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PAVAGE.

PAVAGE.

qu'elles présentent une résistance suffisante au frotte-ment et à l'humidité. En Hollande, par exemple, toutesles rues sont pavées avec des briques. Quelquefois ellesse posent en épi#, ou ce qu’on nomme point de Hongrie.C’est ainsi que sont pavéesles rues de Venise , et qu’étaitpavé l’ancien Ttbur à Rome .

M. Polonceau père a proposé des pavé9 en terrecuite, qu’il nomme pavés céramiques, auxquels il donnela forme de prismes à six pans ( Bulletin de la Sociétéd'encouragement). Un ingénieur anglais , M. Prosser, aaussi proposé l’emploi de pavés en terre cuite. Maisaucun de ces systèmes n’a été essayé.

Les Anglais ont essayé d’employer la fonte pour lepavage des rues. Ils faisaient des pièces carrées enfonte, s’assemblant entre elles à queue d’hironde etdont la surface était rendue assez raboteuse pour queles chevaux ne glissent pas. Il parait que les premiersessais n’ont pas réussi puisqu’ils ne les ont pas con-tinués.

Ce sont aussi les Anglais qui, les premiers, ont essayéd’employer le caoutchouc (gomme élastique) au pavagedes écuries, des allées, des jardins, etc., etc. Ils ont re-connu que ce pavage était excellent pour les écuries, ilassure la santé des chevaux, empêche les exhalaisonsd’ammoniaquequis’élèventdel’urinecorrompue, et éviteque les animaux se blessent ou se couronnent en s’age-nouillant sur la pierre. Les écuries des commissairesdu Dock-yard à Woolwich sont pavées en caoutchouc.Elles sont dans un état de propreté auquel on ne peutcomparer celui d’aucune autre écurie. Les commissairesdes bois et forêts ont même fait paver de cette manièrela cour d’entrée du château de Windsor destinée auxvoitures ( Mining journal).

Enfin, dans ces derniers temps, on a voulu remplacerpar le bois tous les matériaux que nous venons de passer en revue. Le pavage au moyen de blocs de bois estconnu depuis fort longtemps, mais c’est seulement de-puis une dixaine d’années qu’il est employé au pavagedes rues. Autrefois on l’employait à l’intérieur des mai-sons, surtout dans les cours, les écuries, les allées, etc.Les Russes , les premiers, l'employèrent dès 1834 aupavage de quelques rues de St-Pétersbourg . Ce pavagese composait de blocs en bois à six pans ayant 0®,3Ude long sur 0 W .15 à 0®,20 de large. Après les Russes ,vinrent les Anglais , qui, pour éviter le bruit causé parle passage des voitures sur les pavés, cherchèrent à sub-stituer aux chaussées ordinaires, des chaussées produi-sant moins de bruit. Us employèrent d’abord, les chaus-sées établies d’après le système de Mac-Adam, qui,comme on le sait, sont des chaussées en empierrementconstruites avec beaucoup de soin. Ces chausséesn’ayant pas réussi pour les rues des villes, ils en revin-rent au pavages en bois.

Il nous est impossible de passe/ en revue tous lessystèmes qui ont été proposés jusqu’à ce jour. Nousrenverrons pour de plus amples détails au Bulletin dela Société d'encouragement, année 1844, n°* de janvieret février où se trouve une notice très détaillée sur le•pavage en bois.

Nous nous contenterons ici de dire quelques mots surles modes de pavage qui ont le mieux réussi et qui ontété essayés avec quelques succès en France .

Le sol sur lequel est établi le pavage en bois, doitêtre tassé bien également dans toutes ses parties, cars’il en était autrement il se formerait des enfoncementsqui, rendant la circulation plus difficile, occasionne-raient la prompte détérioration du bois.

Suivant M. Hawkins, ingénieur anglais , qui s’estbeaucoup occupé de cette question, il faut prendre lesprécautions suivantes pour obtenir de bons résultats :

1° Le bois doit être pris dans le cœur de l’arbre. Lemélèze et d’autres arbres résineux, fournissent à bonmarché de bons matériaux. Les blocs doivent être faits

avec du bois sec, et employés aussitôt préparés afinqu’ils ne changent pas de forme ;

2° Les blocs sont coupés sur un modèle uniforme demanière à s’ajuster exactement les uns aux autres :leur hauteur doit être égale à une fois et demie leurlargeur. L’expérience a montrée que la forme qu’il con-venait de donner à ces blocs, était celle d’nn prisme àsix pans, de cette manière chaque bloc est soutenu parles six qui l’entourent ;

3° Les blocs doivent être placés sur un lit solide decailloux, graviers et autres matériaux durables biendamés et aplatis ;

4° Au moment de placer les blocs il faut étendre surl’axe de la route ainsi préparée une couche de gravierfin pour faciliter l’ajustement des blocs;

5° Les blocs doivent être disposés de manière à pré-senter une surface supérieure plane, avant d’être damés,afin que la formation finale du niveau ne dépende pastant de l’effort de la dame que de l’horizontalité du pavélui-même.

Le comte de l'Isle a pris le 23 juin 1839, sous lenom de Hogdson, nne patente pour un pavage en boisprésentant un plan parfaitement horizontal. Les blocscubiques sont taillés sous une inclinaison de 63°. Pourobtenir cette inclinaison, on divise la surface du blocen deux parties égales, on y pratique une rainure a(fig. 1982), "puis on tire une ligne oblique jusqu'en bà la base du cube. On divise la hase de la même ma-nière que le sommet, puis on tire la ligne de c en d. Onprocède de même pour la partie postérieure du cube(fig. 1983) en tirant deux lignes parallèles, mais dansle sens opposé. Quelquefois on donne aux morceaux debois la forme triangulaire indiquée (fig. 1984 et 1985).Ces blocs sont taillés sous le même angle. Les fig. 1986et 1987 représentent la manière dont sont disposés les

1982. 1983. 1984.

C/ et

1985. 1986. 1987.

blocs. La fig. 4988 représente une portion de routepavée d’après ce système. Ce pavage repose sur unecouche de sable et de chaux, il est ensuite recouvertd’une couche de ce mélange qui sert à boucher les in-tervalles qui existententre les blocs. Cesystème est très em-ployé à Londres , oùdes expériences nom-breuses ont démon-tré qu’il résistait trèsbien. Dans un quar-tier de Londres , oùce système de pava-ge est employé, ona constaté par jour une circulation de 7.000 voitures,pesant de 200 à 500 kilogr., et plus de 1.200 chevaux,sans que le pavage ait bougé.

Ce système a été essayé à Paris , rue Croix-des-Petits-Champs, rue Richelieu vis-à-vis le Théâtre Frau-

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4988.