PLOMB.
PLOMB.
chaque opération dure 41 heures 4 f 2 environ et produit276 kilngr. de plomb. La substitution du fourneauà double sole au fourneau à simple sole a procuré uueéconomie d’environ 33 pour 400 sur le combustible,ce qui équivaut, a Bleiberg, à une économie d’argentsur le prix de revient du plomb que l’on peut évaluer à44 ou 45 pour 400.
Méthode de la Sierra de Gador. Le minerai est unegalène sans blende ni pyrites, avec un peu de ganguecalcaire et de plomb carbonaté. Il n’y a, dans le pays,aucune force motrice naturelle, et on n’y trouve quedes combustibles herbacés. On se sert, pour le traite-ment du minerai, de fourneaux à réverbère d’une formeparticulière i la sole de ces fourneaux est circulaireet de 2",00 ou 2 U, ,25 de diamètre ; elle est légèremeutinclinée vers la porte de travail devant laquelle setrouve un bassin de réception intérieur de G",45 dediamètre ; la hauteur de la voûte au milieu de la sole estd’environ 0 1 ",80. A l’opposé de 1a porte de travail setrouve up rampant horizontal qui conduit la flamme à lacheminée, après avoir traversé une grande chambre mu-nie de portes qui servent à régler le tirage. La chauffen’a pas de grille ; c’cst une aire voûtée placée à gauchede la porte de travail, et dont l’un des côtés est tan-gent à la sole près de la poitc de travail, tandis quel’autre côté a une direction à peu près perpendiculaireà l’axe du fourneau. On charge à chaque opération650 à 700 kilogr. de minerai ; l’opération est conduitebeaucoup plus rapidement qu‘au Bleiberg, parce quelo minerai renfermant une certaine proportion de car-bonate de plomb, la réaction qui donne du plomb mé-tallique commence plus tôt ; il n’y a pas de ressuageproprement dit. En résumé, l’opération ne dure que4 4/2 à 5 heures, et on voit couler du plomb dès la flude la première heure. Chaque fois que le bassin deréception intérieur est plein, on fait écouler le plombqu’il contient dans un bassin extérieur placé à droite dela porte deiravail ; on purifie le plomb comme à l’ordi-naire, et on le coule dans de3 lingotières.
Les crasses du fourneau à réverbère sont fonduesdans de tous petits fourneaux à manche, avec la moitiéde leur poids de scories riches du fondage précédent.Ces fourneaux sont alimentés par des soufflets en cuirtout à fait semblables, sauf les dimensions, aux souffletsde maréchaux, et mus, comme eux, à bras d'hommes.Les scories étant très basiques dissolvent rapidementles parois du fourneau : on y passe, par 24 heures, de4.5Û0 à 5.000 kilogrammes de crasses, dont on retirede 42 à 20 pour 400 de plomb. On emploie commecombustible du charbon de bois seul ou mélangé decoke, venant de Marseille ou d’Angleterre, 30 pour 400du poids des crasses.
Méthode du pays de Galles ou du Flintshire. Le mine-rai est soumis à une préparation mécanique très soi -gnée, et sa teneur en plomb descend rarement au-des-sous de'0,70. La méthode suivie pour en extraire leplomb se divise en deux parties, comme en Espagne ,Je traitement au four à réverbère et la fonte des crassesau fourneau à manche. Les fig. 2084 et 2085 donnentle plan et la coupe du four à réverbère employé aux en -virons d’Holywell : fl, chauffe ayant 0*,7o sur 4 *,30 ;6, porte de la chauffe ; c, autel ayant 0“,75 sur 0",30 ;e, sole ou scories, ayant 3* de longueur sur 2”,85 de lar-geur ; /, f , six portes, dont trois de chaque côté, et ayantO*,45 sur 0“,25. En avant de l’une des portes du mi-lieu se trouve pratiqué dans la sole un bassin intérieur,dont le fond est à 0“,60 au-dessous du seuil de la porte;vis-à-vis se trouve une chaudière extérieure, en fonte,pour recevoir les coulées de plomb, h , est une trémiepratiquée dans la voûte du fourneau et par laquelle sefait le chargement : cette voûte est à 0*\50 au-dessus del’autel et à U“,25 au-dessus de la sole, à la naissance desrampants g; la sole est à 0 U ’,,08 et la grille à 0*28, en
j contre bas de 1 autel. Une seule cheminée sert h tousles fourneaux de l’usine: cette disposition est indiquée
2084.
fig. 2086 : a, a, fours à roverbère ; b, 6, rampants cor.duisant les flammes et fumées dans la conduite c c, d'ou
elles se rendentpar la conduite ddans une cham-bre de condensa-tion e , et de là,par la conduite/,dans la cheminéecommune h; gest le conduitqui communiqueavec la chambrede condensationdu fourneau àmanche.
Le fourneau à manche pour la refonte des crasses estreprésenté fig. 2087 et 2088 ; il a intérieurement 0“*,67de long, 0 W ,87 de largeur moyenne et 0“,90 de hauteur.La sole a est formée d’une plaque de fonte légèrement
inclinée vers lebassin de récep-tion b, sur lescôtés de cettesole sont couchésles supports enfonte c,c, sur les-quels repo sentiesparois latéralesen grès et la pla-que eu fonte, ouiforme la poitrinedu fourneau etqui descend jus-qu’à 0“,48 au-dessus de la sole.Au-dessus de laplaque de sole onbat un creuseten brasque. Loplomb se rend de l’avant-creuset b dans la chaudière enfonte f, sons laque le on entretient un peu de feu, tandisque les scories s'écoulent pur la parvie supériemset vien-
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2087.
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