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PERCER.

PERCER.

nulle part dans son épaisseur des parties molles on li-quides, il n'y aura donc pas de dilatation, et par consé-quent, pas de soulèvement en une place plutôt que dansune autre de sa surface, il est donc parfaitement à l’abrides dangers que nous avons signalés et expliqués ci-dessus.

« 5° Mais il faut y appliquer un vernis excellent, car,avec un vernis de basse qualité, c’est-à-dire prompte-ment effacé, usé, blanchi, le fond resterait bientôt ex-posé à nu aux frottements, aux coups qu'il pourraitrecevoir, ne saurait y résister, et ne tarderait pas àtomber en pousrière. »

PEINTURE EN COULEURS YITRI FIABLES.Voyez poterie et verre.

PENDULE CONIQUE. Le pendule conique dansson emploi pour la machine a vapeur ayant étéétudié en détail à cet article, nous n’avons pas à y re-venir ici. Nous rappellerons seulement uu’en 1842,M. Chaussenot a proposé l’emploi du pendule coniquepour indiquer la vitesse sur les chemins de fer; cetteidée n’a pas encore été réalisée, elle n’est pas sans inté-rêt; ne pourrait-on pas, par exemple, faire servir lependule conique à accroître la détente avec la vitesse,par une disposition analogue à celle employée parM. Farcot, et permettre ainsi de ramener la consomma-tion de combustible à un minimum.

PERCER. L’action de percer un trou dans une ma-tière quelconque s’exécute, soit par incision au moyend’emporte-pièces (voyez découpoir), soit par pressionau moyen d’uu poinçon pointu, soit par arrachement aumoyen d’un poinçon cylindrique à rebords acérés,comme dans les machines à percer la tôle, soit enfin purpression et rotation à la fois au moyen d’outils divers,tels que mèches, foret9, tarières, etc.

Lorsque la matière est très dure, très tenace et d'unefaible épaisseur, comme le sont les feuilles de tôle oude cuivre laminé employées dans la chaudronnerie, onse scrtd’un poinçon cylindrique abords acérés, agissanten porte à faux et par arrachement, fixé au bras le pluscourt d’un levier, que l’on met en connexion avec unvolant, toutes les fois qu’il s’agit d’une machine impor-tante destinée à faire un grand nombre de trous en peude temps. La fig. 1991 donne l’élévation d’une machinede ce genre, employée à Chaillot, pour percer les trous

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1993. 1992.

des rivets dans la tôle des chaudières à vapeur et descoques de bateaux à vapeur. Cett&jnachiue a l’avantaged’ébarber les feuilles à l’aide de la petite cisaille supé-rieure i er. même temps que le poinçon f fait le trou en

pressant sur la matrice g ; ç, est un volant qui reçoitd’une machine à vapeur, ou de toute autre mauière, unmouvement de rotation continu; sur l’arbre du volantse trouve une roue n, qui y est fixée par un manchond’embrayage mû par le levier l; cette roue n engrenaavec une autre roue dentée o, montée sur un axe m fixtsur le même bâti que celui du volant ; un galet r, fixé al’extrémité d’une manivelle montée sur l’arbre m, sou-lève le levier c, qui tourne autour d’un fort boulon situésur le patin a ; en f est une glissière qui sert à diriger lepoinçon dans son mouvement vertical ; des brides arti-culées i, i, relèvent le poinçon quand le levier c, aban-donné par le galet t?, vient retomber sur le support p.

Enfin, plus récemment, M. Cavé a appliqué aux ma-chines à percer les tôles le principe fécond de l’applica-tion directe de la vapeur, principe qu’il a égalementappliqué avec le plus grand succès aux machines à ci-sailler, à cintrer et à river, comme il a été décrit àl’article chaudronnerie, page G98, ce qui nous dis-pense d’y revenir ici.

Lorsqu'il s’agit de percer des pièces épaisses d’unematière assez résistante * mais néanmoins peu dure,comme le bois, on emploie des vrilles, des tarières oudes mèches. Les r riUet et les tarière* ne diffèrent que

par leur grandeur ;ce sont des mèchesemmanchées à an-gle droit au milieud’un levier (figure1992), qui, dans lestarières, est assezgrand pour qu’onpuisse le manœu-vrer à deux mains. .

Nous avons déjàparlé des mèchesdans un article spé-cial, ce qui nousdispense d’y revenir ici; nous rappelerons seulementque les principales sont les mèches à cuiller (fig. 1993),qui doivent être employées dans le bois debout, et lesmèches anglaises (fig. 1994) ou mèches à trois pointes,qui sont particulièrement appropriées au bois de fil.

On emmanche très souvent les mèches, et même

quelquefois les fo-rets, à Tune des ex-trémités d’un vile-brequin (fig.1995),sorte d’arbre coudédont la manivelleou poignée est ver-ticale, et dont l’au-tre extrémité porteun trou coniquedans lequel on in-troduit une pointesur laquelle onexerce une pressionqui se transmet àl’outil, comme l’in-dique la figure.Quelquefois cettopartie est terminéepar une pointe sail-lante; l’ouvrier pla-ce alors sur sa poi-trine une plaque enbois ou en fer, diteconscience , et danslaquelle se trouvent de petites cavités, l’appuie sur lapointe et exerce ainsi une pression sur l’outil.

Dans les ateliers de construction, on exerce toujoursla pression sur le vilebrequin au moyen d’une vis verti-

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