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POTASSIMËTRIE.

POTASSIUM.

laquelle on a versé du mercure et on le délaie dans 5 à6 parties d’eau pure; d’un autre côté on met dans unecornue de grès un mélange de 4 partie 2/3 de sable finpur, 4 p. 4/4 de chaux fluatée et 3 p. d’acide sulfuriqueconcentré ; on adapte au col de la cornue un tube de déga-gement dont l’autre extrémité vient déboucher sous lemercure placé dans l’éprouvette; on chauffe alors la cor-nue, il se dégagedel’acidehydrofiuosiliciquequi traversele mercure, vient réagir sur le perchlorate de potasse,forme du fiuosilicate de potasse gélatineux, insoluble, etmet l’acide perchlorique en liberté j la réaction achevée,on jette le magma produit sur un carrelet de toile, on lelave à l’eau distillée, et on sature les eaux de lavagepar du carbonate de soude cristallisé ; on filtre, onconcentre la liqueur, au bain de sable, jusqu’à consi-stance sirupeuse, puis on l’étend de son poids environd’alcool à 37*, on chauffe légèrement et on filtre. Enévaporant avec précaution la solution alcoolique de per-chlorate de soude ainsi obtenue, elle fournit des cris-taux blancs aciculaires, avec lesquels on prépare,comme nous le verrons plus loin, la liqueur d’épreuvetitrée.

Passons maintenant à la description de l’instrumentauquel M. O. Henry a donné le nom de potassimètre etqui est représenté dans la fig. 2154

A B est un tube de verre d’unelongueur de 60 centimètres envi-ron, et d’un diamètre de 4 milli-mètres à peu près. En A se trouveun entonnoir de verre soudé, eten B un petit robinet en cuivreterminé par nn tube capillaire.

Ce robinet s'ajuste au tube parun bouchon et aveo de la cire àcacheter. Le tube A B est fixépar deux crochets au long d’uneéchelle inscrite sur une planche,et cette échelle est divisée en400 parties égales. Le tout estsupporté par un pied qui permetde placer le tube A B au-dessusdu vase M contenant le sel depotasse à essayer. Dans l’étenduecomprise dans le tube A B, àpartir du 4* r au 400“* degré in-clus (X à Z), on a une liqueurde perchlorate sodique titrée,représentant par chaque degré4/400** de carbonate potassiquepur (4 ).

Indiquons maintenant com-ment on opère l’essai potassimé-trique : On prend en plusieurspoints du baril de potasse à es-sayer divers échantillons, repré-sentant 250 ou 300 grammes ; onles mélange ensuite et on les ré-duit eu une poudre fine aussipromptement que possible. On

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prélève sur cette poudre 50 grammes que l’on traiteà froid par 400 grammes d’eau distillée, on filtre avecsoin, et la solution est introduite dans une petite éprou-vette graduée en 50 parties égales.

4 Ce titre s’obtient aisément; pour cela on fait écoulerlentement la quantité d’alcool à 37» contenue dans l'espacedu tube A B compris entre O et 400 degrés, on en prend desuite le poids exactement. On pèse alors 40 ou 400 fois lamême quantité d'alcool à 37° dans un flacon à l’émeri, et onj ajoute 40 fois ou 400 fois Ogr ,884 de perchlorate de soudesec , le mélange est la liqueur d’épreuve titrée , renfermantdans l'étendue des 400 degrés du tube Ogr.,884 de perchlo-rate de soude sec , qui repondent à 4 gr. de carbonate depotasse pur.

4° On prend d’abord, au moyen d’une pipette gra-duée, 4 0 mesures de cette solution représentant 5 gram-mes de la potasse à essayer que l’on soumet à part àl’essai alc&Umétrique, en se conformant en tons points àce que nous avons dit à l’article Xlcalimétrie ; puisou note le degré alcalimétrique obtenu ;

2° D’autre part on prend 4 mesure de liquide ci-dessus, représentant 4 gramme de la potasse à essayer;on sature à l’aide de l’acide acétique en léger excès, onfait évaporer pres^u’à siccité et on traite le résidu àl’aide de l’alcool à 37°, froid ; on filtre sans rien perdit;les sulfates, et chlorures et silicates alcalins restent surle filtre. C’est dans ce liquide, représentant en acétatele carbonate de potasse et même celui de soude de la po-tasse à examiner, qu’on ajoute goutte à goutte la solutiontitrée de perchlorate de soude, tant qu'on aperçoit unprécipité, et en l'ajoutant fort lentement , lorsqu’on ap-proche vers les 40 ou 50 mesures du tube A B.

Ce nombre indique pour 4 gramme de potasse exa-minée des centièmes de carbonate potassique pur.

Or, connaissant, d’une part, au moyen de l’mat al-caUmétrique, la quantité d’acide sulfurique que saturecette potasse, ou arrive aisément à déterminer la pro-portion des carbonates de potasse et de soùde mélangés.

En effet, 400 mesures de l’alcalimètre représentent :

Grammes.

Acide sulfurique à 66°.5,423

Acide sulfurique anhydre. . . . 4,429Qui équivalent : à carbonate de potasse

pur anhydre.7,60

— — à carbonate de soude

pur auhydre.5,74

On a déterminé de l’antre part, au moyen du potas-simètre, la proportion réelle de carbonate de potasse dela potasse essayée, sur 4 00 parties.

Voyant ce que cette proportion doit prendre d’acidesulfurique réel, la différence de la quantité totale de cetacide employé dans l’épreuve alcalimétrique, pour 4 00de potasse, donnera de suite la quantité du carbonatede soude ajouté, et le double problème sera résolu, sa-voir : la détermination de la véritable valeur potassique,et celle de la proportion du carbonate de soude ajouté.

Donnons un exemple pour faciliter l’intelligence desfaits; soit :

4 00 grammes de potasse du commerce prise commeil a été dit, et donnant :

4° Par l’essai alcalimétrique; un nombre de degrésqui représente :

Grammes.

Acide sulfurique réel anhydre. . . . 38,9

2° Par l’essai au potassimètre un nombre de degrésreprésentant :

Carbonate de potasse pur.50

On aura 28,9 d’acide sulfurique anhydre pour les50 de carbonate de potasse pur.

La différence 4 0 d'acide représentera :

Carbonate de soude pur.43,3

POTASSIUM (angl. et franç. t ail. kalium ). Le po-tassium est un métal d’un blanc d’argent, découvertpar Davy dans la potasse ; son éclat, très vif, s’altèreimmédiatement au contact de l’air ; il est assez moupour être pétri entre les doigts ; sa densité, moindreque celle de l’eau, n’est que de 0,865 ; il fond à 58°,et se volatilise au-dessous du rouge, en donnant desvapeurs d’un beau vert, pourvu qu’il soit complètementà l’abri de l’air. Il est presque aussi inflammable quele phosphore, et il est prudent de ne pas le manier àl’air libre entre ses doigts pendant longtemps ; les brû-lures qu’il produit sont très graves, parce qu’à la tem-pérature élevée qui se développe vient se joindre l’ac-tion de la potasse qui se forme et qui corrode lesmatières animales ayec d’autant plus de force qu’elle

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