POMPE.
POMPE.
nous vient du Hartz, et qui se trouve déjà décrit dansles ouvrages de Jars et Duhamel, publiés le siècle der-nier, se compose d’un bloc de bois percé de six trousévasés vers le bas pour le passage de l’eau, et garnid’une couronne de cuir clouée par le bas sur son con-tour; son clapet est formé d’un disque plein en cuir P,eniilé sur la tige du piston et retenu par un écrou. C’esten uu mot une disposition analogue à l’âme des souf-flets de cuisine.
M. Letestu a pris dernièrement un brevet pour unsystème de pompes dont nous donnons le dessin, fi-gure 2100, et qui ne sont qu’une modification de lapompe précédente. Au lieu de terminer les faces de son
piston par des surfaces planes, il le forme avec un côneen cuivre percé d’un grand nombre de trous, et recou-vert d'un cône en cuir préparé à la chaux et formantclapet. Le brevet de M. Letestu ne porte évidemmentque sur la forme conoïde donnée à son piston ; d’un au-tre côté, l’eau se présente obliquement à la direction destrous, tandis qu’il serait préférable qu’elle arrivât nor-malement à la surface du piston ; aussi sommes-nouspersuadé qu’on pourra construire des pompes au moinsaussi bonnes que celles de M. Letestu, en adoptant despistons plats comme ceux du Hartz, et qui sont dans ledomaine public. Quoi qu’il en soit. M. Letestu a le mé-rite d’avoir puissamment contribué à répandre en France l’usage des pompes de ce système, qui présentent, dansbeaucoup de cas, un avantage réel sous le rapport de leurprix-peu élevé, delà facilité de leurs réparations, et souscelui de l’effet produit.
Pour les épuisements à de grandes profondeurs, oupour de grandes quantités d’eau, on se sert de pompesmétalliques, qui sont de deux sortes, savoir : les pom-pes élévatoires à piston creux, et les pompes à pistonplein.
Les pompes élévatoires à piston creux sont les plusanciennes ; elles sont principalement employées dans lesmines de houille du département du Nord et de la Bel-gique . Elles se composent d’un corps de pompe alésé,
en fonte ou en bronze, d’un tuyau d’ascensiou placé andessus, et d'un tuyau d’aspiration placé au-dessous, etqui en est séparé par une chapelle , sorte de tuyau por-tant sur une de ses parois une porte amovible, qui sertà visiter et à réparer au besoin les soupapes d'aspirationet de retenue. Les tuyaux d’ascension ont un diamètreun peu supérieur à celui du corps de pompe, afin de pou-voir retirer au besoin le piston par la partie supérieure ;ils sont composés de tuyaux cylindriques eu foute as.semblés au moyen de brides plates, avec interpositionde garnitures en étoupes goudronnées ou d’un disquede plomb. Lorsque la colonne a une grande hauteur, ilconvient d’imprégner ces tuyaux d’huile siccative aumoyen de la pompe de pression ; ce procédé peu coû-teux, dû à M-. Juncker, permet d’élever d’un seul jetles eaux à 250 mètres, et même plus, de hauteur ver-ticale. Les tiges des pistons sont ordinairement eu bois,et, avec leurs armatures en fer, déplacent a peu prèsun volume d’eau égal au leur. Le piston est un cylindremétallique creux recouvert extérieurement d’une garni-ture en cuir, et surmonté de deux soupapes à clapets.La soupape dormante placée au sommet du tuyau d’as-piration est également formée de deux clapets ; elle esttantôt invariablement fixée sur son siège, tantôt assezlourde pour être maintenue en place par son proprepoids, et munie d’une anse qui sert à la r tirer au be-soin par la partie supérieure ; enfin, c’est quelquefoisune soupape conique, entièrement métallique et rodée,ou soupape à coquille.
Les pompes à piston plein sont de deux especes : lespompes à piston remplissant la section entière du corpsde pompe, et? les pompes à piston plongeur ; dans lesdeux cas, les tuyaux d’aspiration et d’ascension sontgénéralement placés sur la même verticale et séparespar la chapelle; ils sont munis, à leur jonctiou aveccclle-ci, de soupapes s’ouvrant de bas en haut ; le corpsde pompe est latéral et communique avec la chapellepar un tuyau horizontal très court.
Dans les pompes à piston plein remplissant la sectionentière du corps de pompe, et qu’il ne convient d’em-ployer que dans des eaux limpides, le corps de pompeest alésé et ouvert àJ’une de ses extrémités, ordinaire-ment à la partie inférieure ; il n’agit alors qu’en remon-tant ; la tige du piston traverse alors le fond supérieurdu corps de pompe dans une boite à étoupes, ou plutôtà cuir ambouti ; le piston est métallique, construitcomme ceux des machines à vapeur à haute pression, etportant en dessous un disque en cuir retroussé vers lebas, dont le bord est serré contre les parois du corps depompe par des liteaux poussés par des ressorts à bou-dins.
Dans les pompes à piston plongeur (fig. 2101 ) le corpsde pompe AB n'est pas alésé; l’une de ses extrémitésH, est en communication avec la chapelle C, et l’autrese.termine par une boite à étoupes (> b, dans laquelle joueun pistou cylindrique plein F, alésé à l’extérieur, etd’un diamètre de quelques centimètres plus faible quecelui du corps de pompe. Pour alléger le pistou plon-geur, on le forme ordinairement avec un cylindre creuxen bronze, fermé à ses extrémités par des fonds reliéspar une tige en fer, fixée à la tige motrice, ou par unetige en bois qui le remplit exactement et qui y est soli-dement serrée. Suivant la disposition du corps depompe, le piston plongeur refoule l’eau, soit en mon-tant, soit en descendant. Ces pompes, importées d’An-gleterre, présentent de grands avantages sur les pom-pes élévatoires, ce qui rend leur usage de plus eu plusfréquent.
Lorsque les eaux des mines sont corrosives, ce quiarrive fréquemment, il convient d’employer des corps' de pompe en bronze et d’imprégner, comme nous l'a-j vous dit, d’huile siccative, les tuyaux en fonte destinés' à former les colonnes pour l’aspiration et l’ascensiou