elles par deux goupilles à angle droit. Pourajuster la tige au-dessus du bâtiment, ou perce le toit,et on la fixe avec des brides ou des étriers solides, soitcontre un poinçon, soit contre le faîtage. Au bas de latige, à 0“,08 du toit, on soude une embase destinée àrejeter l’eau. Un peu au-dessous de l’embase, sur O™,05de longueur, la tige est cylindrique et parfaitementrodée pour recevoir un collier brisé à charnière, quidoit réunir la tige au conducteur. Ce dernier consistetantôt en une barre de fer carrée de 0 m ,015 à 0",020de côté, tantôt en un câble en fil de fer qui descendjusqu’au sol. On soutient ce conducteur au moyen depattes appliquées sur la couverture et le long du mur,de mauiere à soulager le point d’attachc. Si l’on a à sadisposition un puits qui ne tarisse pas, ou si, avec unepetite sonde, on peut atteindre une profondeur où l’eausoit permanente, il suffira d’y faire arriver le conduc-teur, en le divisant en plusieurs branches. Pour multi-

plier le contact, ou mènera le conducteur au puits ouau trou par des tranchées creusées dans la terre, quel’on remplira ensuite avec de la braise de boulanger.On aura, de cette manière, le double avantage de pré-server le fer de la rouille et de le mettre déjà en con-tact avec cette braise qui est un très bon conducteur.On emploie avec succès du fer zingue, dit fer galvanisé,pour prévenir l’oxydation. Lorsque l'on n’aura pasd’eau, il faudra chercher au moins un lieu humide et ymener le conducteur par une longue tranchée danslaquelle il sera bien enveloppé de braire. On pourramême alors, pour plus de sécurité, former des tran-chées perpendiculaires à la première et plus ou moinslongues, dans lesquelles on fera passer des ramifica-tions du conduit.

Lorsqu’un nuage orageux passera au-dessus d’unparatonnerre ainsi établi, les électricités naturelles dela tige et du conducteur seront décomposées; celle demême signe sera repoussée dans le sol, où elle pourrase répandre librement, puisque le conducteur commu-nique parfaitement avec le sol ; celle de signe contrairesera attirée au sommet de la tige, et là elle s’écouleradans l’air par l’extrémité de la pointe et ira neutraliserpeu à peu celle qui est accumulée dans le nuage ora-geux. Les deux fluides opposés n’éprouvant nul obstaclèà leur circulation dans toute l’étendue de la conduite età leur écoulement, l’un dans le sol et l’autre dans l’air ;l’accumulation de l’électricité sur le paratonnerre seranulle, et, par conséquent, toute explosion impossible.L’expérience a démontré qu’une tige de paratonnerrede 9 à \ 0“ de hauteur, établie suivant les règles ci-des-sus et mise en communication avec tous les bons con-ducteurs qu’elle doit protéger, garantit des effets de lafoudre tout ce qui est autour d’elle dans un cerclede 20* de rayon, c’est-à-dire à peu près double de sahauteur.

PARCHEMIN (àngl. parchmend, ail. pergament).

Voyez TANNAGE.

PAREMENT, parou. Voyez tissage.

PARFUMERIE. La parfumerie est l’art de préparerles pommades, les eaux odoriférantes, les pastilles dusérail, etc. Nous allons indiquer sommairement les mé-thodes que l’on suit, en général, en les faisant suivrede la recette de quelques-uns des produits les plus ré-pandus.

Pommades. La meilleure matière à prendre commebase des pommades est la moelle de bœuf, mais à causede son prix élevé on la remplace généralement par unmélange de graisses de veau ou de bœuf et de porc. Onpile la graisse brute dans uu mortier, on la fond aubaia-marie sans ajouter d’eau, et on la passe à traversune toile. Le moyen le plus simple et le plus usité pourla parfumerie, consiste à y verser, lorsqu’elle est eucorefluide, et quelques instants avant sa solidification, unepetite quantité d’essence odoriférante et de mélanger letout. Lorsque l’on est sur les lieux où se trouvent lesfleurs, comme à Grasse, en Provence , on fait fondre lemélange des graisses, on y jette une certaine quantitéde fleurs, on brasse le tout ensemble et on laisse refroi-dir ; après vingt-quatre heures, on porte le mélangesous une forte presse et on en exprime à chaud la graisse,que l’on traite comme ci-dessus, à plusieurs reprises,avec de nouvelles fleurs, jusqu’à ce qu’elle ait acquis unparfum assez prononcé. On prépare de cette manière, enProvence , une grande partie des pommades à la rose,aux fleurs d’oranger, etc. On prépare ue la même ma-nière, avec de l’huile d’olive la plus pure, la plupart deshuiles parfumées.

Les pommades et huiles au jasmin, à la tubéreuse, àla jonquille, à la violette, etc., ne peuvent se préparercomme il vient d’être dit, parce que la chaleur altérerait leprincipe odoriférant ou liuilc essentielle que renfermentces fleurs. On suit alors un autre procédé : pour le»