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PLATINE.

PLATINE.

au bas du plan incliné, on le conduit sur le char quise trouve couvert d’eau, mais dont remplacement sereconnaît par les montants verticaux qui le surmontentde chaque coté. On fixe le bateau sur le char au moyend’une corde que l’on amarre nu bordage du bateau,d’un coté, et que l’on fixe de l’autre à l’un des deuxmontants du milieu du cbar; lorsque celui-ci est unpeu soulevé, le poids du bateau le rend immobile sur lecbar; chnque bateau porte de 25 à 30 tonnes de char-bon, c’e-t beaucoup moins que la charge des bateauxsur la plupart des canaux; mais sur le canal Morris,on était limité par la force motrice dont on pouvaitdisposer pour faire monter aux bateaux les plan3 incli-nés. On avait ù craindre en outre que les flancs de cesbateaux ne fussent pas en état de supporter une pluslourde charge, lorsque celle-ci ne se trouve plus con*tre-balancée par la pression de l’eau. Mais sur deslignes de navigation où le mouvement n’est pas très.•ictif et où d’ailleurs la nature des objets que l’on trans-porte permet de divber les chargement?-, l’emploi desplans inclinés est avantageux, surtout lorsque les diffé-rences de niveau à franchir sont considérables.

E. CHEVALIER.

PLANCHE. Voyez scierie.

PLANCHETTE. Voyez levé des plans.

PLANE. Sorte de couteau à deux manches très em-ployé par les tonneliers, les charrons, etc. Voyez mé-canique GÉOMÉTRIQUE, fig. 4734.

PLAQUÉ. Voyez orfèvrerie.

PLATINE (angl. et ail. platin ). D’après un travailplein d’intérêt récemment publié en Allemagne , il pa-rait que le platine était connu des Romains, qui étaientparvenus a le travailler, et qu’au moyen-âge il étaitégalement employé par quelques alchimistes ; mais cen’est que vers le milieu du siècle dernier qu’on com-mença à l’importer d’Amérique en Europe en quantitéassez considérable, et c'est Tugot et Dauray, ou, d’a-près d'autres personnes, J- annety, orfèvres, qui le tra-vaillèrent les premiers en grand ; quelques années plustard, Wollnston découvrit le procédé qui esc actuelle-ment usité, à peu de différence près, pour le traitementdes minerais de platine.

Le platine forgé est d’un blanc un peu gris; H prendun grand éclat par le poli; il n’a ni saveur ni odeur. Lest très malléable et très ductile ; il a presque la mêmeténacité quoie fer ; parfaitement pur, il est plus mouque l’argent, mais une très faible proportion d’iridiumlui donne beaucoup de dureté et dVlasticité. C'est lemoins dilatable de tous les métaux. De 0" à 400° sa di-latation linéaire est de 4/1167; sa densité e*t do 21,50.On ne peut le fondre qu'au chalumeau à gaz hydro-gène et oxygène ; il sc ramollit à la chaleur blanche, etpeut alors être forgé et se souder sur lui même commele fer. En calcinant du chlorure ou un autre sel do pla-tine, on l’obtient sous la forme d’une masse spongieuse,mate, d’un giis cendré sans éclat, connue sous le nomd'éponge de platine. En faisant bouillir du perchlorurede platine avec un excès de potasse ou de carbonate desoude, et versant peu à peu de l’alcool dans la liqueurchaude, on en précipite le platine, très divisé, à l’étatmétallique, sous la forme d’une poudre noire qui portele nom de noir de platine ; sous cet état, le platine condense dans ses pores une pioportion considérable degaz, et, par exemple, détermine l'inflammation de l'al-cool absolu et la transformation, au contact de l’air, del’alcool étendu en acide acétique.

Le platine n’est attaqué ni par les hydracides, ni parles oxacides, lorsqu’il est pur; mais il se dissout dansl’acide nitriqne, lorsqu’il est allié à un excès d’argent ; ilse dissout aisément dans l’eau régale. Les alcalis caus-tiques, le nitre et le bi-sulfate de potasse, l’attaquentpar voie sèche. Les persulfures alcalins, le phosphoreet l’arsenic, l’attaquent facilement a l’aide de la cha-

leur ; le chlore l’attaque aussi, mais plus difficilement. Uest susceptible de s’allier avec presque tous les métaux.

Oxydes.

Les oxydes de platine sont complètement rédnits parla chaleur rouge. On en connaît deux.

Le protoxyde n’est connu qu’à l’état d’hydrate d’unbrun-noir, très peu stable, que l’on obtient en précipi-tant à froid le protochlorure par un excès de potassecaustique. Anhydre il renfermerait :

Platine.. 0,9251 pn

Oxygène.U,075 |

Le peroxyde s'obtient à l’état d’hydrate d’un jauneocreux, absolument semblable à l’hydrate de peroxydede fer, en précipitant le perchlorure, ou mieux le sul-fate de peroxyde, par un excès de potasse caustique. Enle chauffant avec précaution, il se déshydrate et devientnoir ; il se compose de :

Platine.

Oxygéné.

0.86

0,14

|p< O*.

Sels de platine.

Les sels de protoxyde sont d’un vert olive ou d’unbrun noirâtre, très peu stables. Les sels de peroxyde sontjaunes ou bruns et fortement colorés. Ils sont complè-tement réduits par la chaleur blanche ; le sulfate de ferne les précipite pas; l'hydrogène sulfuré les précipiteen brun foncé ; ils ont une grande tendance à formerdes sels doubles. Le peroxyde se combine avec les alca-lis pour former des platinates insolubles dans l’eau,mais solubles dans les acides.

Le protochlorure de platine est vert-olive, peu stable,insoluble dans l’eau, et composé de :

Platine. 0,736 l T

Chlore.0,264 j

VP t Cf*.

On l’obtient en chauffant le deuto-chlornre à la tempé-rature du plomb fondant, jusqu’à ce qu’il ne se dégageplus de chlore, et lavant a l'eau froide pour enlever lereste du deuto-chlorure.

Le perchlorure de platine est d’un rouge-brun lorsqu’ilest concentré, et jaune-orange en dissolution étendue;il est soluble dans l’eau et l’alcool. On l’obtient en dis-solvant le platine dans l’eau régale, évaporant à siccitéayee précaution et reprenant par IVau. 11 renferme :

Platine. . .Chlore. .

0,5785

0,4215

Pt Cl*.

Le perchlorure de platine a beaucoup de tendance à secombiner avec les chlorures alcalins pour former deschlorures doubles.

Le chlorure double de platine et de potassium estd’un très beau jaune orangé, peu soluble dans l’eau, oùil devient tout à fait insoluble lorsqu’on y ajoute un lé-ger excès de chlorure de poassium, ou de l’alcool en cer-taine quantité. Le sel correspondant de soude est trèssoluble, dans les mêmes circonstances. Le sel doubleammoniacal se comporte comme celui donné par la po-tasse; on utilise les propriétés de ces composés pour séparer, dans les analyses, la potasse de la sonde, pourdoser l’ammoniaque et le platine, et dans le traitementen grand du platine.

Lorsqu’on traite le protochlorure de platine par l’am-moniaque, il se précipite un composé vert cristallisé,qui est un chlorure anhydre d’un radical qui joue le rôled’un corps simple, et se compose de 4 équivalent deplatine et 4/2 équivalent d’ammoniaque As H 8 Pf ; lors-qu’on fait bouillir longtemps ce sel avec de l’ammonia-que, il s’y dissout, et la liqueur donne des cristauxjaunes, qui sont un chlorure hydraté d’un nouveaucorps analogue au premier, et dont la composition estreprésentée par la formule As* H 6 P* ; ces composésremarquables donnent une série de sels t étudiés pur