Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

PHARE.

PHARE.

qui porte en outre une espèce de clef de poêle destinéeau même objet.

Le gardien placé dans la chambre de quart au-des- isous de la lanterne est averti par un mécanisme fort !simple des dérangements qui pourraient arriver à lalampe. L’excès de l’huile amenée aux mèches retombe idans un petit vase percé d’une ouverture à peine suffi-sante pour lui donner issue, de sorte que ce petit vaseest toujours rempli d’huile le temps que les lampesfonctionnent bien : mais si elles sc dérangent, la quan-tité d’huile amenée est moins considérable, le petit vasese vide peu à peu, son poids diminue, et bientôt ii peutêtre soulevé par un contre-poids fixé à l'autre extrémitédu levier qui le supporte. Ce mouvement dégage l’é-chappement d’une sonnette qui s’agite alors violemment |pour prévenir de l’accident. Il y a toujours dans lepbare une lampe préparée pour remplacer en quelques jinstants celle qui viendrait à se déranger. Une instruc- jtion détaillée, rédigée par les soins de l’administration,enseigne aux agents chargés de l’entretien et delà sur-veillance des phares toutes les précautions à prendrepour le nettoyage des appareils, le centrage des mècheset autres détails dans lesquels nous ne pouvons entrer ici. i

Occupons-nous à présent des appareils lenticulairesqui utilisent la lumière des lampes que nous venons dedécrire. On sait qu’en plaçant au foyer principal d’unverre lenticulaire un point lumineux, on produit der-rière la lentille un faisceau cylindrique de rayons pa-rallèles qni peuvent se transmettre à de grandes dis-tances. Tel est le principe fondamental des appareilsdioptriques j mais quand on avait voulu l’appliquer, onavait rencontré des difficultés d’exécution qui parais-saient insurmontables. La fabrication de lentilles d’uneassez grande dimension était presque impossible ; leurpoids eût été énorme et leur épaisseur au centre telle-ment considérable qu’elles auraient absorbé la plusgrande partie de la lu-mière. Fresnel a fait dis-paraître toutes ces diffi-cultés en employant deslentilles à échelons (figu-res 2006 et 2007) cowpo-sées d’un verre central deforme ordinaire entouréd’une série d’anneaux depeu d’épaisseur dont leprofil est tel qu’ils ont 2007. 2006.

tous le même foyer priu-

cipal. Ces différentes pièces de verre ainsi réunies pro-duisent donc l'effet d’une lentille dont on aurait en-levé toute la matière inutile. Les lentilles de cetteespèce absorbent à peine 4 /20 de la lumière incidente,sont d’une exécution facile, puisqu’elles n’exigent quel’emploi de masses peu considérables que l’on peut tra-vailler séparément, et enfm leur entretien est on nepeut plus simple. Buffon avait eu déjà l’idée de lentillesannulaires, mais il n’avait pu les exécuter. Tout l’hon-neur de cette invention revient à M. A. Fresnel, qui, dureste, n’avait pas connaissance des travaux de Buffonsur ce sujet.

Voyons maintenant comment l’ingénieuse idée deslentilles à échelons se prête à tous les besoins de l’é-clairage des phares. Pour obtenir les feux fixes, on formeun tambour annnl&ire engendré par la révolution duprofil (fig. 2007), non plus autour d’une ligne perpen-diculaire à sa surface et passant par son centre, commepour les lentilles, mais bien autour d’une droite verti-cale passant par le foyer principal du profil On formeainsi le tambour à feu fixe, représenté en coupe et enplan par les fig. 2008 et 2009, avec ses zones dioptri-ques sur lesquelles nous reviendrons plus loin.

Les feux à éclipses sont produits par la rotation d’untambour octogonal (fig. 2040 et 2014) formé de huit

grandes lentilles à échelons analogues à celle repré-sentée fig. 2006 et 2007. Les faisceaux lumineux qui

2008.

2009.

émergent de chacune de ces lentilles parcourent suc-cessivement tous les points de l’horizon qu’ils éclairent

2010 ,

les uns après les autres. La vitesse de rotation du tam-bour détermine le temps qui sépare les différents éclats,ainsi, par exemple, quand il fait une révolution en hui!minutes, on aperçoit un éclat par minute.