PRESSE.
PROJECTILES.
vent ; le plateau mobile de la presse est porté par ungros piston plein et cylindrique qui passe dans une boiteà étoupes, ou plutôt à cuir embouti, placée à l’une desextrémités du corps de pompe, disposition que nousavons déjà indiquée en parlant de la pompe à pistonplongeur (voyez pompe). Ce premier corps de pompecommuniqu*avec un second corps de pompe d’un dia-mètre beaucoup plus faible, dans lequel se meut unepompe aspirante et foulante qui refoule de l’eau dans lepremier corps de pompe. Si, par exemple, le diamètredu grand piston est dix fois celui de la pompe foulante,la surface sera cent fois plus considérable ; si, en outre,le levier qui sert à manœuvrer la pompe foulante a sonpoint d’appui disposé de manière à décupler l’effort, cequi a ordinairement lieu ; comme un homme peut exer-cer sur l’extrémité du levier un effort de 30 kilogr., ceteffort correspondra à 30 X 4 0 — 300 kilogr. sur le pis-ton de la pompe foulante et à 300X 4 00^:30,000 kilogr.sur le piston qui porte le plateau mobile de la presse.Cet exemple indique suffisamment le parti avantageuxque l’on peut tirer de la presse hydraulique dans unefoule de circonstances.
Les fig- 2205 et 2206représentent la disposi-tion de la presse hydrau-lique le plus généralement employée : le bâtide la presse se composed’un socle en fonte in-férieur a, et d’un cha-peau b, parallèle au pre-mier, et également enfonte, servant de plateaufixe ; ces deux pièces sontrenforcées par des ner-vures diagonales, et so-lidement reliées entre el-les par quatre forts mon-tants verticaux c,c, aveclesquels ils sont assem-blés parles clavettes e , e;ils servent à guider le pla-teau mobile h; ce dernierest fixé sur un pistonplein en fonte g y qui passedans une boite à cuir embouti placée à la partie su-périeure du corps de pompe en fonte f f ; celui-ci com-munique par le tuyau u avec la pompe de pression ; k k,est le support où se trouve le point de rotation du levierl de cette pompe et le collet ou guide de son piston ; t est
plongeur passant à travers une boîte à cuir embouti q ,r, soupape de retenue, empêchant l’eau de repasser ducorps de pompe f dans celui m; $, soupape de sûretéchargée d’un poids, comme l’indique la fig. 2206; t(fig. 2205 et 2207), vis ou robinet pour décharger l’eau,quand l’on veut desserrer la presse. Le piston de lapompe foulante est ordinairement formé de deux pistonsconcentriques, dont l’extérieur peut être à volonté soitfixé à l’autre, et alors entraîné dans son mouvement,soit fixé au corps de pompe et alors invariable. On sosert alors de la première disposition au commencementde la pression, et à la fin de la seconde disposition, quipermet d’augmenter de beaucoup l’effort en réduisant lasection de la pompe foulante.
PROJECTILES. Dans les articles AFFÛT , BOUCHESa feu, poudre a Canon, nous avons traité les sujetsqui, avec l’objet de cet article, forment l’ensemble quiconstitue l'artillerie^ que nous avons définie l'appltca-Iton de Vindustrie à l'art de la guerre.
L’effet des projectiles est en raison : 4° De leur den-sité. La quantité de mouvement que possède un pro-jectile est en proportion de sa masse. Le plomb, métal
2207.
2208.
1* bâche d’eau alimentaire. Les fig. 2207 et 2208 don-nent sur une pins grande échelle les détails de la pompefoulante : le corps de pompe m est en bronze ; n, tuyaud aspiration qui porte la soupape d’aspiration; p, piston
qui satisfait parfaitement à cette condition, est seul em-ployé pour les balles de fusil de munition et de fusil derempart ;— 2° De leur dureté. Le plomb est d’une duretéinsuffisante quand il s’agit de détruire des obstacles ré-sistants, comme les remparts avec l’artillerie de siège.Dans ce cas, il s’aplatirait contre les murailles au lieud’y pénétrer. Mais la densité de la fonte n’étant que7,80, tandis que celle du plomb est de 41,80, les por-tées sont proportionnellement moindres ; — 3 U De leurforme. Tous les projectiles de l’artillerie sont de formesphérique, dont les dimensions peuvent par suite êtrefacilement vérifiées, et qui peuvent se présenter dansl’âme de l’arme dans toutes les positions.
Il semble, à priori, qn’il y aurait avantage à em-ployer des solides de moindre résistance, de forme ana-logue, par exemple, à celle qu’on a donnée aux navires semouvant dans les liquides. Mais la résistance d’un sem-blable projectile> comparée à celle que rencontre celui*de forme sphérique de même masse, n’est moindre quedans le sens de l’axe ; elle est beaucoup plus grandedans l’autre sens. Or, l’impulsion n’ayant jamais lieuexactement sur le centre de figure par l’effet du vent dol’arme, des battements qui en résultent, il en résultenécessairement un mouvement de rotation qui rend lesrésistances et les déviations des projectiles allongés plusconsidérables que celles des projectiles sphériques. Il nepeut en être autrement que pour des projectiles qui rem-plissent exactement l’arme, tels que les battu forcées.