Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

PLOMB.

PLOMB.

rangés en trois classes, qui consistent : 4® à griller leminerai (en majeure partie composé de galène) jusqu’àun certain point, puis à faire réagir l’oxyde et le sulfatede plomb formés pendant le grillage sur le sulfure nondécomposé, ce qui donne lieu à un dégagement d’acidesulfureui et à la production de plomb métallique ; 2° àgriller complètement le minerai et à le réduire par lecharbon ; 3° à réduire le minerai cru, ou partiellementgrillé, par le fer.

4™ datte. Toutes les méthodes de traitement de lapremière classe ne s’appliquent qu’à des minerais ren-dant au moins 50 p. 100 de plomb, et s’exécutent ex-clusivement dans des fours à réverbère, où l’on effectuesuccessivement, et dans le même four, le grillage duminerai et la réaction de l’oxyde et du sulfate forméssur le sulfure non décomposé. On emploie commecombustible du bois ou de la houille, suivant les loca-lités. Nous allons passer rapidement en revue les mé-thodes de cette classe, usitées dans les principaux cen-tres de production du pkrtnb.

Méthode du Bleiberg. — Le minerai du plomb quel’on traite par cette méthode a été enrichi, autant quepossible, par la préparation mécanique, ce qui est per-mis, parce que la teneur en argent du plomb que donnele minerai, est ordin&iremeut trop faible pour qu’il yait bénéfice à coupeller le plomb obtenu.

Le four à réverbère qui sert au traitement du mine-rai de plomb est d’une forme très simple : la sole rec-tangulaire a 3",40 de long sur 4",40 de large, et seraccorde par des parties circulaires avec la porte de tra-vail, qui a 0*,32 en tous sens et est placée à l’une desextrémités du grand axe. La sole est composée d’uneassise de maçonnerie, recouverte d’une couche d’argilede 0*,32, au-dessus de laquelle vient une épaisseur de0“.47 environ de débris de sole concassés, que l’onréunit et que l'on bat avec des ringards en les soumet-tant à une haute température. Une sole bien préparéedure de deux à trois semaines ; au bout de ce temps, onen répare et on en renouvelle la partie superficielle. Ondonne à la surface de la sole une certaine concavité,dont la flèche est au milieu de O”,4 6, et un peu moindrevers l’extrémité opposée àla porte de travail, pour qu’onpuisse facilement y charger et y étendre les schlichs ;on lui donne en outre, vers la porte de travail, une in-clinaison sensiblement uniforme de 0“,48 par mètre. Lachauffe est placée parallèlement à l’un des loogs côtésde la sole et règne su# toute sa longueur, mais la grillene s’étend que sur une longueur de 4“,58; l’ouverturepar laquelle la flamme pénètre dans le fourneau a éga-lement 4 *,58 de long, et sa hauteur est de O m ,46 ; laflamme se rend ensuite dans le rampant placé près dela porte de travail, et de là dans la cheminée, dont lasection intérieure a 0*,40 de coté. La pente de la chauffeest d’envirou 0“,2o par mètre; on n’y brûle que dubois. La chauffe et la sole sont recouvertes par unemême voûte cylindrique surbaissée, placée à O^o ou0“,40 au-dessus du milieu de la sole, et à 0“,46 au-dessus de l'autel.

Chaque opération se compose de trois parties : legrillage, le brassage et le ressuage.

4° Grillage. L’opération précédente étant terminée,on laisse refroidir le fourneau pendant un quart d’heure,puis on charge par la porte de travail de 210 à 240 k deminerai préparé ou schlich, que l’on répand uniformé-ment sur la sole ; ou maintient la chaleur au rongeobscur pour éviter de fondre le sulfure, et cette tempé-rature doit être d’autant plus basse que le sulfure estplus pur, parce que les gangues étant très peu fusiblesou infusibles, diminuent la tendance à la fusion. Toutesles demi-heures on remue le schlich avec un long râble,dont le manche s’appuie sur un crochet attaché à unechaîne. Cette première opération dure environ troisheures.

2° Brassage. A mesure que le grillage avance, onélève graduellement la température, ce qui n’a pas d’inconvénient, parce que la fusibilité de la matière dimi-nue à mesure qu’elle s’oxyde ; en outre, l’oxyde et lesulfate formés réagissent sur le sulfure non décomposé,et il se forme du plomb qui coule sur la sole et vienttomber dans un bassin ou lingotière en fer placé enavant de la porte de tra\ ail. L’ouvrier remue fréquemment en étalant le minerai, puis le ramenant en un seultas ; vers la fin, il le pousse au fond du fourneau, où )atempérature est la plus élevée, et il garnit la porte detravail de bois enflammé. Lorsque, malgré le brassage,il ne coule plus de plomb, l’ouvrier retire les résidus oucrasses riches, et passe une nouvelle charge de schlichqu’il traite comme la première. L’ensemble de ces opé-rations, depuis le commencement de la première charge,est de quinze heures environ ;

3° Hessuage . On traite à la fois les crasses riches dedeux charges successives ; à cet effet, après le brassagede la seconde charge, on remet sur la sole les crassesriches du premier fondage, et on répand par dessus letout quelques pelletées de charbon que l’on prend dansla chauffe, ou même quelques bûches enflammées ; l’ou-vrier mélange le tout pour réduire les oxy-sulfures, lepousse au foud du fourneau, active le feu, et bouche laporte de travail avec des bûches enflammées. Le plombcoule et, lorsqu’il cesse de paraître, l’ouvrier étend denouveau le tas sur la sole pour opérer un grillage, aprèslequel il ajoute de nouveau du charbon et remet le touten tas ; il continue ces alternatives de réduction etd’oxydation jusqu’à ce qu’il n’obtienne plus de plomb,ce qui arrive au bout de sept heures environ, et donneen tout vingt-trois heures pour l’ensemble de deux char-ges, oa pour la durée d’un poste, pendant lequel le tra-vail est fait par un seul et même ouvrier. Lorsquel’opération est terminée, on retire les crasses pauvresqui restent Bur la sole, on les bocarde, on les lave, etles schlichs qu’elles donnent sont repassées dans le four-neau avec le minerai cru. Le plomb obtenu est purifiépar liquation, en le remettant sur la sole après l’élabo-ration du schlich, puis en le brassant avec un peu defraîsil dons la lingotière où il retombe, écumant et le.coulant en lingots ou saumons. On produit seulementpar vingt-quatre heures 4 35 à 4 40 k de plomb.

Le rendementcomme suit :

que l’on obtient est

moyennement

Teneur à l’essai.

Rendement en grand.

Perte.

0,82

0.80

0,02

0,80

0,77

0,03

0,70

8,62

0,08

0,60

0,47

0,i3

La perte en plomb est proportionnellement très fai-ble relativemeut à celle que donnent les autres mé-thodes, lorsqu’on traite des minerais renfermant 0,65de plomb et au-dessus.

Les frais de traitement sont, ainsi qu’il suit, par

q. m. de scblich traité :

fr. c.

Bois, 4/2 stère.* . . 4 00

Fer des outils. . —.0 40

Maiu d’œuvre (1 /2 journée de 4 2 heures). 0 90Frais généraux.4 00

3 00

et par q. m. de plomb obtenu, de 4 fr. 52 c.

Depuis quelque temps on a remplacé, dans certaineslocalités, le fourneau à une sole du Bleiberg par un four-neau à deux soles superposées, dont la supérieure estchauffée par les flammes perdues de l’autre sole, et sertà faire le grillage qui y est poussé assez loin pour donnerdéjà une certaine quantité de plomb. Le brassage et leressuage se font sur la sole inférieure. On charge à lafois sur la sole supérieure 420 kilogr. de schlich;