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PHOTOGRAPHIE.

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du négatif, ont la même valeur que les demi teintes,c'est que l'épreuve est restée trop longtemps h lachambre noire.

Si le temps a été trop court, les plus vives lumièressont seules indiquées. Uue première épreuve peut doncservir h régler le temps convenable à la chambre noire.Au reste, ici, la durée de l’exposition a beaucoup moinsd’importance que pour le daguerréotype, puisque saufun temps beaucoup trop court ou beaucoup trop long,le séjour plu» ou moins prolongé dans l’acide galliquepermet presque toujours de faire développer l’épreuve auj oint le plus convenable.

Cinquième opération. Il s’agit de fixer l’image qu’onvient d’obtenir. Pour cela on verse dans une bassineune solution faite avec 800 grammes d’eau filtrée et4 00 grammes d’hyposulfite ; on y plonge l’épreuve enla retournant plusieurs fois, pour être bien assuré qu’il113 reste pas de bulles d’air. L’hyposulfite s’empare deTiodnre d’argent, et n’attaque pas le gallate d’argentqui forme les noirs ; aussi l’épreuve ne tarde-t-elle pasà perdre la teinte jaune qu’elle avait e: à acquérir unetransparence plus grande, quoique granuleuse.

De même que pour la préparation précédente, onne doit mettre à la fois qu’une seule épreuve dans ladissolution ; mais celle-ci peut être employée fort long-temps, pour d’autres épreuves, tandis que la dissolu-tion d’acide gallique ne doit servir que pour unesoûle.

Quand l’épreuve est parfaitement blanche dans toutesscs parties, ce qui demande environ trois quarts d’heure,on lave l’épreuve à plusieurs eaux, on la laisse dé-gorger dans une nouvelle eau pendant une heure oudeux, et on l’éponge avec du papier buvard : elle estalors inaltérable.

La sixième opération a pour but de faire disparaîtrel’aspect grenu que conserve l’épreuve en sortant del’hyposulfite ; ou y parvient en allumant quelquesfeuilles de mauvais papier devant lesquelles on la pré-sente. On arrive au même résultat en la tenant, par<lcux angles opposés, au-dessus d’un réchaud de char-bon ; la cire, en fondant, redonne à l’image une nou-velle truusjmrence.

La première et deuxième opération du papier positifétant un peu compliquées, nous aimons mieux la don-ner telle qu’elle se trouve dans le traité de M. Legray.

« Faites d'abord une solution salée dans les pro-

portions suivantes :

Hydrochlorate d’ammoniaque. . 5 gr.

Eau distillée. 100

« Mettez 4 à 5 millimètres d’épaisseur de cette so-lution dans un plateau.

« Faites ensuite uue autre solution d’argent conte-nant :

Azotate d’argent fondu blanc. . 45 gr.

Eau distillée. 400

« Vous en verserez dans un antre plateau la mêmeéj>aisseur.

a Ayez du papier un peu épais, 45 kilogrammes larame, que vous avez préalablement coupé à grandeurconvenable, et choisi exempt de taches de fer et d’im-puretés.

« Choisissez-en l’eu vers et le marquez d’une croix.On le reconnaît facilement; c’est le côté qui porte surla toile métallique servant à la fabrication, et dont latrame reste imprimée dessus. Cette trame se voit enregardant le papier à un jour frisant.

« Le meilleur papier pour cette opération est celuides frères Canson. Le papier anglais est moins bon,et ne doit être employé que lorsqu’on veut obtenir destous rouges.

« Placez d’abord l’endroit du papier sur le bain dechlorure, de manière qu’il ne passe pas de liquide sur

Fcnvcrs, et l’y laissez 2 à 4 minutes; puis vous l’as*séchez entre plusieurs feuilles de buvard rose, en fric-tionnant avec la main.

« Préparez ainsi trois feuilles avant de commencera les mettre sur le bain de nitrate d’argent, afin quetoute trace d’humidité soit bien enlevée.

« Vous prenez alors la première feuille préparée, etavec un gros blaireau un peu dur vous frottez le cotésalé, pourenlever toutes les impuretés qui pourraient yadhérer.

« Je préfère le papier buvard rose an blanc, parcequ’il me permet de voir les parties qui s’en sont déta-chées et de les enlever.

« Mettez alors cette feuille sur l’azotate d’argent ducôté salé seulement, et l’y laissez le temps de préparerune autre feuille sur le sel.

« En laissant peu de temps sur l’azotate d’argent,on obtient des tons rouges; en prolongeant, au con-traire, son action, on a des tons plus noirs.

« On égoutte ensuite le papier et on le fait sécheren le pendant par un angle.

« Cette préparation doit être faite dans l’obscurité,à la lumière d’une bougie seulement.

« II faut avoir soin que le papier positif soit biensec avant de mettre un cliché dessus, ce qui le per-drait en le tachant d’azotate d’argent.

« Il vaut donc mieux préparer ce papier le soir pours’en servir le lendemain. Si on le prépare au moment,il faut le bien sécher avec une lamj>e à esprit de vin.

« Il ne faut pas non plus en préparer pour plus dehuit jours à l’avance, le temps le faisant noircir, mêmedans l’obscurité.

« Si on a un grand nombre d’épreuves positives àfaire, on peut accélérer la préparation du papier po-sitif en faisant d’abord subir au papier le bain de sel,et laissant sécher en suspendant par un angle.

« Cette opération peut se faire d’avance ; quand ill’a subie, le papier peut se conserver très longtempsavant de recevoir le bain d’azotate d’argent.

« Dans ce cas, il est bon de ne mettre que 4 pour 4 00de sel dans le premier bain d’eau salée. Le bain d’ar-gent reste le même, et ne sc donne que quelques heuresavant de se servir du papier (I). «

Troisième opération. Elle consiste dans le tirage del’épreuve positive. On emploie pour cette reproduc-tion une presse formée de deux glaces épaisses ; onplace le papier positif sur l’une des glaces, puis par-dessus l’épreuve négative, puis par-dessus le tout la se-conde glace; on exerce une certaiue pression afin d’é-viter les plis, et on expose à la lumière. Il faut que lepapier positif soit bien sec, sans quoi l’azotate d’argentviendrait gâter le négatif.

On a soin de laisser déborder le papier positif, et,d’après les différentes teintes que les bords prennentsuccessivement à la lumière, on juge des progrès del’opération. L’expérience seule peut indiquer le ton leplus convenable, puisqu'il varie suivaut l’intensité dunégatif et suivant la vigueur de l’image qu’on veutobtenir. Il faut toujours faire développer l’image, defaçon à ce qu’elle ait une plus grande vigueur que celledésirée, car l’opération suivante l’affaiblit beaucoup.

Quatrième et dernière opération. Ou fait dissoudredans un flacon 4 00 grammes d’hyposulüte, G00grammesd’eau filtrée.

Dans un antre flacon vous faites dissoudre dans deuxverres d’eau 4 8 grammes d’azotate d’argent, vous ajou-tez une solution de chlorure de sodium, jusqu’à ce qu’ilne se forme plus de précipité blauc. Vous décantez le

(i) Dans les jours de mauvais temps,on peut employer lepapier négatif non ciré et sec pour tirer les positifs Unepose de quelques secondes au soleil et d’une minute à l’om-bre suffit. L’epreuve se développe à l’acide gallique aciduléd’acide acétique et se fixe à l’byposulfite de soude.