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POMPE.

POMPE.

des eaux. Lorsqu’on emploie dans ce cas des pompes àpiston plongeur, on double alors souvent l’intérieur ducorps de pompe avec des douves en bois.

Lorsque le tuyau d'aspiration plonge dans uu pui-sard placé au fond du puits pour recevoir les eaux, onlotermineparunpanier à claire-voie E (tig.2101)servant à empê-cher les graviersd’être aspirés etde passer dans lecorps de pompe.

Les soupapesque l’on emploiedans les pompesà piston plongeursont ordinaire-ment des soupa-pes à clapets. M.

Juncker a em-ployé avec succèsà Huelgoet dessoupapes qu’ilnomme soupapes-pistons, et quiconsistent en unporte - soupapemétallique fixésur le fond de lachapelle, ou en-tre deux collets,percé d’une ou-verture cylindri-que, alésée et ro-dée intérieure-ment, et légère-ment évasée endessus; un ap-pendice venu ala fonte guide lapartie inférieurede la tige de lasoupape, qui estun disque métal- 2101.

lique plat pour-vu d’une tige venue à la fonte, qui se prolonge endessus et en dessous, et qui est garni d’un chapeaurenversé de cuir ambouti et biselé, appliqué sur son con-tour et maintenu par des anneaux métalliques plats etdes boulons à vis ; c’est cette garniture en cuir qui fermehermétiquement, en s’appliquant, par la pression del’eau supérieure, contre la paroi interne de l’ouverturecylindrique du porte-soupape. Quand ces soupapes sontconstruites avec soin, elles tiennent l’eau parfaitement,et ne se détériorent qu’après un temps fort long.

MM. Harvey et West ont récemment modifié lessoupapes de Hornblower, employées dans les machinesà vapeur du Cornouailles , pour les appliquer aux pom-pes de grandes dimensions. Nous ferons connaître cessoupapes, qui conviennent parfaitement aux pompesd’un fort calibre, et qui sont employées en Angleterrepour les pompes servant à élever les eaux destinéesa desservir les fontaines, etc., pour les besoins desvilles. La figure 2102 est une section verticale de cettesoupape fermée, et la figure 2103 la représente ou-verte; ce, est le siège en bronze, sur lequel et autourduquel se meut la partie mobile dd t également enbronze; les anneaux ce, *V, sont dressés avec soin, ets’appliquent exactement, quand la soupape est fermée,sur les parties ff, ff, du siège. La soupape s’ouvre à lalois par le haut et par le bas, lorsque les anneaux ec,éi, abandonnent leurs sièges ff, f*f\ Les sièges sont

venus à la fonte, ou formés de pièces eu bois ou enmétal tendre, rapportées et dressées avec soin danstous les cas ; g g, est uu sillon annulaire ménagé sous lesiège, et dans lequel on loge un anneau de cuir pourprévenir les fuites; h h, est un cylindre venu à la fonte

2102

2103.

avec le siège, et tourné, qui sert de guide à la partiedd\ une saillie métallique »», ménagée sur le cylindre,glisse dans une rainure pratiquée dans dd t et l’empêchede tourner ; un disque boulonné sur le cylindre sertà limiter l’excursion de la soupape dans le sens verti-cal; enfin, mm, est la portion annulaire de la valve,qui supporte la différence de pression qui a’iieu desdeux côtés de la soupape, par suite du jeu de la pompe.Cette disposition permet de rendre aussi faible que l’onveut la force dépensée pour soulever les soupapes.

Pompes à incendie . Ces pompes sont toujours accou-plées; les deux corps de pompe faits en bronze, ontcommunément 0 œ ,12 de diamètre et 0®,60 de long.Les pistons sont entourés d’anneaux de cuir : au-dessuset au-dessous sont des cuirs amboutis ; le tout est con-tenu et serré entre deux plaques de fer. La soupaped’aspiration est à coquille, et celle de retenue est àclapet. Entre les deux corps de pompe se trouve unréservoir ou récipient d’air, fait avec des feuilles decuivre d’environ 3 millimètres d’épaisseur; son dia-mètre est de 0",25 et sa hauteur de 0“,55. Dans sapartie inférieure, il est percé d’une ouverture circulaireà laquelle est soudé un tuyau également en cuivre,sur le haut duquel se visse un tuyau de cuir ou de fortetoile imperméable, portant à son extrémité un longajustage ou lance d’environ 0“,016 de diamètre h l’ori-fice, et qu’on dirige vers le feu à éteindre. Cette pompeest établie dans une caisse en bois montée sur quatrepetites roues, et que l’on conduit au lieu où l’incendie