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PISE .

PISE .

d’osier, posée à un pouce nu-dessous de la surface del’eau, on place la machine sous un robinet, de manièreque le liquide tombe à l’une des extrémités du canalsupérieur.Uncourant s’établitvers l’extrémité opposée,et de là une échancrure latérale lui offrant une issueà droite et à gauche, il se brise en deux chutes d’eauqui vont alimenter les deux canaux situés au-dessous.Une disposition semblable à la partie inférieure trans-forme tout le système en une espèce de ruisseau ar-tificiel.

On dépose sur les claies d’osier les oeufs qu’on ventfaire éclore, et qu’on peut séparer par espèces. Le cou-rant continu qui fait passer sur eux une couched’eau d’un pouce d’épaisseur au plus suffit pour em-pêcher la formation des byssus, sorte de végétation,de moisissure qui les fait souvent périr. Nous recommandons pour suivre tous les phénomènes de l’é-ducation des jeunes poissons les grands vases en verrequi, employés au Zoological-Gardens de Londres , fontde la vie intime des poissons an spectacle fort cu-rieux.

Nous terminerons en faisant remarquer que la pro-duction du poisson n’est pas seule à considérer, il y alieu de se préoccuper de la nourriture, tant pendantles premiers temps, dans le réservoir où les œufs sontéclos, que plus tard quaud on les mettra en liberté.

Dans le premier cas de la chair cuite et broyée réus-sit parfaitement. M. Berthot, ingénieur des ponts etchaus>ées, qui a établi un admirable établissement surles bords du canal du Rhône au Rhin, destiné à repeu-pler les eaux du Kbone, où il peut déjà envoyer unmillion de saumons, nourrit les élèves avec de la chaircrue et pilée de poissons blancs.

Dans le second cas il faut embrasser le problèmedans toute son étendue et, comme l’a senti Remy, dé-velopper les espèces herbivores en même temps quecelles plus précieuses dont le développement doit êtresurtout le but des efforts du pisciculteur.

Ce n’est pas seulement dans la voie que nous veuonsd’indiquer que de grands résultats peuveut être obte-nus. Bien souvent le frai, difficile à obtenir, est fourninaturellement en grande abondance. M. Coste a mon-tré que pour les anguilles, les écrevisses, les huîtresnotamment, quelques soins donneraient des résultatsmerveilleux. Il reste encore à étendre ces belles étudesaux poissons de mer et accroître ainsi les produits déjàsi considérables de la pêche côtière; il n'eat pas dou-teux que d’importants résultats seront obtenus pro-chainement dans cette voie.

PISÉ. A l’article maçonnerie, on a vu que, sousle nom général de muçonnerie, on comprend tous lestravaux qui se font pour la construction des édifiera,et dans lesquels entrent les pierres naturelles et artifi-cidles, mises eu œuvre avec des mortiers ou du sable.Par extension, on donne ce nom à une constructiondans laquelle la pierre et le mortier sont remplacés parde la terre : c’est ce que Ton appelle la maçonner.e enpisé ou simplement pné.

Ce mode de construction, très employé dans le midide la France, surtout dans les départements de l’Ain ,du Rhône, de l’Isère , etc., mériterait d’être répandudans toutes les localités où l’on fait des constructionsen bois; car, comme nous le verrons plus loin, lesconstructions en pisé sont de beaucoup préférables àcelles en bois.

Les constructions en pisé étaient connues des an-ciens. Pline nous dit que ce mode de construction étaitemployé au temps d’Anniba! (liv 35, chap. 44).

Toutes les terres, qui ne sont ni trop grasses ni tropmaigres, conviennent pour les constructions en pisé.La tjrre la plus convenable est la terre à briques.

La terre sablonneuse qui n’a pas de liant ne peutê.re employée. En ajoutant du lait de chaux à de la

terre uu péu maigre, on a un mélange préférable à laterre à briques.

Pour préparer la terre, on la fait passer à traversune claie, qui retient les parties de la grosseur d’unenoix; on l’hutnecte avec de l’eau, puis on la malaxecomme la terre à briques. On reconnaît qu’elle a étésuffisamment travaillée, lorsqu’en en prenant une poi-gnée, et la jetant sur le tas, elle garde la forme qu’onlui adonnée. On empêche les fissures ou le danger deles voir se produire, en mêlant à la terre, lorsqu’on lapétrit, de la paille ou du foin.

Il y a deux manières de faire les murs en pisé. Lupremière, et la plus simple, consiste a poser la terredans l’emplacement du mur, et à dresser le mieux pos-.sible les parements avec une fourche ordinaire.

Lu seconde, plus parfaite, exige un appareil spécial.Cet appareil (tig. 2026 et 2027) se compose d’un en-caissement formé par deux tables en bois de sapin A, A,

2026. 2027.

appelées hanches ; ces hanches se posent sur quatretraverses B, B. ( haque traverse porto deux mortaisesclans lesquelles viennent se loger les tenons des po-teaux ou aiguilles C, C, réunis à leur partie supérieurepar la traverse E E. Les coins D, D servent à faireavancer ou reculer les aiguilles dans les mortaises destraverses, et par suite à rapprocher ou à éloigner leshanches.

On laisse à l'intérieur des hanches un espace égal àla plus grande épaisseur du mur; puis, comme cettGépaisseur diminue à mesure que le mur s’élève, onpeut, comme nous l’avons déjà dit, rapprocher leshanches, et par suite les aiguilles, au raoven descoins D, D.

Les hanches ont de 3 m ,30 à 3 m ,40 de long sur 0 m ,9ode hauteur, les aiguilles ont 4 m ,40, les traverses 4 m ,45sur 0 m ,40, les coins O™,40 de haut, O m ,03 eu bas et0 ra ,20 en haut.

L’appareil étant monté comme nous venons de ledire, les aides apportent la terre préparée; ils l’étalentavec leurs pieds et en forment une couche de 0 m ,40d’épaisseur. Ils la battent ensuite avec un pisoir jus-qu’à ce que son épaisseur soit réduite de moitié. Lepisoir est une masse de bois de 0 m ,27 de haut. On leluit en bois dur et liant comme du frêne. La partie mé-plate est la plus essentielle; elle doit être bien lisse,bien unie, et disposée de manière à pouvoir atteindradans toutes les parties de l’encaissement.

Le pisoir doit être tourné à chaque coup, de manièreà croiser les effets de la pression et les traces qu’ilimprime sur la couche de terre, et à la masser égale-ment dans toute son étendue. Dans quelques localités,le pisoir a la forme d’un cône tronqué.

Quand la première couche a été comprimée, desaides apportent de nouveau de la terre et font unenouvelle couche. On répète ainsi cette opération jus-qu’à ce que les hanches soient remplies ; c’est ce quel’on appelle faire une banchêe. Une fois arrivé à ocpoint, on desserre les coins, on enlève les aiguilles, onretire les crevasses, et on remonte l’appareil sur lapartie qu’on vient d’achever. On opère ainsi par rangsde niveau, et les parties d’un même rang se joignentsuivant un joint incliné.

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