PAVAGE.
PECTINE.
couche de plâtre se place, comme nous Pavons dit pourle mortier ; cette couche est ensuite recouverte de pous-sière, et c’est pardessus ces deux couches que se posentles carreaux. Lo plâtre que l’on emploie est délayé
avec de l’ean dans laquelle on a jeté de la suie et de lapoussière bien tamisée. Les carreleurs emploient cesdeux substance^ pour Ôter au plâtre sa trop grandeforce, l’empêcher de se sécher trop vite et de se gonflerce qui dérangerait les carreaux. Le plâtre est meilleur
que le mortier pour le carrelage, car quand il a faitprise, le carrelage est excessivement solide ; avec lemortier, au contraire, les carreaux se dérangent sousle moindre choc.
Quelquefois on emploie des carreaux en faïence dediverses couleurs.
Le tableau suivant renferme le prix du mètre carréde diverses natures de carrelage (N. B. Les carreauxde liais coûtent 5 fr. 50 c. le mètre carré).
NATURE DU CARRELAGE.
S H
g o
O tt
2 •
I *
1 s
5 J
Prix
do mille.
b
m
ü £
9
•O
Carrelage en carreaux deBourgogne à pens. . . .
:
— en carr. carrés d’âtre. .
— eu carr. de liais ( liais. .
et marbre. Imarb..
.. ., f liais. .
— ta. ta. t ,
' marb..
., .. (liais. .
— ta. ta. f .
t marb..
Décarrelage de grands etpetits carreaux.
0-16
Id.
Id.
Id.
ld.
0,19
0,325
0,135
0,220
0,09
0,160
0,07
1)
50 f
40
35
34
32
68
5'50'1c1”’
200
5,50 le1—i160
5,50 le 1“i140
»
fr. c.
3 502 902 5d2 40
2 30
3 05
9 50
11 10
13 15
0 08
Le dallage, de même que le carrelage, est un pavagedans lequel les pavés sont remplacés par de larges dallesen pierre qui se posent, tantôt sur une couche de sable,tantôt sur uue couche de mortier. Dans la pose de cesdalles il faut avoir grand soin de ne pas laisser de videsdessous, car elles pourraient être facilement brisées.Les Romains employèrent les dalles pour la constructionde leurs routes, aujourd’hui elles ne sont employées que
pour l’établissement des trottoirs des allées. On doitdonc choisir une pierre compacte, s’opposant aux infil-trations des eaux et résistant bien aux frottements. Leplus ordinairement elle sont en granit. Autrefois onemployait beaucoup les dalles en pierre ou lave deVolvic , mais ce dallage est abandonné maintenant, caril ne résiste pas assez. Depuis quelques années le dal-lage en asphalte et en bitume (pour son établissementvoyez le mot bitume) se répand beaucoup, il est appeléà remplacer le dallage en granité et celui en lave deVolvic . Quelquefois on emploie des dalles en fonte ,ou a soin alors de pratiquer des rainures à leur surfaceafln de les rendre moins glissantes.
MM. Moisson et Polonceau ont essayé d’utiliser leslaitiers des hauts fourneaux en en formant des dallesque l’on pourrait ensuite employer au dallage. A la der-nière exposition on voyait de ces dalles en lave artifi-cielles; ces messieurs ont obtenu une mention hono-rable. Ce mode de dallage doit être essayé à Paris .
Nous donnons ci-dcssous le prix du mètre carré dedallage exécuté avec les divers matériaux que nous ve-nons de passer en revue.
NATURE DU DALLAGE.
g S“ -S•w|
Prix
du
mètre carr.
En laves de Vulvic.
0-10
13'
Id. Id .
0,07
10
En granit, compris pose et arases enmortier.
0,05
24
Id. Id. (gr. dimension). .
0,05
24
En asphalte (prix moyen) en gr. partie.
U
6'75 à 8 f
En bitume Id. ld. . . .
»
4,75 à 6
En dalles liydrofuges p. assainissem.
»
5'
PAVOT. Voyez opium.
PEAUX. Voyez tannage.
PECTINE, acide PECTIQUE. La pectine et l’acidepectique, découverts par Braconnot, forment les prin-cipes gélatineux des fruits. En versant de l’alcool dansdes sucs de fruits, on en précipite une matière mucila-gineuse, soluble dans l’eau : c’est la pectine. Si on la faitbouillir avec de l’eau renfermant un peu de carbonatede potasse, il se forme un pectate qui se décompose lors-qu’on y verse un acide minéral, et laisse précipiter unematière gélatineuse qui n’est plus soluble dans l’eau ;c’est l’acide pectique. Ordinairement, pour obtenir faci-lement cet acide, on prend de la pulpe de betterave com-plètement lavée à l’eau, on la délaie dans six à huit foisson poids d’eau, avec \ /50* de son poids de potasse caus-tique, et on fait bouillir pendant une demi-heure ; onfiltre la liqueur bouillante et on peut précipiter l'acidepectique par l’acide hydrochlorique : mais, comme il estalors difficile à laver, on préfère décomposer le pectatede potasse par du chlorure de calcium en dissolutiontrès étendue, laver le pectate de chaux insoluble qui seproduit, et le faire bouillir ensuite avec de l’eau aiguiséed’un peu d’acide hydrochlorique, qui s’empare de lachaux et qui met en liberté l'acide pectique, que l’onlave enfin avec un peu d’eau froide. On fait dans quel-ques hôpitaux avec le pectate de potasse ou de soude,des gelées que l’on aromatise avec un extrait de viande,qui ne nourrissent presque pas, et qui sont très conve-nables pour satisfaire les malades dont on veut tromperl’appétit désordonné.
PEIGNAGE, PEIGNES. Voyez lin.
PEIGNE. Outil qui sert à fileter les vis et les écrousVoyez tour.
PEIGNES (angl. combs, ail. kæmme). Ustensile detoilette que l’on fait en bois, en corne, en écaille, en