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PHOTOGRAPHIE.

PHOTOGRAPHIE.

était Je s plus ingénieux, mais les résultats obtonuspar lui no confirmèrent pas l’espoir qu’il en avaitconçu.

Depuis la formation des images sur plaque de dou-blé, le docteur Donné s'est livré à de nombreux essaispour transformer les épreuves dugnerriennes eu plan-ches gravées. L’agent employé était l’acide nitriqueétendu d’eau. M . Berret a indiqué un procédé à peuprès semblable, mais tous deux avaient les inconvé-nients suivants. Si l’on cesse de faire mordre trop tôt,les noirs n’ont aucune vigueur; si on la prolonge unpeu trop, les blancs sont attaqués et deviennent gris.La difficulté de ménager les blancs a fait reuoncer àces procédés.

M. Grove a proposé un moyen extrêmement ingé-nieux fondé sur la galvanoplastie, mais il offre degrandes difficultés.

Voici le procédé beaucoup plus compliqué, mais aussibeaucoup plus parfait de M. H. Fixeau :

« Un acide mixte, composé avec les acides nitrique,nitreux et chlorhydrique (ces deux derniers pouvantêtre remplacés par du nitrite de potasse et du sel ma-rin), jouit précisément de la propriété désirable, la-quelle appartient également à une dissolution de bi-chlorure de cuivre, mais d’une manière moins parfaite.

« Lorsqu’on soumet une image daguerrienne, dontla surface est bien pure, à l’action de cet acide, sur-tout à chaud, les parties blanches ne sont pas altérées,tandis que les parties noires sont attaquées avec forma-tion de chlorure d’argent adhérent, dont la couche in-soluble arrête bientôt l’action de l’acide.

« Une dissolution d’ammoniaque, employée alors,entraîne cette couche de chlorure d’argeut et permetde soumettre de nouveau la planche à l’action du mêmeacide, qui, agissant de la même manière, augmente laprofondeur des parties noires.

« En opérant ainsi en plusieurs fois, on parvient àtransformer la planche daguerrienne en une planchegravée d’une grande perfection, mais généralement depeu de profondeur, de sorte que les épreuves impriméessur papier n’ont pas la vigueur convenable.

« A cette première opération il a donc été nécessaired’en ajouter une seconde, qui permet de creuser plusprofondément les parties noires de l’image. Cette se-conde opération consiste à dorer les parties saillantes,ou les blancs de la planche gravée, et à laisser l’ar-gent à nu dans les creux, ce qui permet d’en augmen-ter la profondeur par l’action d’un simple dissolvantde l’argent.

« Pour obtenir ce résultat, la planche gravée peuprofonde dont je viens de parler est graissée avec unehuile siccative, de l’huile de lin, puis essuyée à la ma-nière des imprimeurs eu taille-douce; de cette mauièrel’huile reste dans les creux seulement, et y forme unvernis qui ne tarde pas à sécher.

a Dorant alors la planche parles procédés électro-chimiques, on voit l’or se déposer sur toute la surfacede la planche, excepté dans les parties creuses proté •gées par le vernis d'huile de lin. Après ce dorage,l’huile de lin est enlevée par de la potasse caustique.

« 11 résulte de là que la planche gravée a toutes sesparties saillantes protégées par une couche d’or; scsparties creuses, au contraire, présentent l’argent à nu.

« Il est dès lors facile, en traitant la planche par l’a-cide nitrique, d’attaquer ces parties creuses seulementet d’en augmenter ainsi à volonté la profondeur.

« Avant ce traitement par l’acide nitrique, la plan-che dorée est couverte par ce que les graveurs appellentun grain de résine, ce qui produit, dans le métal atta-qué, ces nombreuses inégalités, que l’on appelle grainde la gravure.

• Il résulte de ces deux opérations principales quelu planche daguerrienne est transformée en uno planche

gravée tout à fait semblable aux planches gravées àl’aquatinte, et dès lors pouvant, comme elles, fournirpar l’impression un nombre considérable d’épreuves.

« Cependant l’argent étant un métal peu dur, lenombre des épreuves serait encore assez limité si unmoyen très simple ne permettait de soustraire la plan-che photographique à l’usure déterminée par le travailde l’impression.

« En effet, pour atteindre ce but il suffit, avant delivrer la planche à l’imprimeur, de cuivrer sa surfacepar les procédés électro-chimiques; de cette manièreil est évident que la couche de cuivre supporte seulel’usure produite par le travail de l’ouvrier. Lorsquecette couche est altérée d’une manière notable, il estfacile, à l’aide d’uu acide faible, de la dissoudre en to-talité sans altérer l’argent sur lequel elle repose; dèslors la planche peut être cuivrée de nouveau, et setrouve ainsi dans le même état que si elle n’avait passupporté le travail de l’imprimeur. »

La gravure de M. Fizeau doit être exécutée sur d’ex-cellent plaqué au dixième. M. Hurlimann, l’habile gra-veur, a obtenu par ce procédé des planches admirables;malheureusement la mort est venue interrompre destravaux qui, sans aucun doute, auraient rendu ce pro-cédé plus simple et plus facile.

Le 2 mai dernier M. Talbot, l’inventeur de la pho-tographie sur papier, a indiqué un procédé de gravured’image héiiographique obtenue sur acier, qui con-siste en ceci :

On prend une plaque d’acier, on la plonge dans duvinaigre acidulé avec un peu d’acide sulfurique;.lasubstance employée pour rendre la surface sensible àla lumière est un mélange de gélatine et de bichromatede potasse ; ayant séché la plaque, on enduit réguliè-rement sa surface avec ce mélange, on la met sur unsupport horizontal, et on la chauffe en dessous avecuno lampe à esprit de vin jusqu’à ce qu’elle ait atteintune belle couleur jaune.

On prend l’objet dont on veut avoir l’image, parexemple une feuille d’arbre ou un morceau de dentelle,on le met sur la plaque et on l’expose au soleil pen-dant une ou deux minutes. Alors on retire l’objet, eton examine si l’image est parfaite; pour cela elle doitêtre d’une couleur jaune sur uu fond brun. On prendalors la plaque impressionnée, on la plonge dans unecuvette d’eau froide peudant une ou deux minutes;l’eau blanchit l’image; il faut alors la retirer et lamettre quelques instants dans l'alcool. On la retire eton la laisse sécher; l’image photographique est termi-née, Tenu a dissous une partie de la gélatine et tout lesel de chrome; aussi L’image est-elle blanche et trèsnette.

Pour graver l’image qu’on vient d’obtenir, il s’agitde trouver un liquide qui n’exerce aucune action surla gélatine et soit assez corrosif pour graver la plaqued’acier en l’attaquant cependâut avec lenteur.

Ce liquide est le bichlorure de platine étendu d’unequantité d’eau d’environ un quart de son volume*Quelques essais indiqueront au juste la meilleure pro-portion.

On met la plaquo sur une table horizontale, on yverse une petite quantité de liquide, au bout d’une mi-nute on voit l’image blanche photographique se noir-cir. Après une ou deux autres minutes on incline laplaque pour faire couler le liquide. On la sèche ensuiteavec du papier brouillard, puis on lave avec de l'eaucontenant du sel mariu. Après cela on la frotte avecune éponge humide; la couche de gélatine qui la cou-vrait se détache, et l'on peut voir alors la gravure quel’on a obtenue.

Les gravures de M. Talbot, que nous avons vues,étaient d’une finesse remarquable ; mais jusqu’à pré-sent il u’a obtenu que des décalques d’objets tels que