TOTASSIUM.
POTERIE.
est anhydre. Lorsqu’on jette un globule de potassiumdans un vase renfermant de Peau, il prend à la surfacede l'eau un mouvement giratoire très rapide, et la dé-compose en formant de la potasse qui se dissout ; laréaction est tellement énergique que l’bydrogène del’eau décomposée s’enflamme au fur et à mesure qu’ilest mis en liberté ; au moment où la combustion s’a-chève, le fragment de potasse qui reste éclate et pour-rait donner lieu à des accidents si on n’avait soin d’o-pérer dans un vase rempli d’eau au tiers au plus. Onne peut conserver le potassium que sous de l’huile deifaphte bien desséchée.
Pour obtenir le potassium, on réduit la potasse, àune chaleur blanche , par le fer ou le charbon. Ordi-nairement on emploie ce dernier procédé ; on prépareun mélange intime de carbonate de potasse et de char-bon, en calcinant de la crème de tartre (bi-tartrate depotasse) dans un creuset couvert, et on rend le mélangeplus poreux en y ajoutant 1/40 de son poids de char-bon grossièrement pulvérisé. On traite alors ce mélangedans l’appareil suivant, qui est dû à Brunner , et qui secompose (fig. 2152) d’une bouteille en fer B (on prendordinairement une de ces bouteilles dans lesquelles lemercure nous arrive d’Espagne ) dans laquelle on intro-duit le mélange précédent ; on la place ensuite horizon-
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talement dans un fourneau,en la supportant en arrièrepar un petit mur en bri-ques B. Dans le col de labouteille, qui est taraudé àvis, on visse un bout de ca-non de fusil fileté C, quel’on fait aussi court que pos-sible. On commence alorsà chauffer graduellement labouteille ; toute l’humiditése dégage, la masse rougit,«t aussitôt que l’on voit sedégager des vapeurs vertesqui s’enflamment spontané-ment, ce qui annonce quela réduction commence, onadapte au tube C, le ré-cipient daDE, qui est re-présenté en coupe et surune plus grande échelle fi-gure 2453. Il est en cuivremince laminé et composé dedeux parties ; la partie supé-
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rieure est une boîte rectangulaire, ouverte au fond, ayant©aviron Q*;25 de .haut et 0“, 12 à 0*,4 5 de long sur 0“,Q5
de large, et divisée en deux compartiments égaux, surles deux tiers de sa hauteur, par une cloison bb ; elleentre exactement dans une boîte inférieure E, remplied’huile de naphte bien desséchée, et placée dans unvase réfrigérant F. A la partie supérieure de la boîte D,sont soudés deux tubes diamétralement opposés ; l’un d freçoit l’extrémité du tube C, et on garnit avec soin lajointure avec du lut; l’autre a, porte un bouchon quetraverse une tige de fer e qui sert à dégager le tube C età prévenir les engorgements qui pourraient s’y former.En c, on adapte un tube recourbé en verre dont l’autreextrémité plonge dans une cuvette remplie d’huile deDaphte, et qui sert de tube de sûreté, en fixant la ten-sion maximum que les gaz peuvent acquérir dans lecondenseur D. Il faut avoir bien soin de ne pas laissers’engorger le tube C, ce qui donnerait lieu à de gra-ves accidents. La préparation du potassium est du resteune des préparations les plus délicates de nos labora-toires et ne doit être faite que par des personnes ayantune certaine habitude des manipulations chimiques.Comme la température à laquelle on doit chauffer lesbouteilles de fer doit être aussi élevée que possible, oules recouvre d’un lut d’argile pour les préserver del’oxydation. On purifie le potassium, obtenu comme ilvient d’être dit, en le fondant sous l’huile de naphte etmême quelquefois en le distillant dans une cornue enfer.
La grande affinité du potassium pour l’oxygène, lephosphore, etc., le fait fréquemment employer dans leslaboratoires de,chimie.
POTÉE D’ÉTAIN . La potée d’étaïn est un mé-lange d’oxydes de plomb et d’étain, obtenu en calcinantun alliage de ces deux métaux en proportions variables ;le plomb et l’étain séparés ne s’oxydent que lentementau rouge, tandis que leurs alliages s’oxydent très rapi-dement dans les mêmes circonstances ; ainsi, parexemple, l’alliage qui renferme 3 parties de plomb et4 p. d’étain, s’enflamme lorsqu’on le chauffe au rougesombre et continue ensuite àbrûler de lui-même. L’oxy-dation terminée, on broie la potée et on Fobtient par lé-vigation au degré de finesse voulue. Suivant la propor-tion relative du plomb et de l’étain, on obtient unepotée dont la couleur peut présenter toutes les nuancesdu gris au jaune rougeâtre. On s’en sert pour polir lesverres, les glaces, etc., ainsi que pour préparer lesémaux.
POTERIE (angl. pottery , ail. tœpferei). La fabri-cation des poteries est une des industries les plus an-ciennement connues, mais ses progrès les plus impor-tants ne datent que de quelques siècles, et sont dus auxBernard de Palissy , aux Wedgwood, auxBœttger, etc.Elle sc divise actuellement en un nombre considérablede branches d’après la nature des poteries produites ;nous les passerons successivement en revue avec tousles détails que le cadre de ce dictionnaire nous permettrade donner, en rappelant, à ceux de nos lecteurs qui dé-sireraient acquérir une connaissance plus approfondiede l’art céramique, que le savant M. Alexandre Bron-gniartf qui a dirigé avec tant d’habileté la Manufactureroyale de porcelaine de Sèvres , pendant plus de quaranteans, vient de publier sur ce sujet un traité ex profeuo,qui doit servir de modèle à tous ceux qui entreprennentla description complète d'une branche d’industrie quel-conque, et qui, nous nous faisons un devoir de le re-connaître, nous a été du plus grand secours pour la ré-daction de cet article.
Avant d’entrer dans les détails de fabrication propresà chaque espèce de poteries, il est indispensable deparler d’une manière générale des éléments qui entrentdans la composition des pâtes et glnçures eëramicyies,ainsi que des procédés de préparation et de façonnage[ de ces pâtes, communs à tout ou partie des diverses| branches de fabrication.