POMPE.
POMPE.
pompe y est remplacé par un tambour ou boîte cylin-drique eu cuivre ou en fonte A (fig. 2098), qui contiententre les deux fonds une seconde boîte B, d’un moin-dre ciamètre et sans couvercle, mobile autour d’unarbre tournant C muni d’une manivelle; à l’intérieurde la boîte B se trouve un excentrique D, fixé d’unemanière invariable, au moyen de vis, sur les fonds dutambour A. Ce dernier renferme encore, du côté destuyaux E et F, une large lame de fer G 6 H, qui est pres-sée en b contre la convexitédelaboîteB, etqui est percéede deux ouvertures : par l’une c, l’eau passe du tuyaud’aspiration E, dans l’intervalle aa , qui existe entre lesdeux boîtes; et par l’autre d, elle entre dans le tuyaud’ascension F. Enfin, la boîte B présente, dans toute sonépaisseur, quatre entailles en croix, dans lesquelles sont
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et glissent quatre languettes en fer I, I’, I”, I’”, dontia largeur, comme celle de la bande G 6 H, est égale àla distance qui sépare les deux fonds du tambour ;une de leurs extrémités est constamment appuyéecontre le bord intérieur de l’excentrique D, et l’autrel’est contre la paroi concave de l’intervalle aa, desorte que, pareilles à des cloisons, elles divisent cetintervalle en cases séparées. Lorsqu’on met en mouve-ment la boite B, de b vers B’, la languette I, aprèsavoir passé le point 6, laisse derrière elle un vide ; et,dès qu’elle est au-delà de l’ouverture c, l’eau entre pourle remplir; la languette r, qui vient ensuite, poussedevant elle cette eau, lui fait parcourir l'intervalle oa,la force à passer par l’orifice d et à monter dansle tuyau F ; le jet est continu. Ces pompes doivent êtreconstruites avec une grande perfection.
Pompe des prêtres. Parmi les autres pompes nousmentionnerons celle dite des prêtres, et qui est employéedans les lampes mécaniques. Le corps de pompe estformé de deux cylindres assemblés à raiuure et à lan-guette. On pince dans la jointure les bords d’un man-chon ou plutôt d’un sac de cuir mince et très flexible,dont le fond est saisi entre deux plaques parallèles quisont liées par un étrier à la tige oscillante, et qui por-tent les soupapes de retenue. Lorsque le piston se meut,le manchon de cuir qui 6e relie aux parois du corps depompe présente tantôt sa concavité, tantôt sa convexité,au tuyau d'aspiration, suivant le sens du mouvement,et produit soit l’aspiration du liquide sons le piston, soitson passage au-dessus des soupapes de retenue.
Pompes alimentaires. Les pompes alimentaires em-ployées sur les locomotives sont des pompes à corps depompe horizontal et à piston plein, passant ordinaire-ment dans une boîte à étoupes et rentrant dans la classedes pistons plongeurs (voir plus loin fig. 2101). Lestuyaux d’aspiration et de sortie de l’eau sont placésverticalement, a angle droit, sur l’extrémité du corpsde pompe, et portent deux soupapes à boulets s’ou-vrant de bas en haut. Ces soupapes, que nous avons
déjà vu employer avec succès dans le bélier hydrauli’que , se composent de boulets creux en bronze reposantsur un siège parfaitement rodé ; des tiges verticales,placées à l’entour de chaque soupape, forment un cy-lindre à claire-voie terminé par une calotte hémisphéri-que également à jour, qui sert à guider les boulets dansleur mouvement et à limiter leur levée.
Les pompes alimentaires des machines à vapeur fixessont ordinairement à piston plein, se mouvant dans uncorps de pompe alésé : les soupapes sont des clapets,ou des troncs de cône en métal reposant sur un siègerodé et portant une tige centrale qui passe dans unebague qui sert à les diriger et à limiter leur levée : cesdernières soupapes sont dites soupapes à coquille.
Les soupapes à boulets et les soupapes à coquille,ainsi du reste que toutes les soupapes exclusivementmétalliques, doivent être ajustées avec beaucoup dosoin, et ne peuvent servir que dans des eaux claires etlimpides.
Pompes d'épuisement. C’est l’épuisement des eaux desmines qui exige les pompes les plus puissan es; nousrangerons dans la même classe les pompes destinées àélever l’eau { oui les besoins des villes.
Pour des épuisements temporaires, à de petites pro-fondeurs, on se sert assez fréquemment de pompes as-pirantes en bois d'une construction extrêmement simple,qui sont confectionnées sur la mine même et entrete-nues par les ouvriers boiseurs. Ces pompes se compo-sent d’un tronc d’arbre foré, dont le diamètre intérieurest plus grand à la partie supérieure qui lui sert decorps de pompe, qu’à la partie inférieure qui sert detuyau aspirateur et qui est surmontée d une soupape àclapet en cuir s’ouvrant de bas en haut ; le piston esten bois, garni de chanvre à l’extérieur, creux à l’inté-rieur, et muni de soupapes à clapets s’ouvrant de basen haut. On trouve encore dans beaucoup d’anciennesmines de pareilles pompes, disposées en cascade lesunes au-dessus des autres ; chacune d’elles déversantl’eau qu’elle élève dans une bâche ou réservoir, où elleest reprise par la pompe placée immédiatement au-des-sus.
On emploie souvent dans les puits en creusementune pompe en bois, dont la fig. 2099, qui représenteune pompe construite à Huelgoet par M. L’ernollet, don-nera une idée • le corps de pompe est formé de deuxdemi-cylindres de bois réunis pardes fretfcs en fer, et est doublé, intérieurt-ment par un manchonen cuivre rouge laminé ; r, r, sontdes rainures circulaires ménagéesdans le bois, et que l’on a rempliesde mastic avant la pose du man-chon en cuivre, auquel le masticdevient adhérent ; B, est le tuyauaspirateur. joint au corps depompe par un picotage très serrép p, lait dans l’épaisseur du boisdu corps de pompe; un tuyau courten bronze k , fixé sur les bords dutuyau aspirateur avec interposi-tion d’une rondelle annulaire decuir, porte le clapet c, formé d’undouble cuir serré par un boulonentre deux rondelles de cuivrerouge. La rondelle supérieureporte un appendice destiné à pré-venir le renversement du clapet ; ilreste, comme on le voit, au bas ducorps de pompe un espace annulaire, dans lequel tom-bent les graviers et autres corps solides entraînés parl’eau, et qui ne peuvent pas demeurer sur les bordsminces du cylindre k; on retire au besoin ces graviersavec la main en enlevant le bouchon X. Le piston, qui
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