PAVAGE.
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les joints, de manière à ce que ceux d’un rang corres-pondent toujours au milieu des pavés de deux rangscontigus. L’expérience a montré qu’il serait, plus con-venable de placer les pavés par rangées obliques parrapport à l’axe de la route ; de cette manière, les jointssont toujours obliques par rapport à la directiondes roues. C’estainsi que sontpavées les ruesdes principalesvilles d’Autri-che . Ce pavagereprésenté dansla fig. 4 977 estbeaucoup plusrésistant quecelui employéen France , l’ac-tion des rouesayant lieu sui-vant la diago-nale des pavés,qui sont en ou-tre solidaireslesuns des autrespar suite de ladirection obli-que des joints.
Pour un mè-tre carré de pavés cubiques de 0“,23 de côté, on emploie23 de gros sable pour la forme,et 0“ e *,045 desable fin, dont 0,02 pour les joints, 0,04 pour la couver-ture, et 0,005pour le3 pertes.
La pose despavés se fait àl'aide d’un mar-teau (fig.4978et 4 979) pesant47 kilog., quiprésente d’unbout la formed’une houe al-longée et del’autre une tête.
Au moyen delàhoue, l’ouvrierprépare la place du pavé ; la tête lui sert pour l’assurerquand il est posé.
Les joints sont garnis à la main. On prescrit ordi-nairement de ne donner que 0 W ,005 à 0“,010 auxjoints ; mais les faces des pavés étant toujours inégales,il est impossible de se maintenir dans ces limites àmoins de tailler les faces des pa-vés. Pour éviter cette main-d’œu-vre, on tolère desjointsde0",0l5.
Pour donner de la stabilité à unpavage neuf avant le passage desvoitures, on l’affermit et on ledresse en frappant successivementsur chaque pavé avec une demoi-selle ou hic (fig. 4980), du poidsde 35 à 40 kilog. C’est après cetteopération qu’on couvre le pavaged’une coùehe de sable fin de Q",02à0“,04 d’épaisseur.
A l’article route, on verra queles chaussées se divisent en chaussees creuses et en chaussées à recers .
Dans les premières, le ruisseau qui sert à l’écoulementdes eaux est au milieu de la chaussée ; dans les secondesau contraire, il y a deux ruisseaux qui sont placés surles côtés de la chaussée. Dans l’un et l’autre cas, c’est
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toujours le ruisseau qui fatigue le plus, parce que lesroues des voitures y retombent continuellement. Cesruisseaux se construisent de diverses manières ; qnel-quefoisles pavés qui les forment sont placés alternati-vement de manière à avoir 4 /3 de leur largeur d’uncôté de l’axe du ruisseau, et les 2/3 de l’autre côté.Cette disposition a l’inconvénient de retenir les eauxménagères qui, devenant stagnantes, se corrompent etrendent les ruisseaux infects. On avait voulu éviter cetinconvénient en plaçant une ligne continue de jointsdans l’axe du ruisseau ; cette disposition est encoreplus mauvaise que la précédente, par la raison que lesroues de voitures suivent toujours la même trace, et leruisseau se trouve bientôt creusé de plusieurs centi-mètres en profondeur. On en voit un exemplo dans larue de la Harpe, etc., où les ruisseaux sont établis decette manière. Une disposition préférable aux deuxprécédentes consiste à employer des pavés taillés ayantune longueur égale à un pavé et demi ; de cette manièrele ruisseau est plus large, sa forme courbe fait que lesroues ne passent pas toujours à la même place, de plusil n’y a pas de joints dans l’axe du ruisseau. Enfin,dans ces derniers temps, on a remplacé les ruisseauxqui se trouvaient de chaque côté des rues par des rigolespratiquées dans les bordures en granité qui forment lestrottoirs. Cette disposition est indiquée fig. 4981.
Les joints des pavés qui forment les ruisseaux deschaussées doivent être garnis avec du mortier hydrau-lique, car le sable serait entraîné trop rapidement.Mais pour que cette condition soit réellement utile, ilfaudrait que la garniture de mortier fût bien complète ,et comme cela n’a jamais lieu, il en résulte que très
souvent la garniturese fait avec du sable.Souvent aussi il ar-rive qu’au-dessous desruisseaux on établitun sous-pavage avecdes pavés de rebut,dont les joints sontgarnis avec du mor-tier hydraulique, parce moyen on conso-lide le sol et on conserve le ruisseau dans un meilleurétat. Ce sous-pavage est recouvert d’une couche desable de 0 m ,03 sur laquelle on pose les pavés du ruis-seau.
Les causes qui tendent détériorer les chausséespavées se réduisent aux suivantes : 4° les chocs et lesfrottements occasionnés par le passage des voitures ;2° l’eau et la boue qui les recouvrent souvent ; 3 W enfinles tassements du sol sur lequel le pavage est établi.
Les voitures en passant sur les pavés les usent peu àpeu a leur surface et font qu’au bout do quelque tempsils sont trop petits et ne peuvent plu9 servir. Lorsqueles pavés sont usés, leur surface est toujours convexe,parce que dans un pavé la résistance au bord est moin-dre qtf au centre, en outre les arêtes qui forment lesjoints parallèles à l’axe de la route sont continuellementsoumises à l’action des roues de voitures qui suiventtoujours cette direction. Une condition essentielle àremplir pour faire durer longtemps un pavage, est dechoisir les pavés les plus durs, et surtout ne prendre,autant que faire se peut, que ceux d’une égale dureté.
L’eau qui se trouve à la surface des chaussées tra-verse souvent la couché de pavés et vient affouiller lesable ou le sol sur lequel elle est placée. La boue est unagent de destruction, elle renferme toujours de petitesparticules de grès qui asent rapidement le pavé lors-qu’elle se trouve interposée entre la jante de la roue etla surface du pavé. On remédie à ces inconvénients enn’y laissant séjourner ni l’eau ni la boue. Pour s’oppo-ser aux infiltrations des eaux, on a essayé de remplir
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1981.