PHARE.
rrïARE.
la Hève, construits il y a déjà fort longtemps, ont étérestaurés dans ces derniers temps et produisent aujour-
2000 .
d’hui un effet assez satisfaisant, dont la fig. 2004, quireprésente un de ces édifices, peut donner une idée.
Dieppe, Saint-Valéry, Boulogne et Dunkerque , pos-sèdent aussi des phares qui complètent de ce côté l'éclai-rage de nos côtes.
Revenons maintenant à notre point de départ, lapointe de la Bretagne , et citons seulement, en passant,les phares si remarquables de Belle-Ile-en-Mer, du Four ,de Noirmoutier, des Sables, de Cordouan , à l’embou-chure de la Giroude, d’Arcachon et de Bayonne .
La fig. 2002 est un croquis du phare anglais deJersey, dont l’aspect pittoresque nous a toujours frappé.
Quant aux côtes de la Méditerranée, formées d’an-«neunes alluvions dans la plus grande partie de leurétendue, elles ne présentent que des surfaces unies etrégulières, depuis les dernières ramifications des Pyré-nées à Port-Vendres, jusqu’à Marseille , où reparaissentles roches abruptes qui se prolongent jusqu’à Amibes .Elles offrent par conséquent un assez petit nombre demouillages, et par suite un svBtème très simple d’éclai-rage. Six phares principaux suffisent pour signaler lespoints les plus importants : le premier est sur lesîles d’Iîyères ; le second, le phare du Planier, signale
Marseille , notre grand port de commerce; et le troisième, élevé à l’extrémité de la Camargue , indique lesbouches du Rhône , tandis que le phare placé vis-à-visd’Aigues-Mortes, celui du mont d’Agde , et enfin celuidu cap Béarn, permettent de reconnaître les points prin-cipaux du vaste goife de Lyon .
La construction des phares exige toujours beaucoupde soin, et présente dans quelques circonstances les dif-ficultés les plus sérieuses. L'élévation considérable de
2001 .
Pj
ces édifices rend indispensable l’emploi de matériauxchoisis et appareillés avec la plus grande perfection. Onpeut consulter sur la stabilité de ces monuments et surcelle des hautes cheminées un mémoire intéressantpublié dans les Annales des Ponts et Chaussées , purM. Fresnel.
[ L’emploi, dans la construction d’un phare, d‘un écha-faudage fixe, partant du sol et s’élevant à la hauteur del’édifice, serait en général fort coûteux, à cause de laforce considérable qu’il faudrait lui donner pour résisteraux vents violents qui régnent sur les côtes. On emploiedonc ordinairement un échafaudage voiant, très léger,qui s’élève avec la tour elle-même.
Le montage des matériaux mérite aussi, dans cogenre de construction, de fixer sérieusement l'attention.Quand le centre de la tour est évidé, on fait ordinaire-ment monter les pierres par cette ouverture au moyend’un treuil placé au sommet. M. Morice Larue, qui adirigé avec un si grand talent la construction desphares de la Hague et de Barfleur, employait à ce der-nier un moyen fort économique pour élever les pierres •les chevaux qui venaient apporter les pierres étaient at-telés, en retournant en chercher de nouvelles, à la cordemême qui élevait celles qu’ils venaient d’apporter; de sorteque tout leur temps se trouvait utilement employé.
Quand le phare en construction ne présente pas devide continu dans son intérieur, on dispose sur l’écha-faudage une petite grue tournante et à volée mobile, qui