PISE.
PLANIMETRE.
Pour former lu première banchée, quand on com-mence un mur, on met une planche à l'extrémité del’ênc&isscment; l’autre extrémité se termine par un ta-lus. Les angles se font avec plus de soin que le reste dumur; il faut pilonner le pisé avec plus de soin. On placealternativement à chaque assise les banches tantôtdans un sens, tantôt dans l’autre.
Si l'on veut qu’un mur en pi-é ait de la durée, il fautle recouvrir d’un enduit de mortier ou de lait de chaux,afin de le mettre à l’abri de la pluie. Mais avant demettre cet enduit, il faut s’assurer qu’il est bien sec àl’intérieur; car, s’il en était autrement, cette humiditéen s’échappant sc porterait à la surface et détacheraitl’enduit.
Il ne faut pas craindre de laisser sécher le pisé ; plusil sera sec, et mieux l’enduit s’y fixera.
Dans le département du Rhône , un mur de 0“,5ià 0®,60 d’épaisseur, fini au commencement de mai, esttout à fait scc à la fin de septembre ou au commence-ment d’octobre ; ceux achevés eu juillet et août peuventencore être enduits avant ThiVer. On comprend, dureste, que la durée de la dessiccation doit varier avec lesdifférentes localités; on ne peut donc rien dire à cetégard.
D’après ce que nous venons de dire, on voit que lepisé ne peut servir à faire des constructions considéra-bles; cependant Rondelet (Jrf de bâtir y tome II) citeun château du département de l’Ain tout bâti en pisé.Dans les localités où on l’emploie, il sert surtout pourfaire les murs de clôture et des maisons de peu d’impor-tance, peu élevées et surtout peu chargées.
Pour les murs de clôture, on les recouvre par un toiten chaume chargé par un chaperon en terre qu’on re-nouvelle à mesure qu’il se détruit. En outre, si l’onveut que le mur ait de la durée, il faut faire sa fonda-tion en maçonnerie, afin que l’humidité ne vienne pasdétruire la cohésion de la terre.
Pour les maisons, on fait également les fondationsen maçonnerie; de plus, les jambages et les linteauxdes portes et des fenêtres se font quelquefois en bois,en pierre ou cil briques. Dans quelques endroits, on afait les angles avec de la pierre de taille; mais cetteconstruction est vicieuse, car il en résulte des tasse-ments inégaux nuisibles à la durée des constructions.On augmenterait considérablement la solidité desmurs, en mettant des lattes horizontales dans leurépaisseur.
Le pisé bien préparé, et recouvert convenablementd’un enduit, donne des constructions qui, avec le temps,deviennent très solides. Rondelet dit que, pour fairedes trous dans un mur en pisé, on a été forcé d’em-ployer des marteaux à pointes et à taillants. Les con-structions en pisé mettent à l’abri du chaud et du froid,ne laissent aucun passage aux animaux nuisibles;enfin, elles sont à l’abri de l’humidité. On voit doncque ce mode de construction pourrait être employé avecMiccès dans l’architecture rurale , partie si intéressanteet pourtant trop peu étudiée par nos architectes, a. c.
PISTOLET. Voyez armes a feu.
PISTON. Voyez machine a vapeur et pompe.
PITON. Anneau de fer forgé ayant nue queue outenon à vis ou pointu, et qui *ert à recevoir l’anse d’uncadenas, le bout d’un crochet ou d’une tringle, etc.
PlTTACAL. Produit découvert dans le goudron debois par Reicbcnbach. N’a jusqu’ici aucun emploi.
PIVOT. On désigne sous ce nom l’extrémité desaxes verticaux animés d’un mouvement de rotation sureux-mêmes; ils portent à la partie inférieure sur descrâpaudinës, que l’on place ordinairement sur un levierque l’on peut élever ou abaisser au besoin,» l’aide d’unevis ou de tout antre mécanisme, soit afin de pouvoirremédier à l’usure du pivot ou de la crapaudine, et parfiuite h l’abaissement de tout le système, soit afin de
satisfaire aux exigcuces du travail à produire, commedans des meules de moulin.
PLANIMÈTRE. On donne ce nom aux machines etinstruments qui servent a déterminer la contenance ouvaleur numérique de l’aire des figures, tracées sur lepapier, et qui forment le plan de3 objets auxquelselles se rapportent.
On a déjà décrit, dans ce Dictionnaire, au mot ma-chines a calculer, et au sous-titre machine* graphi-ques , un de ces instruments, et cette anticipation a étédéterminée parla double fonction de planimètre etd’a-rithmoplammèlre y ou machine à combiner les nombres,que l’instrument décrit peut remplir; mais considérécomme planimctre, il u’est point le seul dont les artsgraphiques fassent usage, et nous allons en consé-quence faire connaître ceux qui sont de l’emploi loplus ordinaire et ie plus avantageux.
La détermination de l’aire des surfaces est une desopérations les plus usuelles de la géodésie, et on conce-vra facilement son importance pratique lorsque l’onconsidérera que non-seulement elle se présente sou-vent comme opération principale et isolée, mais queformant, en général, un élément nécessaire de la déter-mination des cubes et dans la mécanique industrielle,le moyen le plus facile pour l’évaluation des quantitésde travail , elle doit encore revenir avec chacun de cesobjets. Aussi n’est-il, comme opération géométrique,que la mesure des lignes qui puisse lui être comparéeet la primer sous ie rapport de la fréquence de l’emploi.Après ces remarques it serait naturel de penser quedepuis longtemps la géodésie est en possession de pro-cédés et d’instruments propres à abréger et à rendreprécise l’exécution d’une opération aussi usuelle; maissi on remarque qu’avant que la propriété territorialefût arrivée à cet état de division, de pulvérisation,faut-il mieux dire, qu’elle a acquis en moins d’un demi-siècle, sous l’influence des lois qui la régissent depuis4789, les opérations géodésiques étaient moins nom-breuses, moins importantes; qu’elles étaient exécutéespar dos agents qui, ne relevant que d’eux-mêmes,fixaient sans contrôle les chiffres de la précision qu’ilsdevaient atteindre de la rémunération de leurs tra-vaux, et pouvaient ainsi accorder moins d’importanceà la valeur relative des procédés qu’ils employaient; oncomprendra facilement que sous de telles conditions leperfectionnement de ces procédés ait pu beaucoup lan-guir et même rester absolument stationnaire.
Mais aussitôt après 4789 ces conditions changèrent.La division et la transmission de la propriété prirentun essor prodigieux; l’activité des services publics vintsans cesse ajouter au mouvement; enfin la répartitionéquitable de l’impôt, exigeant la détermination de lavaleur productive et de l’étendue des terres, le cadas-tre fut décrété et vint ajouter aux besoins courants desautres services publics et privés, l’obligation de calcu-ler, annuellement, les contenances de cinq à six mil-lions de parcelles; le choix d’une méthode exacte et enmême temps expéditive, pour la détermination des sur-faces, acquérait donc une véritable importance, et iln’était plus possible de négliger d’apporter aux mé-thodes connues tous les perfectionnements dont ellesétaient susceptibles, et même de les remplacer, s’il yavait lieu, par des méthodes plus parfaites.
A l’ouverture des opérations du cadastre, la méthodede la division de la figure :> calculer en triangles (mé-thode qne la géométrie élémentaire enseigne) fut géné-ralement adoptée, parce qu’elle était le plus géné-ralement connue ; mais bientôt les longueurs qu’elleentraîne et le peu d’exactitude de ses résultats dans lapratique, firent désirer et rechercher d’autres méthodes.Nous ne pouvons indiquer ici, même sommairement,toutes celles qui ont été essayées ou simplement pro-posées, la liste en serait trop longue; uotis dirons scu