PERSPECTIVE ISOMETRIQUE.
PHARE.
dorant l’ellipse comme nn aplatissement de la circon-férence décrite sur l V comme diamètre.
« L’ellipse isométrique étant tracée, on voit de suitecomment doit être figuré le cylindre auquel appartientcette base, car s’il s’agit de l’ellipse isométrique duplan de gauche comme celle que nous venons d'exami-ner, les génératrices perpendiculaires à son plan se-ront nécessairement des isométriques de droite, et ilsuffira de mener tangentiellement à l’ellipse les deuxisométriques de droite passant par l’extrémité de songrand axe, pour que le cylindre soit parfaitemeut indi-qué, ainsi qu’on le voit dans la figure. Ces généra-trices extrêmes sont Iq , l'q'\ la base postérieure estterminée par une ellipse égale à l’ellipse mnrs et l’unequelconque des génératrices, telle que lq y Vq\ pro-longée d’une base à l’autre, mesure en vraie grandeurla longueur du cylindre.
« Lorsqu'on voudra se servir de ce procédé pour desdessins de machines, auxquels il se prête si bien, ilarrivera fréquemment que l’on aura besoin, soit pourdes engrenages, soit pour bien d’autres causes, de mon-trer comment des divisions égales de cercle sc trouventindiquées dans la représentation : rien n’est plus sim-ple que cette division ; sur le grand axe l V de l’ellipsecomme diamètre on décrira une circonférence, que l’ondivisera en autant de parties égales que l’on voudra,aux points \ y 2, 3, et de ces différents points de divi-sion on abaissera sur le grand axe les perpendiculai-res que l’on voit dans la figure 4, ce qui déterminera
les points de division correspondants de l'ellipse. Cettereprésentation ne saurait offrir aucune difficulté ; leslignes OA, ob, oc, tracées une fois pour toutes sur unrapporteur pourront servir dans tous les cas semblableset s’emploieront à la manière des rapporteurs de cornequi servent à mesurer les angles; les différents angles,au centre de notre figure, sont toutes les valeurs queprend, dans les différentes positions, l’angle de 22°,5,qui correspond à une denture de seize dents.
• « Il est sans doute inutile d’ajouter que les lignes,droites ou courbes, qui n’occupent pas, dans nn pland'ensemble, la position des lignes isométriques, se trou-veraient comme dans la perspective cavalière ; que, quantaux distancesdes longueurs non contenuesdans les plansisométriques, dont on voudrait mesurer la longueur àl’aide du dessin, il faudrait se servir d’une échelle va-riable, chacune de ces distances étant modifiée dans salongueur comme le sont les différents diamètres descercles isométriques; qu’enfin, ce mode de représenta-
tion se prête, pour les détails intérieurs, comme lesprojections orthogonales, a la méthode des coupes. »
PESANTEUR. Tous les corps s’attirent entre euxen raison directe de leur mam, c’est-à-dire de la quan-tité de matière qu’ils renferment, et en raison inversedu carré de la distance : ce principe est celui de l’af-Iraction ou gravitation universelle , dont Kepler décou-vrit le premier les lois par l’observation des orbites desastres, et qui furent plus tard démontrées mathéma-tiquement par Newton et expérimentalement par Ca-vendish. L’action que le globe terrestre exerce sur lescorps situés à sa surface porte le nom de gravtté oude pesanteur. L’attraction qu’une sphère composée d’é-léments de même deusité ou d’éléments de densités diffé-rentes disposés par couches concentriques, ce qui estsensiblement le chs du globe terrestre, exerce sur lescorps situés à sa surface, est la même que si l’on suppo-sait toute la masse de cette sphère réunie en son centre :cette action est donc dirigée vers ce centre, c'est-à-dire perpendiculairement à la surface des eaux dor-mantes. L'action de la pesanteur tend à faire tomberles corps, et exerce sur eux une action dout la résul-tante constitue le poids de ces corps. Il résulte desdéfinitions que nous venons de donuer que, dans lemême lieu, sous le même volume, les poids des corpssont proportionnels à la quantité de matière ou a lamasse qu’ils renferment sous le même volume. On estconvenu d’appeler densité ou pesanteur spécifique lepoids d’un corps, sous l’unité de volume, rapporté àl’unité de poids. On pourra alors poser P = D X V,P étant le poids sous le volume V, et D la densité :cette équation permet de trouver les densités des corps,lorsqu’on connaît leurs volumes, et réciproquement.
La terre n’étant pas parfaitement sphérique, et étantaplatie aux pôles et renflée à l’équateur, il s’ensuit quel’intensité de la pesanteur varie à sa surface, et va enaugmentant de l’équateur au pôle. Soit g , cette inten-sité, la loi du mouvement uniformément accéléré descorps sollicités par une force constante, donne, pourl’espace e parcouru pendant le temps t : e I f‘2 y t*; et,si nous prenons la seconde pour unité de temps, g = 2E,l c’est-à-dire le double de l’espace parcouru, par un corpstombant dans le vide, pendant la première seconde desa chute. On calcule plus aisément g au moyen de laformule g = tz 2 1:1, étant la longueur du pendulesimple, qui fait exactement une oscillation par seconde ;à Paris , g = 9,8088, ou plus simplement 9,81.
Soit m, la masse d’un corps, sous l’unité de volume :sous le volume Y, sa masse M = m Y, et son poidsP =zmgV.
PESANTEUR SPECIFIQUE. Voyez densité.
PÈSE-ACIDES. Voyez aréomètre.
PÈSE-LIQUEURS. Voyez aréomètre.
PESE-SELS. Voyez aréomètre.
PESON. Voyez dynamomètre.
PETIT-LAIT. Voyez fromage et lait.
PÉTRIN. Voyez pain.
PÉTROLE. Voyez bitume.
PHARE. Les phares sont des foyers lumineux placésordinairement au sommet des tours élevées, et destinésà indiquer pendant la nuit les points remarquables descôtes, les écueils, l’embouchure des fleuves ou l’entréedes ports.
L’emploi de lumières pour guider les navigateurspendant la nuit remonte à une haute antiquité. Le fanal élevé sur l’île de Pharos par le Gnidien Sostrate,sous le règne de Ptolémée Pbiladelpbe, l’au 470 de lafondation de Rome , passa longtemps pour une mer-veille. Les Romains employèrent aussi ces appareils, etl’on voyait même encore en 1643 le phare qu’ils avaientélevé à Boulogne pour diriger les navires qui traver-saient la Manche .