PONTS
plus usitée après celle à 3 centres, se trace d’une manièreanalogue. On partage la demi-circonférence en 5 partieségales, on joint les différents points par les cordes AB,
B C, G H, on mène les rayons à chacun de ces points ;par le point h, on mène une parallèle à CH, on traceune parallèle au rayon CR, et on a un centre afi ; on enfait autant pour les autres ce qui donne les 5 centresqui servent à tracer les arcs de cétcle dont se composela courbe en anse de panier. Telles sont les diversesformes que l’on donne aux arches de pont. Il nous restemaintenant pour compléter ces généralités à parler desouvrages accessoires, tels que tympans, corniches, etc...
Tympans^ corniche*. Les tympans dans les pontstorment la partie comprise entre la retombée des deuxarches, immédiatement au-dessus des piles; ils sont,dans les ponts en pierre, quelquefois cordés circulaire-ment de manière à permettre aux eaux de s'écoulerdans les grandes crues ; mais cette disposition n'est pasbonne, elle ajoute peu au débouché, ôte d’ailleursde La solidité k l’ouvrage, et est du reste très rare-ment employée. Dans les ponts, soit en charpente, soiten métal, ils doivent être également en maçonnerie afind’éviter que les vibrations ne se transmettent dans toutela longueur du pont ; du restenous reviendrons plus tard surce sujet. Les tympans sont cou-ronnés supérieurement par unbandeau, ou une corniche, dontla forme varie suivant le goût duConstructeur ; cet ornement rè-gne dans toute la longueur dupont, et sert de base au garde-corps ou parapet. Ce parapet estlui-même en maçonnerie, si lepont est construit en pierre, eten fer ou en foute, s’il est con-struit eu métal ou en bois ; dansle cas où l’on emploie le fer oula fonte,* il faut avoir soin de nepas fixer la main-courante à de-meure. Dans les dés en pierre, on doit toujours laisserdu jeu afin que la dilatation puisse s’opérer librement.Quant au tablier il varie suivant la nature du pont,aussi nous n’en parlerons pas quant à présent, nousnous bornerons à dire que l’accès en doit être facile, etque, par conséquent, la voie sur les culées doit être pluslarge que sur le pont. Après avoir décrit d’une manièregénérale les travaux nécessaires à la construction desponts, il nous reste à parler de chaque espèce eu parti-culier et des ouvrages qui s’y rattachent.
Passerelle*. Les passerelles servent au passage despiétons. Comme la charge qu’elles ont à supporter estbeaucoup moins considérable que dans les ponts ordi-naires, elles doivent avoir le caractère de la légèreté.Quand l’ouverture sur laquelle elles sont établies n’estpas trop considérable, on se sert du bois, de la fonte oude fer pour soutenir les arches ; quand, au contraire,elle atteint la largeur d’un fleuve ou d’une vallée, on em-ploie presque exclusivement la suspension, soit au moyende câbles, soit au moyeu de chaînes, parce qu’alors onn’a plus besoin de points d'appui aussi nombreux etqu’on réalise une grande économie. Les passerelles enbois consistent généralement en une longue pièce decharpente horizontale, renforcée par une sous-pente,qni est elle-même soutenue par deux pièces inclinées à45° environ, servant à reporter la pression sur les cu-lées qui sont toujours en maçonnerie dans ce cas. Il esttrès important, en raison de la poussée qui s’exerce surces pièces, que les bois ne puissent se pénétrer ni sepourrir ; on parvient à ce résultat en se servant de cha-peaux en foute qui ont pour effet également de relier lalonguerine avec les jambes de force, il suffit même d’in-terposer une feuille de métal entre les dcix pièces.
Une autre précantion importante est la liaison parfaitedes moïses horizontales superposées, on y arrive en ména-geant dans chacune d’elles des entailles disposées de tellesorte, que les redents de l’une viennent s’ajuster dansles vides de l’autre. Les garde-corps sont tantôt en fer,tantôt en charpente. Quand on emploie la charpente, onpeut la faire servir à la solidité de l'ouvrage, en pla-çant les pièces de telle sorte qu’elles viennent buterl’une contre l’autre et former arbalétrier. On soulageainsi la pièce principale, et l’on peut éviter une partiedes moyens de consolidation dont nous venons deparler.
Au lieu d’employer le bois à la construction despasserelles on peut se servir du fer ou de la fonte, quandces matières premières ne sont pas à un haut prix, etque l’on cherche à donner de l’élégance à % l'ouvrage;on adopte alors l’arc de cercle ou toute autre courbe quiflatte l'œil. L’établissement de ces arches rentre dansla construction des ponts ordinaires en métal. Nous nousbornerons à donner ici (fig. 2427) le dessin de la pas-serelle établie sur le canal Saint-Martin, près la Bastille,comme exemple très convenable. Quant aux passerellesà grande portée servant à franchir des cours d’eau con-
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sidérables, elles rentrent dans la série des ponts suspendus, et nous renvoyons à cet article.
Ponceaux. Les ponceaux se construisent en char-pente, en maçonnerie, et quelquefois en métal. Dansles ponceaux en charpente, le tablier qui supporte laroute se compose de poutres transversales reposant surdes culées, et de madriers placés dans le sens perpendi-culaire ayant une épaisseur suffisante pour soutenir lesterres. Les culéeB sont en charpente ou en maçonuerie.Si on emploie la charpente on donne un débouché plusconsidérable que dans les cas ordinaires afin d’éviterles affouillements ; il est aussi convenable de relier lespièces qui supportent la poussée des terres par desliemes fixées à d’autres pièces dans la culée ; si c’est )amaçonnerie ou établit les pieds-droits en moellons avecchaînes en pierre de taille aux angles, et l’on fait passerle chemin sur un tablier en charpente. Dans quelquescirconstances, au lieu de soutenir la route uu moyende pièces en bois, on peut se servir avec succès de pou-tres eu fonte auxquelles on donne la forme de solidesd’égale résistance. On n’a plus à craindre la pourritureengendrée par l’humidité et l'entretien coûteux qui enest la conséquence. On trouve quelques exemples decette disposition sur le chemin de fer du Nord . Le plussouvent cependant les ponceaux s’exécutent entière-ment en maçonnerie : ils se composent dans ce cas dedeux culées ayant 4“ à 4",30 d'épaisseur suivant lanature du terrain ; et d’une voûte en plein cintre ayanteuviron 0",40 à 0*,50 à la clef; ils sont égalementavec ou sans radier. Quand on n’établit pas les fonda-tions sur un radier général, on enfonce une rangée depalplanches sur chaque rive du cours d’eau, on draguederrière et l’on établit un lit de béton d’environ 0*,80