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POULIES.

PRESSE.

tour d’un axe horizontal I, et est équilibré par un contrenoids M ? on le fait tourner en agissant sur le levier L.Les outils se composent de deux rabots circulaires oufraises E, E, dont le corps est en laiton, et qui portentdeux échancrures dans lesquelles sont enchâssées lesciseaux en acier ; leur arbre F, qui reçoit son mouve-ment par une courroie sans fin, est porté sur un châssismobile autour de l’axe de rotation «, et que Ton soulève

à volonté à l’aide du levier f; les trois axes î, E et e sontparallèles. Les fraises étant animées d’un mouvement derotation très rapide, on creusera les raiuures en levantet baissant le levier L, de manière à ce que l’outilpuisse mordre successivement sur toute la longueur dela poulie ; une came g , fixée sur la pièce D et entraînéeavec elle, limite la descente d’un rouleau H placé surl’axe des fraises, et, suivant la forme de sa courbure,règle la profondeur variable des rainures sur toute lalougueur des poulies.

Les galets des poulies sont d’abord débités à la sciemécanique, agissant à travers fil, en rondelles d’épais-seur convenable. Ces rondelles e, sont ensuite fixéesd’une manière invariable sur un tour représenté fi-gure 2204, en les faisant buter d’une part contre un cy-lindre creux b, sur lequel est soudé un disque c, qui sertà le fixer contre la poupée B, et en les serrant par l’au-tre extrémité avec une vis de pression D, dont l’extré-mité'est en forme d’hémisphère concave. Sur le tubefixe 6 se trouve monté un mandrin en bois A, qui reçoitextérieurement une courroie sans fin, et dans lequel setrouve implantée une scie a, ayant la forme d’un cy-lindre tranchant sur l’une de ses bases, d’une hauteurau moins égale à l’épaisseur que doivent avoir les ga-lets e, et qui sert à les rendre cylindriques en les atta-quant dans le sens du fil du bois. Dans le tube b, passeh frottement doux une tige cylindrique qui porte un fo-ret, traverse les poupées B-et E et vient se terminer en * ;6ur cette tige est fixé le manchtfn F, qui reçoit unecourroie sans fin ; enfin, sur le tube b, et sur la tige duforet de l’autre côté de la poupée B, -se trouvent deuxcolliers mobiles rendus solidaires l’un de l’autre pardeux boulons d, qui traversent la poupée B. Lorsquel’on met en mouvement les deux courroies sans fin, enappuyant sur le manche h des leviers hB.k i, ^on faitavancer de droite à gauche le porte-foret, et en mêmetemps, par l’intermédiaire du manchon F et des deuxcolliers mobiles, le manchon  qui porte la scie cylin-drique o, de sorte que l’on tourne le galet en mêmetemps qu’on le perce suivant son axe.

Enfin, au moyen de machines analogues à celles queuous venons de décrire, on creuse la gorge des galets,

ainsi que des rainures annulaires latérales destinées àrecevoir des frettes en bronze coulé.

POURPRE DE CASSIUS. Voyez or et poteries(décoration des).

POUSSÉE DES TERRES. Voyez maçonnerie.

POUZZOLANE. Voyez mortier.

PRESSE. La presse est une machine d’un emploiextrêmement étendu, et dont le nom seul indique l*u-sage. Sous le rapport du mécanisme qui les met en jeu,on distingue les diverses espèces de presses suivantes :

4° Presse à levier. Ces presses sont .très simples, maiselles occupent beaucoup de place et sont peu usitées.On trouve encore cependant dans les campagnes un as»sez grand nombre de petits pressoirs à cidre et à vinconstruits d’après ce principe. La résistance s’y trouveplacée entre le point d’appui et celui d'application de lapuissance.

2° Presse à vis. Cette presse exige peu de place et estfréquemment employée. Le plateau mobile est ordinai-rement fixé à une vis normale à ce plateau, et qui passedans un écrou relié d’une manière invariable au plateaufixe, de sorte qu’en faisant tourner la vis elle fait mou-voir le plateau mobile dans un sens ou dans l’autre ;cette vis se termine par une partie cylindrique passantdans un collier fixé au plateau, de telle sorte qu’elle luiimprime seulement un mouvement rectiligne. C’estainsi que sont construits beaucoup de pressoirs. Quel-quefois la vis est invariablement fixée au plateau, etc’est l’écrou qui est mobile et peut tourner sur lui-même ;il vient alors buter contre un obstacle fixe, et par suite,en tournant, force la yis à avancer avec le plateauqu’elle porte. Dans quelques cas, comme dans lespresses de relieur , au lieu d’une vis la presse en a deux.Les vis ou les écrous mobiles, dans les fortes presse?,sont souvent armées de volants et se manœuvrent àl’aide de longs leviers.

3° Presse à cylindres. Ces presses sont plus connuessous le nom de laminoirs, de calandres, etc., suivantl’usage auquel elles sont destinées. Au lieu de compri-mer à la fois toute la matière soumise à leur actioncomme les autres presses, elle n’agit que successive-ment sur chacune de ses parties, et peut par conséquentproduire un effort bien plus considérable. Aussi ce genrede presse est-il particulièrement réservé pour les cas oùla compression exige une puissance énorme, comme lelaminage des métaux, etc. On les emploie aussi dans; certains cas spéciaux pour exercer de très faibles ef-forts : telles sont les presses lithographiques et typogra-phiques .

4° Presse à excentrique. Ce genre de presse est peuusité ; il se compose d’un arbre moteur animé d’unmouvement de rotation continu très lent, et communi-quant son mouvement, par le moyen d’un engrenage, àun autre arbre parallèle. Ces deux arbres portent enoutre deux excentriques agissant sur chacun des pla-teaux de la presse, qui, dans ce cas, sont tous deux mo-biles et dirigés par un système de guides appropriés.

5° Presse à coins. Cette presse est très employée pourl’extraction des huiles de grains, surtout dans les dé-partements du nord de la France . Nous avons décritavec détail les principales presses de cette espèce àLartiole huiles, ce qui nous dispense de nous y arrêterici.

6° Presse à maquer. On donne go nom à une espèce decisaille dont les mâchoires tranchantes sont remplacéespar des faces planes, destinées particulièrement à com-primer et à ébaucher les loupes ou balles de fer à leursortie des fonrs à puddler. Elles sont mues, de mêmeque les cisailles, soit par des excentriques, soit aumoyen de bielles menées par des manivelles.

7° Presse hydraulique . Cette presse est fondée sur lapropriété que possèdent les liquides de transmettre éga-lement, et dans tous les sens, les pressions qu’ils reçoi-