ponts:
glisser le taquet, et on ruine les coins de telle sorteque le tassement ait Heu par degrés. Au pont de Bor-deaux , on a employé un système mixte (6g. 2123) : lapartie bâchée était tixe, la partie du milieu était mobileet formée de six rangs d'arbalétriers. Cette dispositionétait motivée par la difficulté d’établir des appuis in-termédiaires et par les inconvénients qu'aurait pré-sentés l'obstruction des arches.
Un complément indispensable à un cintre est unpont do service, au moyen duquel on amène tous les
2123.
matériaux qui doivent entrer dans la construction desarches. On peut le placer latéralement à la construc-tion qu'il dessert, ou bien sur les cintres eux-mêmes.Le premier système rentre dans les ponts en charpenteordinaire dont il sera parlé ultérieurement ; le secondnécessite un déplacement continuel des supports àmesure que la pose des voussoirs avance. C’est ce système qui cependant a été préféré aux ponts de Moulins et de Sèvres .
Formes des arches. Les arches dont on s’occupe ans -sitôt que ces travaux préparatoires sont terminés ontdes formes variées. Autrefois on ne connaissait guèreque le plein-cintre, ou demi-circonférence à laquelle lesparois des piles sont tangentes ; mais ces ponts, quiexigeaient une grande élévation dans les arches, étaientd’un accès si difficile, qu’on dut songer à y substituerune courbe d'une moindre flèche : on imagina alors lesanses de panier \ ce ne fut que plus tard qu’on songeaà employer une courbe qui facilitât davantage encoreles abords et qu’on fît usage de l’arc de oercle. Nousallons donner seulement le tracé des arches sans en-trer dans les considérations théoriques par lesquelleson détermine leur épaisseur. Nous renvoyons pour celaau mot voûte, où ce sujet trouve naturellement saplace ; autrement nous serions forcés d’entrer dans desdétails qui sortent du cadre que nous nous sommesfixé..
Tracé des arches . Le tracé du plein-cintre est le plussimple de tous, c’est un demi-cercle dont le rayon estégal à la moitié de la largeur de l’arche. Le tracé del’arc de cercle dépend de lamontée ou flèche; elle doitêtre au moins de 1 /S de l’ou-verture; quand elle est moin-dre, il existe trop peu dedifférence entre l’intrados etl’extrados, et !a voûte n'estpas stable. L’ouverture n’qpas dépassé pour les ponts enpierre et en charpente 35 à36*. Pour tracer l’arc de cer-cle, connaissant la montée etl’ouverture de l’arche, rienn’est plus facile. On trace,flg. 2124, une ligne ac égaleà la demi-ouverture, puisune ligne b c perpendiculaire égale à la flèche quel’on veut adopter; c’cst sur. celte ligne que devra sc
trouver le centre. Pour le rayon bo delà courbe, onremarque que les deux triangles a bc, bdo sont semblablés, et que l’on a, en comparant les côtés, le rapport
bo Xbc = ( o b) X (y) on bo = . Or, ou
connaît a b et bc, et l’on a la valeur bo en fonction dedeux valeurs déternfînées.
Le tracé de l’anse de panier présente plus de diffi-cultés. En effet, cette courbe se compose d’une suited'arcs de cercle qui se raccordent, et il est très im-portant d’éviter les jarrets. Les courbes en ansesde panier sont à 3, 5, 7, 9,11, 13 et même 15centres, suivant la flèche que l’on adopte. Lors-que la montée est pins grande que le 4 /3 de l’ou-verture, on pent se servir du tracé à 3 centres,quand elle est plus petite, il faut absolumentavoir recours aux tracés à 5 ou 7 centres.
Pour le tracé à 3 centres (fig. 2425), on di-vise l’ouverture de l’arche en 2 parties égalesAR, AR’, on trace une demi circonférence surcette ligne, on y porte 3 divisions égales, onjoint ces divisions par les rayons RB, RB’ etTon trace les cordes AB, BH, HB’, BA’,on prend sur la ligne RH nne distance R hégale à la montéç de la courbe en anse de panier ; parle point h, on mène une parallèle à BÀ : cette Hgne
rencontre la corde A B en un point b par b; on mèneune parallèle à BR qui coupe RH en un point r 8 , qui
\ SC'
2426.
est un des centres; les points de rencontre r 1 , r*, sontégalement des centres.
L’anse de panier à 5 centres, 6g. 2426, qui est la