PHOTOGRAPHIE.
PHOTOGRAPHIE.
1iqulde t vous recueillez le précipité, vous Retendezdans une capsule, et après l’avoir fait séclier et noircirtu soleil, l’ajoutez à la solution d’hyposulfite.
Cette addition de chlorure d'argent dans la solutiond hyposulfite neuf a pour but de donner de beaux noirs.On obtient des tons différents suivant que le séjourdans le bain est plus ou moins prolongé; ils sont d’a-bord couleur chocolat, puis, si l’épreuve a été tiréeasi-ez vigoureuse, au bout d’une heure, temps néces-saire pour obtenir une bonne fixation, les parties lesplus sombres deviennent d’un beau noir. Si on pro-longeait l’opération au delà de ce temps, toujours ensupposant que l’épreuve a été tirée très vigoureuse,les noirs et l’ensemble de l’image deviendraient d’unton de sépia, puis enfin jaunâtres.
Quand l’épreuve est arrivée au ton convenable, onla retire, on la lave à plusieurs eaux et on la fait ma-cérer pendant plusieurs heures dans une nouvelle eau,jusqu’à ce que, en la portant à la langue, elle ait perduentièrement le goût âcre de Rhyposulfiïe. On la sèchealors avec du papier buvard, et elle est terminée.
PHOTOGRAPHIE SUR VERRE.
L’emploi du verre ou plutôt des glaces minces a sesavantages et ses inconvénients. Les épreuves sur verreont la finesse des épreuves daguerriennes. Pour cer-taines reproductions elles ont donc la supériorité surles négatifs obtenus avec le papier. Dans un voyage ilne faut guère songer à emporter avec soi 2 ou 300glaces, tandis que 2 ou 300 feuilles de papier peuventse renfermer dans un portefeuille.
Il y a deux méthodes pour obtenir des négatifs surverre : la première, due à M. Nicpce de Saint-Victor,consiste dans l’emploi de l'albumine; dans la seconde,dont plusieurs auteurs se disputent la priorité, on em-ploie le collodion.
La première est préférable pour les vues ; en outreles préparations peuvent être faites à l’avance. Le col-lodion doit se préparer à l'instant même, sa sensibilitéle rend bien supérieur pour les portraits à toutes lesautres préparations.
Comme pour la photographie sur papier, la photo-graphie sur verre consiste : 4° à rendre la surface sen-sible à la lumière; 2° à exposer cette couche sensibleà la chambre noire; 3° à faire développer l’image;i° à rendre cette image inaltérable à l’action de la lu-mière.
Photographie sur verte , à {'albumine. Prenez desblancs d’œufs, ajoutez-y 100 grammes d’iodure de po-tassium ou d’iodure d’ammoniaque ; battez en neige cemélange ; laissez-le reposer une nuit, et le lendemaindécantez le liquide visqueux qui s’est déposé, pourvous en servir à la préparation de vos glaces.
Avant d’appliquer la préparation sur la glace, ilfaut avoir soin de la bien laver à l’eau et de Ressuyerparfaitement avec du papier de soie.
Ou la pose alors sur une feuille de papier blanc, eton la polit parfaitement avec un tampon de coton enévitant de la toucher avec les doigts.
La réussite de Répreuve est due en grande partie àl’égalité de la couche d’albumine et à la propreté dela glace. Quand on a obtenu une couche égale et infi-niment mince, on la retourne sens dessus dessous et onla laisse sécher à l’abri de la poussière.
Pour sensibiliser cette couche d'albumine, on la plonged'un seul coup dans une cuve verticale de gutta per-cha contenant le bain suivant :
Eau distillée. 300 gr.
Azotate d’argent. 2i
Acide acétique. 30^
Après avoir laissé tremper la glace deux ou troisminutes, on la retire, on la laisse sécher dans l’obscu-
rité, et elle peut se conserver dans cet état deux outrois jours avant d’être mise dans la chambre noire.
L'opération à la chambre noire ne demande aucuneexplication particulière ; seulement l’exposition dure unpeu plus longtemps que pour le papier ciré.
Le développement de l’image s’obtient soit avec unbain d'acide gallique, soit avec un bain saturé de pro-tosulfate de fer.
L’épreuve se fixe par les mêmes procédés que l’imagenégative sur papier.
Les positifs se tirent de la même façon.
Du collodion . Le collodion photographique employépar M. Legray est composé à peu près comme il suit :
Éther sulfurique à 62 degrés. 400 gr.
Alcool pur à 36 degrés. ... 25
Coton poudre. 2
Ammoniaque liquide. 5 gouttes.
Iodure d’ammoniaque en sel. 4 gr.
M. de Brébisson emploie les proportions suivantes s
Coton poudre bien sec. ... 4 gr.
Ether sulfurique. 60 cent. cub.
Alcool (33 degrés). 45
Solution alcoolique saturéed’iodure de potassium. . . . 40
On ajoute une ou deux gouttes d’ammoniaque quandon craint que le coton soit acide.
Quand ce collodion est trop épais, on ajoute 45 cen-timètres cubes d’éther sulfurique et même quantitéd’alcool.
M. de Brébisson laisse reposer ce mélange pendantenviron 42 heures, puis il le décante dans un flaconbouché avec soin.
Pour le rendre photographique, il y ajoute un iodurequelconque, mais de préférence un mélange d’iodurede potassium et d’iodure de fer.
Les glaces étant bien lavées, ou les frotte avec untampon imbibé d’alcool dans lequel se trouve du tri-poii; on continue ce ponçage jusqu’à dessiccation; ontermine en Ressuyant avec une peau de chamois qui nosert qu’à cet usage.
On verse le collodion sur la glace, et la seule diffi-culté consiste à obtenir une couche mince et bien ré-gulière.
Nous ne décrirons pas les différents tours de mainemployés pour arriver à ce résultat : nous nous conten-terons de dire qu’on fait écouler l’excédant du liquidepar un des angles de la glace; dans cette opération,il faut éviter la formation des stries en faisant varierRinclinaiscn de la glace.
Aussitôt que la couche est prise, mais avant qu’ellesoit sèche, on la plonge dans le bain qui doit lui don-ner de la sensibilité.
Ce bain est composé de :
Azotate d’argent.8 à 40gr.
Eau distillée. 400
Comme pour l’albumine, il faut plonger la glaced’un seul coup.
On la laisse dans le bain quatre à cinq minutes, jus-qu’à ce qu’elle soit devenue blanchâtre, et qu’elle aitperdu sou aspect huileux ; on la met alors dans le châs-sis de la chambre noire pour l’employer le plus promp-tement possible.
Le temps de l’exposition à la chambre noire nepeut se préciser; cela dépend du foyer et de l’ouverturedes objectifs. On n’oubliera pas seulement qu’avec sonmaximum de sensibilité, le collodion est plus rapideque la plaque daguerrienne.
Développement de l’image. Pour cette opération, onemploie l’acide gallique ou l’acide pyrogallique, ou leproiosulfate de fer.