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PIERRES ARTIFICIELLES.

PINCEAUX.

fie, a donné des cristaux de rubis qui avaient jusqu’à5 millimètres de côté.

En remplaçant la magnésie par l’oxyde de zinc, onobtient le minéral connu sous le nom de gannite, encristaux bien détinis et rayant le quartz sans difficulté.

En opérant sur :

Alumine . 25 grammes.

Oxyde de zinc. 30

Acide borique fondu. 35

Bichromate de potasse. 1

on a obtenu au bout de cinq jours des cristaux de3 millimètres de côté, que l’on a facilement séparésdes borates en excès par une digestion dans l'acidechlorhydrique.

M. Ebelmen a obtenu des cristaux de cymophane de6 millimètres de côté, parfaitement transparents etrayant la topaze en exposant dans un moufle à bou-

tons un mélange de :

Alumine . 128 r ,0

Glucine . 3s* 1 ,5

Carbonate de chaux. 40s r ,0

Acide borique fondu.14s r ,0

La chaux a pour but de former un borate fusible,qui forme une sorte d’eau mère, favorable au dévelop-pement des cristaux.

Le péridot ou silicate de magnésie s’obtient en cris-taux définis en chauffant ensemble pendant long-

temps :

Silice (sable d’Aumont). 4s r ,50

Magnésie. 6& r ,15

Acide borique.6§ r ,00

Pour isoler les cristaux de leur gangue on faitdigérer à froid la masse dans l’acide chlorhydriquefaible.

On obtient également l’alumine cristallisée trans-parente en chauffant 3 à 4 parties du borax pour uned'alumine, ou bien 10 parties d’alumine, 4 de silice et16 de borax. Les cristaux ainsi obtenus ont la mêmedensité et la même dureté que le corindon naturel.

Le sel de phosphore peut, dans quelques circon-stances, remplacer l’acide borique. On peut par exem-ple obtenir des cristaux d’oxyde de titane ayantjusqu’à 0 m ,01, en mélangeant 1 partie de cet oxydeavec 4 parties de sel de phosphore, et soumettant letout pendant plusieurs jours à la température des mou-fles à boutons.

Les carbonates de potasse et de soude sont, commeon sait, volatils à uue température peu supérieure àcelle de leur point de fusion; ils peuvent en mêmetemps dissoudre un grand nombre d’oxydes métalli-ques. Cette propriété a également été utilisée parM. Ebelmen pour coproduire le péridot magnésien , letitanale de chaux, le titane rutile, et enfin la glucinecristallisée.

Poursuivant toujours le même ordre de recherches,M. Ebelmen annonçait à l’Académie , le 17 septembre1851, qu’en opérant, par voie sèche, de manière à pro-duire des réactions semblables aux doubles décomposi-tions par voie humide, il obtenait la periklase et le mi-néral connu sous le nom de perowsktte .

« Je me eontente, disait Ebelmen dans ce derniermémoire, d’indiquer ces premières applications de lavoie sèche; elles doivent être considérées comme unpoint de départ pour de nouvelles expériences. » Cesnouvelles expériences, hélas! il ne devait point les en-treprendre. Puisse son œuvre, si brillamment commen-cée, ne point rester incomplète après Lui !

Nous ne pouvons point terminer cet article sans rap-peler que l’on doit aussi à Ebelmen la production arti-ficielle, par la décomposition lente de l'éther sicilique,des deux variétés de quartz connues sous les noms

d’hyalite et d’hydrophane ; découverte d’un haut inté-rêt, qui pouvait à elle seule faire la gloire d’un savantmoins riche en travaux de premier ordre.

H. MÀNGON.

PIERRE-PONCE . Cette pierre dont l’origine estvolcanique, est légère, poreuse, âpre au toucher et trèsdure, ce qui la fait fréquemment employer pour polirou unir le bois, l’ivoire, les métaux, etc.

PIERRES PRÉCIEUSES . Voyez gemmes et la-

PIDÀIBE.

PIERRES PRÉCIEUSES (imitation des). Voyez

VERUK

PIEUX, PILOTS. Voyez choc.

PIGNON. Voyez mécanique géométrique.PILE GALVANIQUE. Voyez électricité.

PIMENT. Voyez poivre.

PIN, SAPIN. Le pin et le sapin sont les bois rési-neux les plus répandus. Us fournissent des bois de con-struction à bas prix et estimés ; leurs cônes servent auchauffage, et on retire de leurs troncs, par incision, dela térébenthine, des résines, etc.

PINCEAUX. Nous avons décrit à l’article brosse lamanière dont se confectionnent les pinceaux grossiersou brosses en poils de sanglier, qui sont employés dansla peinture en bâtiments; il nous reste à dire quelquesmots sur la fabrication des pinceaux fins que l’on faiten poils de la queue des martes, blaireaux, etc. On dé-graisse d’abord les poils en lavant les queues dans unedissolution d’alun, puis les laissant dégorger dans l’eau;on les couche dans la même direction, on les laisse sé-cher, on les coupe au ras de la peau, et on les range endifférents tas suivant la différente longueur des poils.On pose, ensuite ces tas, la pointe en haut, dans -un petitgodet en fer-blanc à fond plat; on frappe sur le fonddu godet, les poils se rangent parallèlement les uns auxautres, et on les classe de nouveau, avec beaucoup dosoin, en tas, de manière à ce que tous ceux d’un mémotas aient exactement la même longueur, parce que laperfection du pinceau dépend de cette condition.

On prend la quantité de poils nécessaire pour unpinceau, et on la met dans un godet, la pointe en bas,puis on les range par une légère secousse; on les réu-nit par une ligature faite avec du fil fin, et on les lieensuite par un fil plus gros, en serrant fortement le*nœuds. Enfin, après avoir coupé de niveau les poilsde la brosse qui excèdent les ligatures, on les introduitpar le haut d’un tuyau de plume d’oie ou de cygne,taillé en bec de flûte, l’autre bout étant coupé droit enune partie dont le diamètre est moindre, et on poussele pinceau jusqu’à ce que les poils viennent faire unesaillie suffisante en avant du bout coupé droit; on asoin de faire amollir préalablement la plume dans l’eaupour qu’elle ne se fende pas.

Les pinceaux plats, dits palettes ou queues de morue ,se fabriquent à peu près de même; seulement on étendles poils à plat et on les colle entre deux cartes; on lesadapte ensuite à des manches de forme variable, sui-vant l’usage auquel ils sont destinés.

PIPE. L’usage de fumer le tabac est actuellement sirépandu, surtout en Europe , que la fabrication de3 pi-pes constitue une industrie d’une grande importance.Les pipes communes se font en terre cuite, et reutrentdans la classe des faïences fines; nous décrirons cettefabrication à l’article poterie. Dans quelques pays, etsurtout en Allemagne , on se sert beaucoup de pipesen porcelaine. On fait aussi des pipes en argent, enfer peint, en bois, etc., dont le fourneau est doubléintérieurement en terre de pipe; on y adapte un tuyauen roseau ou en bois odoriférant, qui est ordinairementréuni à un bout en corne ou en ambre jaune par untuyau flexible, que l’on obtient en eutourant un cylin-dre d’un fil de fer fin, dont les circonvolutions se tou»client, aplatissant le fil au marteau, de manière à bou-