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PIERRES ARTIFICIELLES

PIERRES ARTIFICIELLES.

NATURE DE LA PIERRE.

CARACTÈRES.

USAGES.

PRINCIPAUX QISEM 1 ».

ROI DS

du mètrecube.

1° Gypse pierre à plâtre.

Se laisse rayer par l’on-

Fabrication du plâtre.

Environs de Paris . . .

kilogr.

2100

2° Pierres calcaires. . .

gle, donne du plâtrepar calcination.

Font effervescence trèsvive avec les acides.Friable, blanche.

Champagne.

1468

grasse, et peinture eu

Meudon .

2000

Tufs calcaires. . . .

Caverneux.

détrempe.

Constructions.

Touraine.

1300

Calcaire grossier. . .

Texture grossière avec

Fabrication de la chaux

Travertin de Rome. . .Bassin de Paris.

2358

2300

Calcaire compacte. .

coquilles.

Texture compacte.

et constructions.Constructions, marbres

Château - Landon , Bel-

2400

2700

Marbre.

Texture saccharoîde.

communs, pierres li-thographiques.Décoration.

gique.

Pyrénées, Italie . . . .

3° Pierres siliceuses. . .

Silex pyromaque. . .

Étincellent sans le bri-quet.

Cassure conchoîde.

Constructions, pierres à

Sein6-et-Oise.

2400

Pierre meulière. . .

Texture caverneuse.

fusil.

Constructions , meules

Seine-et-Ohe, Seine-et-

Granité.

Très dur, cristallin.

de moulins.

Construction, dallage,

Marne.

Normandie, Bretagne . .

O OO O*«* OO(M <3*

Porphyre.

Idem.

décoration.

Décoration.

Vosges, Pyrénées . . .

2850

Grain* agglomérés parun ciment argileux aucalcaire.

Font feu au briquet.Texture demi-poreuse.Très dur, compacte.Très durs, de couleur

Constructions , pavage,dallage.

Constructions.Constructions, dallage.Pavage, bornes.

2800

4° Pierres volcaniques. .

2250

Trachyte.

Trupps, basaltes. . .

Bords du Rhin .

Cantal, Puy-de-Dôme ,

2800

Tufs volcaniques.. .

foncée.

Très poreux.

Constructions.

Écosse .

Environs de Naples. . .

3000

1260

5° Ardoises .

Feu dures, schisteuses.

Couvertures.

Angers .

2800

■i

Ardennes .

2937

La mort ne loi a pas permis de faire de sa nouvelle mé-thode les applications nombreuses que sou esprit ingé-nieux apercevait déjà. L’industrie saura, sans aucundoute, profiter de cette voie nouvelle que la sciencevient de lui ouvrir.

Les premiers essais de M. Ebelmen ont été exécutésvers 4847. Il plaçait alors dans les fours à porcelainede Sèvres les matières sur lesquelles il voulait opérer,renfermées dans des capsules de platine. Les mélanges11 e restaient ainsi exposés à la haute température à la-quelle a lieu la volatilisation un peu rapide du borax etdes autres sels employés que pendant quelques heures,de sorte que l’on ne pouvait opérer que sur de petitesquantités. Plus tard les mélanges ont pu être placésdans les moufles à cuire les boutons en pâte cérami-que. La température y est un peu moins élevée quedans les fours à porcelaine, et elle peut être main-tenue pendant plusieurs jours, ce qui permet d’opérersur des quantités suffisantes de matière pour obtenirdes cristaux de 0 in ,004, de 0 m ,005 et même de 0 m ,040de côté.

Voici maintenant quelques-uns des mélanges em-ployés par M. Ebelmen pour obtenir un certain nom-bre de minéraux cristallisés.

L’un des premiers minéraux obtenus par M. Ebel-men est le rubis spinelle ; il ne mettait point en doutela possibilité de le fabriquer pour l’industrie.

On l’obtient en mélangeant ensemble 30 parties demagnésie, 25 d’alumine, K de chlorate de potasse et35 d’acide borique. Un mélange de 500 grammes deccs matières, exposé pendant huit jours dans uu mou-

PIERRE (carton). On désigne sous ce nom unepâte moulée de composition variable, dans la fabri-cation de laquelle on fait toujours entrer de la pâte àpapier et une forte quantité do matières minéralestelles que du calcaire pulvérisé, etc.

PIERRE DE TOUCHE. Voyez essai.

PIERRES FINES ARTIFICIELLES. Les chimistesobtiennent un grand nombre de combinaisons sous formecristalline en dissolvant dans un liquide approprié leséléments de ces combinaisons et en soumettant le tout àl’évaporation spontanée. M. Ebelmen a eu l’heureuseidée d’appliquer le même principe à des dissolvants li-quides à la chaleur rouge, et volatils seulement auxpins hautes températures de nos foyers, tels que l’a-cide borique, le borax, certains phosphates, etc. Il estparvenu ainsi à obtenir artificiellement un certain nom-bre de minéraux, les uns tout à fait analogues à cer-taines pierres fines naturelles, et les autres d’un hautintérêt scientifique.

Les nouveaux procédés de cristallisation par voiesèche, découverts par M. Ebelmen , ont déjà permis derésoudre un certain nombre de questions-scientifiques,et paraissent susceptibles de véritables applications in-dustrielles.

Un résumé succinct de ces derniers travaux de no-tre bon et si regrettable collaborateur, doit trouverplace dans cette seconde édition du Dictionnaire .

Ebelmen ne mettait point en doute la possibilité defabriquer industriellement un certain nombre de pierresfines, telles que le rubis, le corindon et autres em-ployées dans la bijouterie, l’horlogerie, la tréfilcric, etc.