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PARFUMERIE.

PASTEL.

pommades, on a des châssis carrés en bois dont le fondest fermé par une plaque de verre, que l’on recouvred’une couche mince de graisse purifiée; on remplit en-suite les châssis avec des fleurs, on les superpose et onles laisse ainsi plusieurs jours jusqu’à ce que la matièregrasse ait absorbé toute l’huile essentielle des Heurs ;ou enlève alors celles-ci et ou les remplace par desfleurs fraîches. La préparation des pommades, par ceprocédé, dure de deux à trois mois. Pour les huiles onagit de la même manière, à cette différence près que lefond des châssis est formé non d’une plaque de verre,mais d’une toile imbibée d’huile d’olive de première qua-lité, qui, une fois imprégnée de l’essence des fleurs, estséparée par pression des toiles.

eaux de senteur. A Grasse , on prépare ordinai-rement ces eaux ou esprits en faisant digérer un mélange,en proportions variables, d’huiles grasses parfumées,avec un volume égal d’esprit-de-vin, en ayant soin d’a-giter fréquemment pendant plusieurs jours, puis laissantreposer et décantant l’esprit qui surnage, et qui s'est em-paré des huiles essentielles qui étaient en dissolutiondans les huiles grasses. A Paris , on prépare habituelle-ment ces eaux en dissolvant dans de l’esprit-de-vin, leshuiles essentielles obtenues par la distillation des fleursavec de l’eau. Néanmoins, comme certaines essencess’altéreraient par ce traitement, ou est obligé dans quel-ques cas de recourir au procédé de Grasse . Commeexemple du procédé parisien, nous indiquerons la pré-paration de l’eau de mille fleurs t qui se fait en mélan-

geant :

Esprit-de-vin. 9 litres

Eau de fleurs d’oranger. ... 4 —

Baume du Pérou.60 grammes

Essence de bergamotte. . . 1 20 —

Essence de girofle.60 —

Essence de néroli.45 —

Essence de thym. 15 —

Essence de musc.120 —

L’essence de musc se prépare en faisant digérer au so-leil, pendant deux mois, 15gram. de civette et 75 gratn.de musc dans doux litres d’esprit-de vin ambré.

Nous ajouterons encore quelques mots sur la plusconnue de ces eaux, l’eau de Cologne. Jean-Marie Fa-rina , l’inventeur de ce produit, le préparait comme ilsuit : on prend, esprit-de-vin rectifié, 300 kil. ; mélisseet menthe de Notre-Dame , de chaque, 350 gram. ; roseset violettes, de chaque, 120 grain. ; fleurs de lavande,60 gram ; absinthe, 30 gram. ; sauge et thym, de cha-que, 30 gram. ; acore, fleurs d’oranger, noix de mus-cade, mâcis, clous de girofle et cannelle, de chaque,15 gram. ; camphre et racine d’angélique, de chaque,8 gram. On fait digérer pendant vingt-quatre heuresle tout dans l’esprit-de-vin, avec deux oranges et deuxcitrons coupés en tranches, on distille au bain-marie eton recueille les 200 premiers kilogrammes qui passentà la distillation. Ace produit on ajoute : essence de ci-tron, de cédrat, de mélisse et de lavande, de chaque,45 gram. ; essences de néroli et de romarin, de chaque,15 gram. ; essence de jasmin, 30 gram. ; essence debergamotte, 350 gram.; on mélange bien, on filtre eton met l’eau dans des flacons. On prépare égalementTeau de Cologne par simple mélange, sans distillation,mais les produits obtenus n’ont jamais une odeur aussisuave. Une recette plus simple que la précédente, etdue à Cadet de Gassicourt , consiste à mélanger 2 li-tres 1/4 d esprit-de-vin, ayant une densité de 0,8638,avec 8 gram. de graines de cardamome, et essences denéroli, de cédrat, d’orange, de citron, de bergamotte etde romarin, de chaque. 24 gouttes; à distiller au bain-marie et à recueillir 1 litre 3/4.

On prépare de la même manière des vinaigres de sen-teur, par infusion ou distillation, en remplaçant l’es-prit-de-vin par du vinaigre.

Pastilles du sérail. Se font avec un mélange de char-bon finement pulvérisé, de nitre et de substances odo-rantes, en grande partie des gommes-résines, que l’onfaçonne en petits cônes ou troebisques, après y avoirajouté un peu de mucilage de gomme arabique et adra-gante, que l’on laisse ensuite sécher. Lorsqu’on allumeune de ces pastilles, elle brûle en fusant, en vertu du ni-tre et du charbon qu’elle renferme, et en répandant uneodeur agréable.

A 24 grammes d’oliban en larmes ;

24 — de storax en larmes ;

16 — de nitre;

et 424 —- de charbon pulvérisé, on ajoute, pour

des pastilles à la rose :

32 grammes de feuilles de rose sèches pulvérisées ;

2 — d’essence de rose.

Pour des pastilles à la fleur d’oranger :

24 grarrynes de galbanum ;

32 — d’écorce d’orange sèche pulvérisée ;

2 — d’essence de néroli.

Et pour des pastilles à la vanille :

24 grammes de galbanum ;

16 — de girofle ;

32 — de vanille;

1 — d’essence de girofle ;

16 — d’essence de vanille.

On pulvérise très fin tous ces ingrédients, on les mêleavec un mucilage de 4 grammes de gemme arabiquedans 2/3 de décilitre environ d’eau pure ou d’eau dorose, et on façonne la pâte en petits cônes, que l’on faitsécher.

On prépare d’une manière analogue des esprits odo-riférants que l’on brûle, et dans lesquels on remplacepresque toujours la vanille par du benjoin.

Nous indiquerons encore la composition d’une poudretrès employée, soit pour les cassolettes, et alors on enjette une pincée dans une cassolette ou sur un poêlechaud, soit pour remplir des sachets odoriférants. Onprend : cannelle, cassiaet girofle, de chaque, 65 gram. ;irisdeFlorenceet storax en larmes, de chaque, 97 gram. ;roses de Damas et fleurs de lavande, de chaque ,160 gram. ; essences de girofle, de cédrat, de lavande etde bergamotte, de chaque, 2 gram. ; essence de néroli,1 gram. On hache tous les ingrédients solides et on lesréduit en fragments de la grosseur d’un grain d’orgemondé, au plus, on en sépare la poussière au tamis decrin ; on les mélange ensemble et ou arrose le tout avecles essences ci-dessus, que l'on a d’abord dissoutes dansle triple de leur poids d’esprit-de-vin.

Pâles d'amandes. La pâte grise ou bise, en poudre, seprépare avec des noyaux d’abricots ou des amandesamères, que l’on broie et que l’on soumet ensuite à l’ac-tiôn d’une presse pour en extraire l’huile: on fait sé-cher le résidu, on le broie et on le tamise. On agit demême pour les pâtes blanches, à cela près qu’on faitd’abord bouiliir les amandes dans de l’eau afin d'en en-lever la peau. On emploie pour ces pâtes tantôt desamandes douces, tantotdes amandes amères.

Les crèmes ou pâtes liquides d’amandes se préparentavec les pâtes sèches précédentes ; l une des plus esti-mées se prépare en pétrissant ensemble : miel et pâteblanche d’amandes amères, de chaque, 250 gram. ; huiled’amandes amères. 500 gram. ; et quatre jaunes d’œufs.

PASTEL. Ou donne ce nom à une plante crucifèred’où l’on retire une petite quautité d’iNDiGO (voyez cemot). On désigne également sous le nom de pastel ungenre de dessin qui se fait avec des crayons de pâte co-lorée, dont nous avons décrit la préparation à l’articleCRAYONS.

PASTILLES. Nous dirons seulement ici quelquesmots sur la fabrication des pastilles que prépareut lesconfiseurs, et qui portent le nom de pastilles à la goutte.Prenons pour exemple les pastilles de menthe : on pren-