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PEINTURE.

PEINTURE.

ivoire, en cuivre ou en fer. La matière première étantdébitée suivant la forme que l’on veut donner au peigne,on fait les dents, toutes ensemble, au moyen de sciescirculaires parallèles montées sur le même axe et con-venablement distancées. Pour des gros peignes, encorne ou écaille, à dents écartées, on se sert quelque-fois d’un emporte-pièce qui taille à la fois, dans la pièce,les dents de deux peignes. On termine les dents à lalime.

PEINTURE EN BATIMENTS. La peinture en bâ-timents est l art de couvrir de diverses couleurs la sur-face du bois, du fer, de la maçonnerie, etc., dans le butde les conserver et d’obtenir des décorations agréablesà la vue. Suivant la nature du liquide qui sert à délayerles couleurs, on distingue deux genres de peinture, quisont la peinture en détrempe et la peinture à Vhuile.

peinture en détrempe. C’est la peinture dans la-quelle on délaie les couleurs avec de la colle très claire.Ce genre de peinture ne peut évidemment servir pour lesobjets exposés aux intempéries atmosphériques, aussin’est-il employé que pour la décoration intérieure, et quidoit n’avoir que peu de durée. La colle qui sert à délayerles couleurs est la colle de peau, dite colle au baquet , quiest fournie par les fabricants à l’état de gelée trem-blante. Elle se fond facilement lorsqu’on la met sur lefeu. La couleur en poudre que l’on a mis tremper dansde l’eau est alors mélangée avec la colle.

Les teintes ne s’appliquent que sur les encollages.Ceux-ci s’obtiennent en délayant 4 parties de blancd’Espagne bien écrasé dans 6 parties de colle pure; ilfaut les appliquer chauds. Une chaleur de 3o à 40° suf-fit pour bien faire pénétrer la couleur; une chaleur plusforte ferait éclater les bois. Les couches doivent être ap-pliquées successivement de moins en moins chaudes,afin de ne pas détremper les couches précédemment ap-pliquées. Il faut avoir soin, avant de peindre, d’enlevertoutes les parties grasses en les grattant ou les lessivantà l’eau de potasse, et de couvrir les ferrures d’un vernisqui les empêche de se rouiller et de tacher la peinture àla colle.

peinture a l’huile. Cette peinture, ne se laissantpas pénétrer par l’humidité, conserve parfaitement lescorps sur lesquels elle est appliquée.

Les premières couches de peinture, tant sur le boisqaesur le fer, doivent toujours être faites avec de la c«-ruse, autrement dite blanc de plomb, de la meilleure qua-lité; on la broie très fine dans de l’huile de noix ou delin, soit sur une pierre avec une molette, soit au moyend’un moulin ; le premier procédé est trop long pour defortes quantités. Quand on veut s’en servir pour peindredes volets, des portes ou des lambris, et des boiseries ensapin ou en autre bois blanc, il est indispensable de dé-truire l’eflet des nœuds, qui en général sont tellementsaturés de térébenthine qu’ils donnent le plus grand em-barras dans ce procédé. Le meilleur moyen d’obviera cet inconvénient, consiste à passer la brosse surces nœuds avec une composition de céruse délayée dansl’eau et fortifiée par une dissolution de colle-forte;quand cette couche est sèche, on peint les nœudsavec du blanc de plomb à l’huile, auquel on ajoutequelque puissant siccatif, tel que du minium ou de la li-tharge, un quart environ de ce dernier. On appliquecette peinture uniformément, et en ayant soin de suivrela direction du grain.

Quand la dernière couche est sèche, on l’égalise avecde la pierre ponce ; on donne alors la première couche depeinture à l’huile ; cette couche étant suffisamment sè-che, on bouche soigneusement les trous des clous, et oumasque les autres défauts de la surface avec une com-position d’huile et de blanc d’Espagne, appelée mastic .

On donne ensuite une nouvelle couche avec de la pein-ture composée de céruse délayée dans l’huile, et à la-quelle on a ajouté un peu d’essence de térébenthine

pour en augmenter la fluidité ; il faut mettre trois ouquatre couches successives si on veut obtenir un beaublanc ou une couleur de pierre; dans le dernier cas, ony ajoute un peu de noir de fumée ou de noir d’ivoire. Sil’on voulait obtenir une autre couleur, telle que grise,verte, etc., il serait nécessaire d’ajouter cette couleuraprès la troisième couche, surtout si la couleur doit êtred’un blanc mat, gris ou fauve.

Les bois se conservent surtout parce qu’ils absorbentl’huile, et que celle-ci se sèche. Sur les métaux, qui nepeuvent absorber, il faut préparer les couleurs à l’es-sence; celle-ci s’évapore bientôt, tandis que l’huile nesécherait que très difficilement.

Les conditions auxquelles on doit satisfaire dansl’exécution des peintures à l’huile, vernies quand ellessont sèches, sontparfaitementrésumées dans le mémoirequ’a publié M. Tripier-Deveaux, sur les dangers qui me -nacent les peintures ternies , qui indique toutes les condi-tions auxquelles on doit satisfaire dans son exécution.Nous le donnons ici dans son entier.

« Les causes qui concourent à la destruction plus oumoins rapide, suivant leur exposition au soleil, des pein-tures vernies d’extérieurs, sont au nombre de trois :4 0 l’humidité des plâtres ou du bois ; '2° la préparationvicieuse des enduits ou des couches de teintes ; 3° enfin,la mauvaise qualité des vernis. Nous croyons utile defaire connaître à quels signes on peut les distinguer lesunes des autres dans les divers accidents, le cloquage,le fafençage , le gerçage et le rodage , comme on les ap-pelle en termes d’atelier, qui manifestent l’altérationde ces peintures, d’expliquer comment et pourquoi cesaccidents arrivent, et d’indiquer les moyens de s’engarantir. Pour remplir notre tâche plus facilement,nous formerons trois catégories de peintures : dans lapremière, nous classerons celles qui, bien préparées, ontété appliquées sur des plâtres ou des boiseries encorehumides; dans la deuxième, celles qui, mal préparées,ont été appliquées sur des fonds bien secs ; la troisième,enfin, celles qui, bien préparées et appliquées sur unun fond bien sec, ont été recouvertes d’un vernis demauvaise qualité. De l’observation attentive de ce quise passera dans chacune d’elles, ressortira, nous l’espé-rons, la solution du problème tel que nous venons dele poser, et, persuadés que nous sommes qu’il est facilede suppléer à ce que cet exposé peut avoir d’incomplet,nous entrons de suite en matière.

« Première catégorie. Lorsqu’une peinture vernie sebombe, se boursouffie ou cloque , se casse et tombe enécailles, sans entraîner avec elle aucune parcelle dufond, et laisser sur lui aucune trace de sa présence, onpeut dire de suite que le fond n’était pas bien sec, etque le vernis dont on a recouvert la peinture n’a faitque précipiter sa destruction en bouchant tous lespores, emenlevant ainsi à l’humidité toute chance d’é-vaporation.

<t Deuxième catégorie. Les accidents qui résultent dela préparation vicieuse de l’enduit ou des couches deteintes, sont moins connus, plus difficiles à expliqueret à constater. Ils ne sont pourtant que les conséquencesinévitables de l’application fausse que l’on fait de cctaxiome : Que la peinture est d'autant plus solide à Voir,qu'elle contient plus d’huile , ou, en d’autres termes, dela croyance errouée où l’on paraît être que la peintureà l’huile, qu’on doit vernir presque aussitôt qu’ellosera terminée, peut être traitée comme celle qu’on nodestine pas à être vernie, ou qui ne le sera qu’aprèsquinze ou dix-huit mois, quand elle sera bien sèche,comme on a coutume de le faire pour les tableaux deprix. On ne réfléchit pas que le peintre en bâtiment nepeut point attendre l’époquede la dessiccation complètede son ouvrage, et de là tous les accidents que nousallons signaler.

« Supposons que, sur un fond bien seo, on ait appl»